Perfection et émotion

Posted on 21 septembre 2012

Guillaume Alan* s’inscrit dans la lignée des ensembliers qui créent en marge des designers. Spécificité française, ils proposent depuis des décennies des univers globaux qu’ils sont quelques fois difficiles de classer. Mais n’est ce pas une seconde spécificité si magistralement réussie par Rulmann, Sue et Mare et plus récemment Pinto, Garcia et Stark. Preuve en est Guillaume Alan adorerait partir d’un terrain nu, se servir de sa “technique, pour la mettre au service d’un effet poétique, sensible et sensitif, qu’il n’y a jamais de fin. Il n’y a pas de fin dans l’émotion“.

LONDRES ?

Je pense à l’architecture comme à un écrin épuré donnant naissance à des espaces calmes et sereins. Notre ouverture à Londres rencontre un très beau succès et les descriptions qui reviennent – et je pense qu’elles sont justes – font référence à de la poésie et à un luxe subtils. Londres est à la fois tellement proche de Paris et malgré tout tellement différente. C’est un véritable carrefour des civilisations passionnant. Ici, à destination privée ou public, chaque projet a été un laboratoire d’idées.

QU’AIMERIEZ-VOUS CONCEVOIR ?

Une bouteille de champagne… c’est en cours, mais ma finalité est de créer des espaces qui – définition paradoxale – ne soient pas des “décors“. Je ne travaille pas dans l’éphémère qui mène à une lassitude ou dans le but que de jolies photos. Je veux que la réalité de mon travail – lorsqu’on se trouve dans mon univers – dépasse la perfection d’une photo !

*Guillaume Alan vient d’ouvrir une adresse et son bureau d’études au cœur de Mayfair. Parents architectes, grand-mère antiquaire, pour faire partager sa vision des ensembles, il ouvre une adresse parisienne rue de Bourgogne, où il tisse une très étroite relation avec le monde de la mode.

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