S’ancrer entre productions individuelles et industrielles

Posted on 27 mars 2013

Compromis entre les productions individuelles et industrielles : l’artisanat est un mot magique qui déclenche des associations, des sons et des images. Certaines de ces pratiques existent  encore aujourd’hui, mais beaucoup, fondées sur les compétences manuelles et l’expertise, ont disparu ou ont été remplacées par des processus standardisés.

Ces dernières années, un nouvel élan est revenu entre artisanat et design, entre les productions individuelles et industrielles. Dans le secteur du design haut de gamme, où la production à grande échelle n’est pas la norme, où la main réalise, ce qu’aucune machine ne peut exécuter, un nombre croissant de petits labels occupe cette zone marginale entre l’artisanat et le design. Pourquoi ?

Une des explications avancée est que l’expertise d’un artisan, ancrée dans une réalité tangible, est un “mode de vie dans lequel la main et l’esprit, la technologie et la science, l’art et l’artisanat ne sont plus séparés les uns des autres“*. Le Paris Art et de Design (PAD) en est un exemple. Ici se tissent des dialogues inédits entre l’Art Moderne et le Design Historique et Contemporain, les Bijoux. Le trait d’union est la “façon“, la manière dont l’artisant s’empare (ou s’est emparé) du dessin du designer pour en faire un objet, magnifiant les aspirations esthétiques et plastiques de notre époque.

*Jean-Baptiste Fastrez présente des vases miniatures délicatement tournés et montés sur des demi-sphères en métal massif. Ce projet a été l’occasion de dresser un pont entre le savoir-faire traditionnel de Sèvres et des techniques plus contemporaines : les vases sont tournés à la main, les éléments de décors sont découpés au jet d’eau suivant des fichiers numériques. ou aussi toujours à Sèvres  “Un architecte dans l’atelier, Ettore Sottsass“.

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