Le plaisir érotique de la dissimulation

Posted on 9 septembre 2010

Assez de ne pas pouvoir s’isoler, coincé au centre de la foule, de sentir des milliers d’yeux derrière nous, de s’asseoir au milieu d’un atrium énorme d’hôtel, de se sentir exposé, presque servi sur un plateau. En retour, marre d’entendre la conversation d’un appel téléphonique. Retrouvons le plaisir de notre petite cachette. Ce besoin d’intimité va de pair avec celui de sécurité et de protection ces dernières années, auquel de nombreux designers de meubles répondent, dans la conception des fauteuils, sofas, alcôves et des sphères depuis toujours – “Ardea“ de Carlo Mollino (1940 – Zanotta), “la Chaise Ballon »“ de Eero Aarnio (1966 – Adelta) – et aussi de nouveaux depuis quelques années, tel Jaime Hayon avec “Showtime“.

Dans tous les cas, tout se joue sur la dualité presque érotique de l’exposition à la dissimulation, en mêlant souvent avec insolence les styles et les fonctions. Nous arrivons à des créations hybrides, qui offrent un degré de protection et une chance de se concentrer, seul ou associé, offrant le confort particulier d’une cachette, comme le “Sofa Alcôve“ des frères Bouroullec.

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