Le Festival du Design : un incontournable ?

Posted on 4 juin 2015

Pour apporter un début de réponse, nous avons interrogé les participants de la quinzième édition.
Le Festival du design est-il événement “de plus“ ?

Son histoire, est celle des lieux ouverts au public. Le parcours s’est étoffé depuis ses débuts : plus d’événements, de nouveautés, un plus large panel des pays représentés… Le Festival a su au fil des années mettre en lumière les nombreux acteurs qui composent le paysage du design parisien, et fédérer un public de plus en plus grand et varié. C’est “un événement qui a bien prospéré, une belle réussite !“ Nous dit Anne-Marie Sargueuil – Institut Français du Design – c’est “un événement marquant, dynamique et différent“ (Laurène Bourgeron – Marcel by)

Le rôle d’une manifestation comme le Design festival de Paris n’est pas de représenter la – ou plutôt les professions – mais de contribuer à les valoriser et à renforcer leur visibilité, leur dynamisme et leur rayonnement.
Dès lors que l’on pose la question : Festival du Design ? surgissent les interrogations pourquoi un changement de nom ? Est-ce que Festival n’évoque pas plutôt un événement folklorique ? Est-ce que les changements de noms ne font-ils pas perdre de son impact à l’événement ?
“Le nom D’Days m’a toujours paru timide. Designer’s Days étant déjà plus affirmé, mais menant à penser que ceux-ci s’adressent aux professionnels du milieu et non pas au public. Ce qui fut le cas à une certaine époque.“ (Samuel N. Bernier – FabShop ) Si le nom de D’Days (seconde appellation) était peu significatif et très éloigné d’une constitution de marque, la notion de festival recèle une connotation culturelle très spécifique qui ne peut correspondre à ce que sont les D’Days en réalité. Face à Milan, Eindhoven ou Londres, “Paris reste inaudible“ avance  Yann Fabès (ESADSE), dans le contexte international où depuis près de 30 ans ont fleuri des manifestations aux titres variés : design weeks (créées à Londres il y a trente ans), design days/designers’ days, World design capitals, Design cities.
Bien qu’unanimement plébiscité par la profession, il semble que les marges de progression se situent vers une sensibilisation vers le consommateur et une meilleure visibilité de tous les métiers qui composent le design et non simplement le design d’édition. “Je ne pense pas qu’il soit devenu pour autant un événement incontournable pour le grand public, il est centré sur un public de professionnels“. (Françoise Seince – les Ateliers de Paris), “il donne surtout de la visibilité à ceux qui l’éditent et qui en font le commerce“. (Alexandre Echasseriau – Audi talents awards)

Le secteur du design a besoin d’événements fédérateurs et d’échéances pour mobiliser ses membres. Pourtant cet événement a du mal à mobiliser tous les acteurs du secteur, probablement parce qu’il reste centré sur le design d’édition, héritage des fondateurs de la manifestation. Ce qui manque c’est une présence plus “industrielle“, plus tournée du côté de l’entreprise.  Il faut aussi sortir du cadre strict du design pour s’aventurer vers de nouveaux interlocuteurs, faire dialoguer le design avec d’autres milieux, d’autres professions.

Alors le Festival du design est-il incontournable ? va-t-il le devenir.
Pour la profession oui, si l’on aime se retrouver entre soi ! Répond Frédéric Ruyant. Le festival fait du Grand Paris un espace doté d’une dynamique le temps d’une semaine, à l’image d’un immense salon ; un moment privilégié pour les professionnels pour se croiser et élargir ou approfondir leurs contacts (Bernard Chauveau).

Paris rime-t-il avec design ?
Ce n’est qu’à l’issue de cette édition et de son évaluation que l’on pourra dire : quelle a été l’identité perçue du Festival pour le grand public et au final quel a été son apport à l’attractivité de la Ville, conclue Anne Marie Boutin (APCI)

/image – (c) Saint Louis au musée des arts décoratifs – Continuer l’histoire… Perrin & Perrin
/Notre choix d’événement est issu d’un repérage auprès des paricipants inscrits au Festival du Design 2015, un remerciement spécial à / Anne-Marie Sargueuil – Institut Français du Design / Laurène Bourgeron – Marcel by / Maurice + Paula – Manifeste / Virginie Breton – BBdor / Gilles Gardula – In Progress / Françoise Seince – les Ateliers de Paris Annette Poehlmann – Artevia / Florence Gérard – Le Lab by Legrand / Frédéric Ruyant / Hervé Matine – Poster for tomorrow / Claire Droutman – Silvera Université Bernard Chauveau – Bernard Chauveau Éditions / Anne Marie Boutin – APCI / Amandine David – Hors Pistes / Franck Magné – Objets publics / Yann Fabès – ESADSE / Frédéric Bouchet – Est Ensemble / Armel Soyer – Galerie Armel SoyerSamuel N. Bernier – FabShop Samuel Accoceberry – Intérieur, Extérieur, Passage / Sarah Henry – Manufacture Cogolin / Marielle Hénon-Dhuicque – La Trésorerie / Alexandre Echasseriau – Audi talents awards / Stéphanie Langard – Galerie Joseph / Selim Atakurt – écal Manon Schaap, et Gijs Stork – Salon Caroline Ziegler et Pierre Brichet Jean Yves Thibert – agent d’artisans /