or®cooperativedesign

couleur

Posted on 19 décembre 2011

Indiscutablement, la couleur a une composante magique.

Un autre grand principe de compréhension de la couleur justifie et alimente les créations actuelles : c’est l’inextricable enchevêtrement de la couleur et de la matière. Elles n’existent pas l’une sans l’autre mais l’une par l’autre. Pour les coloristes, le Pantonier n’a pas de sens, car ils sont dans la matière, et pas uniquement dans la couleur. La matière est la base des recherches, la couleur en est le résultat, un mélange de pigments, de composants, d’encres, de jus, de laques, de résines, d’interférents, de particules, d’agents texturants tout ce qui compose un support ou anime sa surface, lui donne du grain, de la texture.

Et dans ce jeu constant, les matières et couleurs s’affirment, se renforcent mutuellement jusqu’à transformer immanquablement le regard. Cette perception fine de  la couleur implique une part d’irrationnel. Cette recherche de la fameuse couleur inaccessible dont tout le monde rêve devient le moteur “des révolutions rapides et provoque de véritables coups d’état“. Pour les  industriels et les coloristes, c’est une quête personnelle, jamais assouvie, une espèce de quête du Graal.

Mais où est donc or… en Eldorado bien sûr ! Attention à la ruée vers l’or ! Ne succombez pas aux pommes d’or du jardin des Hespérides ! Les pragmatiques vous diront que ce n’étaient que des oranges. Couleur alchimique par prédestination, couleur à monnayer avec circonspection, couleur à manier avec précaution, couleur à n’utiliser qu’avec discrétion, sinon l’or vous taxera de mauvais goût. Noble, riche, pur, mat, satiné ou brillant, matière ou laqué, c’est l’œil qui dirige cette correction. Reflet dans un œil d’or, fard pailleté d’or, teint doré, c’est dans la parcimonie que réside son harmonie, l’or change en fonction de notre richesse. Et dans toutes ses “gold” déclinaisons que le golden boy se trahit. Or blanc, or jaune, or rose, or vert, or rouge…quel or choisir pour redorer un blason ?

“Pour couvrir ton corps d’or et de lumière…” Basses lumières, contraste léger, subtilité et couleur naturelle, l’or se rapproche du gris. Charge appuyée, surplus sublime, précieux, tout ce qui brille n’est pas or, mais sans lumière aucun or ne brillera. Et touches légères préfèreras. Vermeillé, ô merveille ! Damasquiné, enluminé, ou chryséléphantin.

“Pompes et circonstances” Le précieux or pare de tous les fastes du pouvoir. Il anoblit tout mais dissimule derrière une façade grandiloquente la réalité devenue invisible, tant son pouvoir hypnotique est grand. Son éclat aveugle. Le veau d‘or est-il toujours debout ?

articles en lien

ibooksmartphoneligne_viergezone2

Bookmark and Share

online-casino.blog.ca