Ron Arad – designer millionaire

Posted on 6 avril 2017

Ron Arad a cherché à refléter la décadence urbaine postindustrielle liée à la récession économique Britanique, en incorporant à ses créations des pièces de récupération.

Le début de sa carrière est marqué par une rencontre avec fabricant de meubles britannique Dennis Groves, avec qui il fonde un showroom, One-Off (pièce unique). La percée d’Arad en tant que designer de premier plan se produit avec le concept de chaises Rover produit à partir de sièges récupérés de vieilles voitures de la marque. En 1992, il crée Bookworm, une pièce d’atelier, réalisée à partir d’une feuille de métal repliée plusieurs fois sur elle-même qui sera édité après par Kartel.

Lorsque Ron Arad voulut pour la première fois établir sa réputation, il choisit un point indéterminé entre an et design. En 1988, sa chaise Rover était moins innocente qu’il n’y paraissait. Son inventivité lui voulut d’être considéré autant comme un artiste qu’un designer et lui donna la possibilité de revenir à la chaise Rover pour la transformer. La version en édition limitée, produite en 2007, utilise des composants industriels spécialement conçus pour elle.
Ses assemblages fantaisistes en apparence s’imposèrent parmi les premières
réalisations d’Arad en tant que designer. C’était l’âge d’or du high-tech, et l’esthétique de l’objet brut se mariait parfaitement à l’esprit du temps tout en faisant écho au design du fauteuil réglable de Jean Prouvé.
La première Rover était née de son ambition d’être un designer industriel sans recourir à la production industrielle. La nouvelle chaise démontre que le rapport de force a changé.
Les deux versions sont une sorte de pause, ou peut-être d’achèvement d’un processus entamé longtemps auparavant. Le défi de la nouvelle chaise Rover, lequel pourrait également s’appliquer à une nouvelle Mini, est de préserver l’essence du charme décalé de l’originale, mais de la construire d’une façon moderne propre à son époque, plutôt que d’en faire une parodie ou une imitation.

De telles créations en édition limitée doivent encore être digérées par le courant dominant du design.

Paola Antonelli, conservatrice du département de design au Museum of Modem Art, qui y organisa la première exposition d’Arad, maintient que l’idée d’un design dépourvu de la moindre ambition de production en série est douteuse. Pour elle, il est donc envisageable d’autoriser qu’Arad soit exposé dans le musée, à condition qu’elle perçoive chez lui l’intention de proposer une œuvre qui se revendique comme du design et aspire à une production en grandes quantités. Mais Arad refuse de se laisser ainsi embrigader. Il répartit son temps entre ses activités de designer, d’architecte et d’artiste.

“Ron Arad franchit la frontière qui sépare l’art et le design.“

Arad est motivé par l’ambition cultuelle plutôt que par un modèle commercial tel que celui de James Dyson.

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