Donald Judd, aux limites du design

Posted on 17 août 2017

Donald Judd se demanda lui aussi ou finit l’art et où commence le design, s’attaquant au problème avec l’aplomb que l’on pourrait attendre d’un artiste conceptuel. Il déclara simplement que les deux notions étaient totalement différentes et que l’on ne pouvait en aucun cas les rapproche ! Lorsqu’il fabriquait du mobilier, il était designer, et lorsqu’il créait des œuvres d’art, il était artiste, peu importe que les produits de ces deux catégories puissent en apparence être extrêmement similaires.

D’après la déclaration magistrale de Judd, l’art et le design ne sont pas la même chose.

Il est peut-être plus utile de se demander si Damien Hirst, avec son don naturel pour mettre en place un arsenal publicitaire imparable, pourrait être décrit moins comme un artiste que comme le directeur créatif d’une agence de publicité. For the Love of God, Son crâne serti de diamants pourrait être appréhendé comme une inversion culottée de l’urinoir de Duchanp.

Un artiste tel que Jeff Koons possède un bureau de production. Son travail est défini par des dessins de fabrication mis en application par des ouvriers à la chaîne dans son atelier de l’est de l’Allemagne.

Après que Duchamp se fut intéressé au ready-made, Richard Hamilton s’attela à transformer un parfait produit du capitalisme éclairé d’après-guerre, le grille-pain électrique de la marque Braun, en sujet d’une série d’œuvres d’art. L’art et le design servent parfois à se renforcer l’un l’autre. L’œuvre d’Hamilton explorait la nature de l’image de marque et des archétypes de produits.

/image – Donald Judd, Prototype Desk and Chairs, 1978-1980, Los Angeles County Museum of Art®

Related Articles:

Post Footer automatically generated by Add Post Footer Plugin for wordpress.