mots

Posted on 28 octobre 2010

… seule la rose est assez fragile pour exprimer l’éternité un certain rose est moins une couleur qu’une respiration… Paul Claudel

subtil : cire

Une couleur fanée, accentuée par un glaçage de cire suggère par des éraflures et des boursouflures aussi bien une peau que les tensions d’un bois meurtri, d’origine fibreuse. Renvoi par sa couleur éteinte mais tendre aussi bien à l’enfance heureuse qu’à la mélancolie de l’âge qui avance.

adolescent : coquillages concassés et assemblés

Les compositions aléatoires des formes lumineuses, évoquent irrésistiblement la mer, l’érosion des rochers et des nacres et le soleil qui joue sur des surfaces encore vernissées accentue le contraste matière/couleur/structure. Ce rose émeut par sa fraîcheur, son invitation à la légèreté, au romantisme, au bonheur tranquille.

suggestif : ficelle

Un rose sec qui tend vers le saumon, accentué par un vernis non homogène, donne à cette compression indéfinissable (raphia, tresses coupées, papiers froissés et pliés, un sentiment de desséchement, d’étiolement, de silence. Évocation d’une transformation de la matière par recyclage, de récupération par l’art brut.

brillant : scotch

Des traces de rose clair, comme accidentelles, sur un matériau pâle et rugueux, jouent sur l’effet mouillé, voire huilé du support. La force de la couleur tient par son absence directe qu’accentuent les jeux d’ombre des plis.

passion : pétales

Ce camaïeu de roses imprime un rythme où le vent, le soleil, la chaleur, la violence d’un afflux sanguin s’expriment et la lumière née des couleurs éblouit. Ces pétales dégagent une force, une chaleur, une gaîté, un dynamisme qui évoquent la féminité.

choquant : pétales

Le traitement de la couleur, ses effets de transparence, de reflets nacrés apportent l’illusion d’un bijou ancien. La couleur, née de la transparence, évoque aussi bien un vitrail que la fragilité d’un instant.

/Par Frédéric Rossi-Liegibel

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