Un homme heureux

Posted on 10 juin 2013

Patrick le Quément s’est remis à dessiner pour répondre à cette “angoisse du néant, après avoir passé 42 ans dans le design automobile“. Encouragé par un ami, journaliste, qui connaissait son travail de l’époque où il était un jeune designer chez Ford, il accepte un défi : réapprendre à dessiner ! “J’aimais tant le dessin, et si je l’ai abandonné, petit à petit, en gravissant les marches du management, c’est surtout pour ne pas répéter ce que j’avais si souvent vu dans le passé, un design manager qui n’arrive pas à passer la main, et qui se met en concurrence avec sa propre équipe“. Sollicité par un magazine pour participer à un article qui avait pour thème : “Les objets iconiques des designers“, il se lance et illustre un couteau Laguiole.

ET MAINTENANT ?
Grâce au dessin, j’ai accepté mon premier projet de design naval, un catamaran de 59 pieds, l’Outremer 5X, réalisé avec l’équipe d’architectes navals VPLP, dirigée par Marc Van Petegem. Et puis j’ai eu une nouvelle offre, cette fois-ci de participer au design d’un trawler, le Garcia GT54 – projets couronnés des titres de Bateaux Européens de l’Année 2013. J’ai enchaîné directement avec deux autres catamarans pour Lagoon, là aussi avec VPLP, et à présent je travaille sur quatre projets différents, le dernier en date étant mon quatorzième bateau depuis que j’ai quitté Renault fin 2009. Tout ça grâce au défi que m’a lancé mon ami Robert Cumberford, et grâce à la chance qui fait que je suis connu sous l’appellation de “Luckyman“… qui vient d’une prononciation très British de le Quément.

QUEL MESSAGE VOULEZ VOUS FAIRE PASSER ?
Victor Papaneck parlait de “design pour tous“. Le designer, par son empathie, doit envisager un “design pour tous et avec tous“. Le designer est au service de l’Homme et des usages. Il partage sa créativité avec d’autres acteurs comme les ingénieurs, les marketeurs, les sociologues, les architectes… Au cœur de ces process d’innovation le designer utilise un outil fantastique : le dessin. Le dessin comme capacité à représenter et à donner naissance à la forme, le dessin comme capacité à dialoguer collectivement, le dessin comme capacité à communiquer les connaissances et la complexité d’un sujet. C’est pourquoi je me suis associé à la création de “The Sustainable Design School“* qui offre pour moi à ses futurs étudiants l’opportunité d’être les acteurs de “l’innovation verte“.**

*The SDS a fait un choix d’implantation au cœur de l’éco-vallée de Nice. L’école, installée au CEEI (Centre européen d’entreprises innovantes), est au milieu d’acteurs importants dans ces domaines : l’IMREDD, Institut méditerranéen du risque de l’environnement et du développement durable – 30 start-up développant des produits et des services dans le développement durable – sept pôles de compétitivité : Pôle Mer PACA, Cap Energies, Pôle Solutions communicantes Sécurisées, Pôle Pegase – de grandes entreprises, acteurs de l’innovation durable : Schneider Electric, Toyota, EDF, Veolia, Malongo, Vibrac – Altern Business School, une école supérieure de l’entrepreneuriat innovant. **D’après l’OCDE l’économie verte va créer 15 à 60 millions d’emplois supplémentaires dans le monde. Les seules énergies renouvelables vont créer 5 millions d’emplois en Europe d’ici à 2020. /image – Outremer 5X ®VPLP

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