Le défi du “durable“

Posted on 18 novembre 2010

Du “berceau à la tombe“, voilà résumé le principe écologique, une référence à l’évaluation du cycle de vie d’un produit, qui est en fait plus linéaire que cyclique dans le développement. Deux approches : utiliser des matières qui suivent un cycle naturel ou en développer de nouvelles. L’intérêt de la seconde catégorie est qu’une fois développées elles restent la propriété du fabricant, qui utilise le retour de marchandises et recycle pour maintenir et entretenir le cycle technique. A cela s’ajoute aussi l’intérêt de faire progresser l’innovation.

Mais confronté aux limites techniques de leurs produits, de plus en plus d’industriels proposent un travail sur la durabilité du produit. Ces sociétés traditionnelles existantes depuis de nombreuses décennies (voire un siècle) ont fait leur révolution. Cette manière d’entrevoir la cause environnementale est pragmatique, car elle est aussi source d’économie et de révolution industrielle. L’idée : éliminer des substances environnementalement nuisibles, car en attente de trouver des matières alternatives, ces produits utilisent des produits chimiques, nocifs et nuisibles. Le  principe : concevoir une assistance totale, de la livraison du produit, à sa pose en passant par son retour. Le scénario : le produit est rendu contre une remise sur les achats futurs, il est recyclé professionnellement en conformité avec les directives européennes (en gros 30% des composants d’un nouveau produit).  Dorénavant un prix Green Good Design 2010 dans la catégorie “produits“ récompense les économies d’énergie, le recyclage et la durabilité. Cette année la collection Botanic de Bolon a reçu le Green Good Design 2010*. La collection Botanic contenant un nouveau plastifiant à base d’huiles végétales recyclées fait partie d’une initiative ambitieuse en faveur de l’environnement, Bolon Green, dont l’objectif est de proposer un produit respectueux de l’environnement et dont la fabrication est neutre en émission de gaz à effet de serre. Ce principe de responsabilisation bipartie (vendeur acheteur) est une révolution d’industrie : protéger l’existant et éviter les déchets par le recyclage et le cycle technique et naturel. C’est une transition graduelle. Alors pourquoi rien n’a été fait pendant des décennies ? Peut être que nous pouvons désormais, nous offrir le luxe de nous dire que la croissance infinie n’existe pas et qu’en Occident, le degré de saturation est considérable.

Ce qui est important à l’heure actuelle c’est faire un pas en arrière et essayer de penser aux ressources. Ces industriels de la filière design ont jetés la base pour assurer que la génération suivante ne sera pas confronté à un problème insoluble et prennent donc là le relais des politiciens… qui ne sont plus les seuls à mettre en œuvre une politique zéro impact environnemental à long terme.

*Ce prix fait partie de “The Good Design Award“, créé à Chicago en 1950 par Eero Saarinen, Charles et Ray Eames, et Edgar Kaufmann, Jr. pour promouvoir le design contemporain au grand public. C’est le plus ancien et l’un des plus prestigieux prix de design du monde.

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