Javier Mariscal – designer underground

Posted on 19 août 2017

Javier Mariscal se sert du design comme d’une forme de communication, non comme la solution d’un problème.

L’Espagne ne joue aucun rôle important dans l’histoire du design au vingtième siècle, Pourtant l’élan de liberté qu’entraîne la disparition du général Franco en 1976 a pour effet d’engendrer un courant novateur dans le design espagnol. Se réclamant des influences du modernisme d’Antoni Gaudi comme de l’héritage surréaliste de Joan Mirò, de nombreux architectes et designers espagnols, dont Oscar Tusquets, Josep Llusca et Javier Mariscal, crée un mouvement d’envergure internationale, Alessandra (1995).

Cette approche éloigne Javier Mariscal des valeurs du modernisme, pour qui les objets répondent à une fonction.

En 1977, il présente une exposition pour la galerie Mec-Mec à Barcelone, ayant pour objet la recréation d’un grand hôtel des années cinquante. Ses créations évoquent à maints égards une bande dessinée en trois dimensions. En 1982, Fernando Amat propriétaire de Vinçon, le plus grand magasin de design de Barcelone demande à Mariscal d’exposer du mobilier. Ettore Sottsass l’invite à participer à la première présentation du groupe Memphis. La table roulante Hilton est réalisée pour l’occasion, est l’une des premières pièces de Mariscal qui retient l’attention d’un large public. Son expérience de graphiste et de dessinateur de bande dessinée reste évidente dans les formes expressives et la personnalité de ses objets et de ses images. Mariscal lui-même déclare être plus un créateur d’images qu’un fabricant d’objets.

En 1992, il crée la mascotte des jeux Olympiques de Barcelone, en 1992, le chien Cobi, incarnant l’état d’esprit exubérant de la nouvelle Espagne.

/images – 1 – Javier Mariscal – Julián, circa 2010 – 2 – Javier Mariscal circa 2008

articles en lien

ibookligne_vierge

zone2