Une dialectique entre mobilier et aménagement

Posted on 22 avril 2014

Fondée en 1968 par la famille Astori, Driade est une marque historique du “made in Italy“. Son histoire est une multitude d’histoires. “Je me considère comme quelqu’un d’éclectique dans la mesure où je me retrouve autant dans le minimalisme le plus extrême que dans le baroque le plus élaboré“ – dira son fondateur Enrico Astori
Dorénavant son histoire évolue*, mais à la base Driade c’est une passion cultivée au sein d’un petit groupe familial, où tous les membres ont contribué au développement de la société :
Dès le départ, Adelaide Acerbi développe la communication au travers du graphisme, de la direction artistique et du merchandising. Elle accompagne toutes les métamorphoses de l’entreprise, de la rigueur minimaliste des années soixante-dix à la complexité éclectique de ces dernières années. En support, les grands noms de la photographie italienne – Ugo Mulas, Aldo Ballo et Gabriele Basilico – ont contribué à façonner une identité qui deviendra une sorte de signe particulier et vaudra à Driade le Compaso d’Oro en 1981. Antonia Astori – designer et architecte – pour Driade conçoit des meubles qui reposent sur un système de matrices : Oikos s’accompagne de Kaos, un système d’étagères en aluminium, puis inspire la création de Pantos ; Oikos est aussi à l’origine de Chef, le système de cuisines qui fait aujourd’hui l’objet d’un catalogue complet, offrant la “possibilité d’expérimenter de nouvelles formes du beau au lieu d’aller vers la facilité“ – Enzo Mari.
On le voit, la dialectique entre mobilier et aménagement a donné lieu à des collaborations à long terme avec les plus grands représentants du design italien des années soixante-dix (Achille Castiglioni, Enzo Mari, Alessandro Mendini…), formant ainsi une sorte de galerie idéale. En droite ligne, dans les années quatre-vingt, Philippe Starck se lance dans une recherche formelle personnelle que Driade suit et promeut. Designer le plus incisif et le plus représenté dans le catalogue en termes de quantité et de qualité des produits, Starck n’est pas le seul à participer à ce tournant, puisqu’il est rejoint par Oscar Tusquets Blanca, Ron Arad et Boris Sipek, qui avec Enzo Mari et Antonia Astori forgeront l’histoire de Driade.

*Dernière étape : son rachat par ItalianCreationGroup, une holding industrielle spécialisée dans l’acquisition et le développement accéléré de PME représentant l’excellence et l’essence de la créativité italienne /image 1 – Nemo, Fabio Novembre ®Driade – image 2 : Enrico et Elisa Astori, Presidente et Vice-Presidente de Driade ®Tom Sandberg – Petter Neby – Tom Sandberg.