Le meilleur est à venir

Posted on 17 décembre 2012

Stéphanie Marin édite, vit et travaille à Nice. Sa philosophie du design indépendant mêle savoir-faire artisanal, réflexion industrielle et recherche créative pour faire naître une production haut de gamme, où valeur ajoutée signifie innovation et qualité.

Elle joue avec le textile et ne cesse d’étonner sur la façon dont elle conçoit différents objets, pratiques, véritable jeu d’imagination, on reconnaît la signature de Stéphanie Marin grâce aux lignes douces, jamais agressives de ces œuvres. Elle dispose déjà d’un riche parcours mais également d’un avenir particulièrement prometteur.

DANS NOTRE MÉTIER, JUSQU’ OÙ DOIT POUSSER L’EXIGENCE DE PARITÉ* ?
Presque quarante années plus tard, c’est surtout la question de l’incompétence tolérée à des postes de responsabilité qui me soucie – c’est vraiment inquiétant !

La bonne nouvelle, c’est que du point de vue de l’égalité des chances pour les deux sexes il y a eu du changement. Probablement le meilleur est à venir. Je vis et exerce dans une partie du monde et de la société où le fléau le plus important n’est plus l’intolérance à la différence. J’ai conscience que ce n’est malheureusement pas acquis pour tous dans ce monde, moi, je ne me souviens pas d’avoir vécu de problème professionnel lié à une discrimination sexiste ou raciale. C’est assez important pour être diffusé !

Les femmes et les hommes peuvent envisager de se compléter pour affronter leurs problèmes ensemble, s’ils savent partager, cette dynamique sera très féconde.

PROBLÈME DE GENRE ?
Oui surtout quand il s’agit de porter des objets lourds – et dans les interviews, les hommes n’ont jamais à répondre de leur sexe – plus sérieusement chaque individu est unique et chacun de ses particularités, issues de parcours différents s’exprime à travers sa créativité, ce qui fait la richesse de notre discipline. Le design est amené à se développer dans tellement de mondes professionnels différents et sous des formes si variées qu’il est difficile de comparer, de généraliser.

Au final une chose me sépare des autres ! La barbe.

**nous avons posé une question pour réaction à tous les designer(e)s de cette série – Le 2 octobre 1974, lors d’un voyage au Canada, Gérard Pelletier demande à Françoise Giroud : Mais jusqu’où allez-vous pousser cette recherche, cette exigence de l’égalité, de la parité de la femme dans le système ? Françoise Giroud répond : Jusqu’à ce que des femmes incompétentes puissent occuper des postes de direction comme les hommes le font.

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