Garder à l’esprit la faisabilité

Posted on 6 février 2013

Le design est une discipline relativement jeune qui insiste sur ses origines et ses liens avec l’industrie, c’est aussi uns et des moyens de s’engager avec le monde artistique via la conception.

Mais, contrairement à l’art, le design n’est pas un singulier. Il existe des éditions limitées ou uniques , mais c’est souvent un processus coopératif impliquant la division du travail qui est en œuvre. On le voit, le design a toujours fait l’objet d’autoquestionnement et d’autoassurance. C’est une discipline qui a des normes contraignantes qui les rendent vulnérables à toutes sortes d’interprétations et des lectures. Deux raisons principales : la saturation et le besoin de valorisation. En utilisant les théories d’Abraham Maslow et sa hiérarchie des besoins, il semble que nous ne soyons pas loin d’un degré de saturation : il est moins une question de faim, que d’appétit. Nous vivons dans une société qui a tout, mais nous en sommes à critiquer les attitudes face à l’environnement ou nos habitudes de consommation. Ce dilemme est important surtout pour les jeunes créateurs engagés : pourquoi devrions-nous continuer à concevoir les choses dans un monde qui a déjà tout ? Car aujourd’hui, la rareté et les lacunes ne sont plus aussi visibles qu’à l’époque de Roger Tallon. Ces constatations sont liées à l’observation d’un changement profond en cours, à savoir l’interpénétration de l’espace public (sites Web, blogs, expositions, magazines, catalogues, etc.). Ce changement a ses bons côtés, mais cela donne lieu à une forme indirecte de discorde : je publie (j’édite) donc je suis.

Ce changement doit être compris comme un modèle de comportement et non comme une position coordonnée sur l’enseignement. Mais le fait est que les approches pédagogiques se déplacent de plus en plus loin du véritable noyau de notre profession, pour n’être liée qu’à son besoin de médiatisation, des projets et des étudiants.

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