La couleur en deux dimensions

Posted on 26 avril 2011

Le modèle RVB – la synthèse additive

Le modèle RVB (RGB en anglais) s’appuie sur le principe de la synthèse additive.

C’est par l’expression des valeurs de rouge, de vert et de bleu qu’est reconstituée une couleur. Ce modèle est celui utilisé pour l’affichage de couleurs sur un moniteur. Mais, si le modèle RVB est le plus simple pour parler couleurs avec un écran, c’est aussi l’un des moins évident humainement parlant, car nous sommes habitués à composer les couleurs en mélangeant les teintes. Aussi, il n’est pas très naturel de se dire qu’un jaune est obtenu avec du rouge et du vert…

Conçu et utilisé dans l’informatique et tous types d’éclairage

Il existe des alternatives au système RVB : le système TLS -“Teinte-Luminosité-Saturation“- (HLS en anglais), ainsi que le TSV. Dans ce dernier, la notion de “Valeur“ (V) correspond grosso modo à la luminosité. En informatique, contrairement aux nuanciers classiques, le but ici n’est pas de recenser un grand nombre de couleurs, mais principalement de simplifier la façon de les désigner, en les nommant. Le langage HTML donne à la base un nom à 16 couleurs. À cette liste de base, Netscape, la société éditrice du navigateur éponyme, a ajouté 124 nouvelles dénominations.

Le modèle CMJN – la synthèse soustractive

Le modèle CMJN (CMYK en anglais) a été conçu pour l’imprimerie. Il s’appuie sur le principe de la synthèse soustractive. Les pigments contenus dans une couleur renvoient vers notre œil la, ou les, couleurs primaires qui composent la nuance de cette dernière et absorbent toutes les autres. C’est-à-dire un système où le mélange de couleurs amène une résultante plus sombre (moins de lumière, donc “soustraction“ de lumière). Le système d’origine n’a que trois composantes (Cyan, Magenta et Jaune), qui théoriquement suffisent pour reproduire toutes les couleurs.

Théoriquement seulement, car obtenir un gris neutre ou un noir pur est mission impossible : il faudrait pour cela avoir des pigments parfaits pour les trois composantes, ce qui est infaisable, d’où l’ajout d’une quatrième couleur supplémentaire, qui permet de régler l’impression des gris et d’obtenir des noirs profonds. L’avantage d’un tel modèle est qu’il est plus fidèle à notre façon de percevoir le mélange des couleurs.

Conçu et utilisé pour l’imprimerie et par extension par tous les designers

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