Design en France #4

Posted on 12 février 2017

La première impulsion est politique et souvent de communication.

Le design peut être employé par les acteurs politiques, non pas comme une énième responsabilité, mais comme un outil de conception du territoire, s’accompagnant de l’ouverture d’un lieu dédié, d’un centre de design. Cette première démarche s’accompagne d’une seconde dévolue au gestionnaire du territoire.

Le cadre administratif remplit alors la mission de s’occuper statutairement et temporairement du projet en cours. Ce dernier est soumis à une obligation de résultat évalué selon une échelle définie au moment de l’octroi du marché ou de la subvention. Ces deux démarches sont validées et introduites sur le terrain par l’homme politique qui est leur garant auprès des usagers de l’espace. La raison de cette cohabitation est que presque toutes les politiques économiques territoriales sont basées sur de la communication. Sur un territoire, cette fonction institutionnelle, formalisée, est mise au service du marketing territorial (et non du design) par les communicants qui souvent se fourvoient.

Mais ne jetons pas la pierre sur les institutions.
Élément de marketing territorial et de communication par certains politiques, le design est un indicateur de succès, de dynamisme, de créativité et d’originalité : c’est un élément d’innovation qui ne coûte pas cher.

/Les résultats de cette étude ont été exposés commentés et débâtus, lors d’une intervention à l’Académie des Beaux Arts, le 8 mars 2017, par Frédéric Rossi-Liegibel. Ce dernier  est enseignant à l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne (histoire contemporaine du design) et l’École Camondo – Les Arts Décoratifs (sémiotique), chercheur associé au Ladyss – UMR 7533 – CNRS – et au Calhiste – Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis.

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