un système indo-oriental

Posted on 1 octobre 2009

Indiscutablement, la couleur a un fondement culturel. Chaque société, chaque époque crée une symbolique de la couleur. Témoin privilégié du passé, véritable “art de la mémoire“, la couleur peut mettre en évidence le jeu social ou religieux, les réalités de l’art, des techniques et de la vie quotidienne.

Dans le système élémentaire, il y a trois couleurs primaires : le bleu, le jaune, le rouge. Une fois associées, elles donnent trois couleurs complémentaires. Cette double triade est le fondement du référent quasi universel Pantone (cyan, jaune, magenta), auquel s’ajoute le noir. Voilà pour la technique qui représente une clé importante pour comprendre la couleur. Ce n’est pas la seule.

Les différents champs de couleurs n’ont pas de frontière stricte. Progressivement, le passage se fait de l’un à l’autre sur le cercle des tonalités ou sur l’axe de la clarté : la couleur n’existe pas en soi sans l’objet support. La lumière forme un continuum que l’on fragmente, de manière arbitraire et culturelle.

À ce champ lumineux, on attribue des noms spécifiques : bleu, rouge, vert, violet, etc.…, et voilà le chiffre 7, arbitraire et symbolique ! Les sept couleurs qui font encore autorité : le rouge, l’orangé, le jaune, le vert, le bleu, l’indigo, le violet. Pour autant, si l’Occident s’est d’abord basé sur le système newtonien de sept couleurs issues de l’arc-en-ciel, on va aujourd’hui vers un système indo-oriental qui serait composé de onze couleurs: le blanc, le gris, le noir, l’orange, le rouge, le rose, le bleu, le vert, le jaune, le brun et le violet. Le principe de l’articulation couleur-matière vient parfaire la compréhension de la couleur. La représentation proposée par Ostwald reste perfectible car elle n’intègre pas les couleurs métalliques, l’or étant matière.

/Par Frédéric Rossi-Liegibel /James Turell ® – Projection Work Munson, 1968 

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