Syrie Maugham – le dépouillement

Posted on 11 mars 2016

En Grande-Bretagne, la profession de décoratrice d’intérieur passe pour parfaitement convenable pour une femme désireuse d’utiliser à bon escient sa sensibilité artistique. Pour les familles fortunées, recourir aux services d’un décorateur équivaut à un signe extérieur de richesse et de raffinement.
Syrie Maugham est l’équivalent britannique d’Elsie de Wolfe. Les deux femmes sont d’ailleurs amies. Syrie Maugham a contribué à l’émergence d’un style nouveau, alliant les exigences du confort et de l’élégance : son métier est un simple prolongement de sa vie – son second mari, l’écrivain Somerset Maugham. En 1922, Syrie Maugham ouvre à Londres une boutique où elle vend divers objets de décoration et des meubles peints qu’elle réalise elle-même. Ces meubles sont remarqués l’année suivante par les magazines – Vogue et Harpers Bazar – et lancent la mode des meubles décapés et repeints de couleurs pastel. La boutique connaît un tel succès que Syrie Maugham crée des succursales à Chicago et à New York. Ses couleurs de prédilection sont le blanc et toutes les nuances de beige, elle aime à répéter que le dépouillement est l’une des clés d’une décoration réussie.

Dans les années cinquante et soixante, des maisons comme Osborne & Little, David Hicks ou Jon Bannenberg reprennent son flambeau.

/images – 1 – 20th Century Decorators Series ® Pauline C. Metcalf – 2 – Syrie Maugham ®Cecil Beaton