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Bleu Yves Klein = IKB

Posted on 19 novembre 2009

Le nom d’Yves Klein évoque ses tableaux monochromes. Ces peintures procurent l’impression de plonger dans la couleur pure.

Yves Klein a lui-même associé son nom au bleu de ses tableaux en le baptisant du sigle IKB, International Klein Blue*.

Mais les monochromes bleus ne sont que la face la plus visible de son art, comme le dit Klein lui-même : “mes peintures ne sont que les cendres de mon art“. à partir de cette déclaration, on situe les Monochromes bleus dans un ensemble plus vaste, comme la première étape d’un travail qui prend appui sur le visible pour franchir le seuil de l’invisible. Couleur de la sensibilité, le bleu  sera relayée par l’or, matière de la transaction et puis par le rose figurant la chair. constituent le lien qui unit la chair et l’esprit et assure la transition de l’un à l’autre. L’interprétation de l’œuvre d’Yves Klein, centrée autour du bleu, est en partie due à la courte vie de l’artiste (1928-1962). C’est réaliser la fonction qu’Yves Klein assigne à la peinture : rendre l’espace sensible, qu’il les réduit en 1957 à la seule couleur bleue, le bleu étant la couleur du ciel. En 1959, il pose l’équivalence des trois couleurs, comme en témoigne une conférence qu’il donne à la Sorbonne : “Le bleu, l’or et le rose sont de même nature“. Ces trois couleurs évoquent la “trinité kleinienne“ : rassemblés en une œuvre, le bleu, l’or et le rose**

Mais, les Monochromes bleus sont imprégnés d’un quelque chose de plus que la matière tangible qui les transforme en œuvre d’art. Preuve en est lors de leur première présentation au public en janvier 1957, à la galerie Apollinaire de Milan, bien qu’identiques, les onze tableaux exposés ne sont pas appréciés de la même manière par le public : ils sont vendus à des prix différents. Klein en conclut que chaque tableau, en plus de sa réalité matérielle, est imprégné d’une qualité immatérielle qui le distingue des autres. Dès lors, Klein accordera à la matière des futurs IKB* un soin particulier, comme si elle conditionnait le pouvoir du tableau à capter ce qui le transformera en œuvre d’art.

*Autour de 1957, il élabore une matière épaisse avec des reliefs, notamment grâce à des éponges, qu’il étale au rouleau pour qu’aucune aspérité ne contrarie la couleur et invente une résine synthétique pour ses pigments outremer sans les ternir. C’est ce mélange qu’il baptise du nom de IKB, et qu’il fait enregistrer à l’Institut National de la Propriété industrielle, sous la forme d’une enveloppe Soleau. ** lire article or – Yves Klein / rose – Yves Klein

/Par Frédéric Rossi-Liegibel /crédits photo crdp-reunion/yves /klein/ E.Levasseur & M.A. Blanchon 

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