“Je ne voulais aucune production traditionnelle“

Posted on 1 juillet 2009

Que serait le monde de design sans Pierre Paulin. Aujourd’hui, beaucoup de ses projets sont déjà les icônes classiques, pourtant lui-même a regardé sa propre production comme marginale.

Pierre Paulin est mort à l’âge de 81 ans à Montpellier, le 13 juin 2009, mais, ses visions restent vivantes. Expérimentation et curiosité sont son écriture, des espaces pour Georges Pompidou au palais de l’Élysée ou aux lignes agitées de la chaise “Flower“ de Polycarbonate transparent présentée en 2009 à Milan. “C’est ma conviction professionnelle que je ne voulais aucune production traditionnelle“. Avec élan, Pierre Paulin a sondé les frontières du réalisable et avec cela a mis en scène les mondes utopiques, mais pourtant orientés vers l’utilisateur, vers son quotidien. “Ses vêtements pour le meuble“, taillés comme un maillot de bain, en fait, des années soixante, la star incontestée du meuble moderne. L’humour est aux formes organiques du “Mushroom Pouffs“ (1963), “Little Tulip“ (1965) et le “Tongue“ (1967) s’inscrivent comme la traduction du Pop-art dans l’ameublement.

Psychédélique tendre et un haut confort de siège marquent ces ondes de siège avec les appointements textiles extensibles. Avec Pierre Paulin, les huîtres monstrueuses et les champignons de géant, les tulipes et les boutons ont fait l’entrée dans la zone résidentielle. En formes coulantes, les meubles de Paulin se blottissent autour du corps, le flattent et exigent une position de siège aussi légère comme négligente. Élu au salon du Meuble à Paris designer de l’année Paulin a fait du design un art, tout en disant “je suis surpris par tant de distinction honorifique“.

Car depuis 87, Pierre Paulin vivait et travaillait dans les montagnes des Cévennes françaises de sud – là où les ours vivent.

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