El Lissitzky – promoteur d’un art nouveau

Posted on 22 avril 2016

El Lissitzky, artiste et designer,  a établi des liens entre l’avant-garde de son pays et celle de l’Europe occidentale par ses relations avec les membres du groupe De Stijl et du Bauhaus.

S’appuyant sur les principes du constructivisme, les mouvements d’artistes, d’architectes et de designers russes et progressistes ayant abandonné la tradition des beaux-arts, il va contribuer à fonder après 1917 un art au service de l’ordre politique et social. Photographie, designer, graphiste et typographe, Lissitzky est l’une des figures marquantes de cette génération d’artistes postrévolutionnaires qui ont permis le développement d’un langage visuel entièrement nouveau. Comme bon nombre de pionniers du design Lissitzky fait des études d’architecture.

El Lissitzky’s_1930

En 1918, invité par Marc Chagall, il donne des cours de graphisme à l’école d’art de Vitebsk où il restera jusqu’en 1919. Puis enseigne l’architecture intérieure et le design mobilier dans l’atelier de bois et métal des “ateliers supérieurs d’art et de techniques“ de Moscou. En 1919, Kasimir Malevitch prend la direction de l’école qu’il rebaptise Ounovis (“promoteurs de l’art nouveau“). C’est lui qui développe le concept de suprématisme, une forme de peinture non objective, composant des figures purement géométriques dans des couleurs franches. En 1920, sous l’influence de Malevitch, il réalise la célèbre affiche “Beating the Whites with the Red Wedge“, qui utilise les lignes diagonales et l’asymétrie, caractéristiques de I’art de Malevitch.

Durant les années vingt, Lissitzky visite l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et la Suisse, et noue des liens avec des designers comme Théo van Doesburg et Ludwig Mies van der Rohe.

/illustration – El Lissitzky’s – photomontage  for the Soviet pavilion for the International Hygiene Exhibition in Dresden, 1930