| Indiscutablement, la couleur a une composante magique. 
Un autre grand principe de compréhension de la couleur justifie et alimente les créations actuelles : c’est l’inextricable enchevêtrement de la couleur et de la matière. Elles n’existent pas l’une sans l’autre mais l’une par l’autre. Pour les coloristes, le Pantonier n’a pas de sens, car ils sont dans la matière, et pas uniquement dans la couleur. La matière est la base des recherches, la couleur en est le résultat, un mélange de pigments, de composants, d’encres, de jus, de laques, de résines, d’interférents, de particules, d’agents texturants tout ce qui compose un support ou anime sa surface, lui donne du grain, de la texture. Et dans ce jeu constant, les matières et couleurs s’affirment, se renforcent mutuellement jusqu’à transformer immanquablement le regard. Cette perception fine de la couleur implique une part d’irrationnel. Cette recherche de la fameuse couleur inaccessible dont tout le monde rêve devient le moteur “des révolutions rapides et provoque de véritables coups d’état“. Pour les industriels et les coloristes, c’est une quête personnelle, jamais assouvie, une espèce de quête du Graal. Mais où est donc or… en Eldorado bien sûr ! Attention à la ruée vers l’or ! Ne succombez pas aux pommes d’or du jardin des Hespérides ! Les pragmatiques vous diront que ce n’étaient que des oranges. Couleur alchimique par prédestination, couleur à monnayer avec circonspection, couleur à manier avec précaution, couleur à n’utiliser qu’avec discrétion, sinon l’or vous taxera de mauvais goût. Noble, riche, pur, mat, satiné ou brillant, matière ou laqué, c’est l’œil qui dirige cette correction. Reflet dans un œil d’or, fard pailleté d’or, teint doré, c’est dans la parcimonie que réside son harmonie, l’or change en fonction de notre richesse. Et dans toutes ses “gold” déclinaisons que le golden boy se trahit. Or blanc, or jaune, or rose, or vert, or rouge…quel or choisir pour redorer un blason ? “Pour couvrir ton corps d’or et de lumière…” Basses lumières, contraste léger, subtilité et couleur naturelle, l’or se rapproche du gris. Charge appuyée, surplus sublime, précieux, tout ce qui brille n’est pas or, mais sans lumière aucun or ne brillera. Et touches légères préfèreras. Vermeillé, ô merveille ! Damasquiné, enluminé, ou chryséléphantin. “Pompes et circonstances” Le précieux or pare de tous les fastes du pouvoir. Il anoblit tout mais dissimule derrière une façade grandiloquente la réalité devenue invisible, tant son pouvoir hypnotique est grand. Son éclat aveugle. Le veau d‘or est-il toujours debout ?  Voter 
Or – Peau - “Malléable, rouge, jaune, bleu ou noir, matière ou couleur pure aux variations infinies, l’or donne du plaisir et assied la richesse. Peindre en or est un cérémonial, doreur est un métier, l’or est une parure.“ L’or a des reflets blanc et jaune et c’est dans les basses lumières que les ombres se chargent de vert. Cela donne le contraste léger qu’on peut avoir sur un anneau. La réussite est d’avoir laissé la peau naturelle avec juste une légère touche d’or. Toute la subtilité est apportée par la lumière. Nous avons cherché un rapprochement entre le gris et l’or. Tout est subtil. Pour y parvenir, nous avons procédé à l’envers : dans un premier temps un maquillage très appuyé, puis suppression du surplus pour arriver à cet équilibre. 
Or – Pigments - “Très souvent précieux, l’or habille, pare, donne de l’éclat et de l’amplitude à un projet, à un produit. Mais il est très délicat, car il y a un or pour chacun. Plus que tout, c’est une couleur culturelle, d’abord liée à sa valeur monétaire et marchande, de façon encore plus forte que l’argent. Enfin, c’est plus que jamais avec l’or que l’on rejoint notre histoire d’alchimie.“ 
Or – Encre – “Avec l’argent, l’or est une couleur noble, riche, que l’on peut employer pure. C’est une manière de se distinguer. Mat, satiné ou brillant, matière ou laquée, ça n’a pas d’importance, c’est l’œil qui dirige cette correction mais ce n’est pas la réalité, la fascination rentre en scène.“ 
Or – Plastique - “L’or offre une manière de se distinguer. On peut avoir un immense panel d’or, il peut aussi se dégrader facilement.“ 
Or – Métal - “Pour la teinte dorée, on a moins de teintes, cela ne veut pas dire moins de possibilités. Mais, de par la matière et le procédé de galvanisation, on limite les choix“. 
Or – Verre - “Par sa désignation, cette couleur fait référence au métal précieux. Mate ou brillante, opaque ou transparente, cette teinte reste luxueuse. Pour l’obtenir, il est nécessaire de composer avec des éléments métalliques, nacrés, hautement pigmentés. La couleur or peut être déclinée dans des nuances chaudes ou chaleureuses, ainsi que dans un univers de tons beaucoup plus polaires – Tout cela va dépendre des formulations élaborées. » 
Or – Papier – “Symbole de richesse et de surface noble. Il peut offrir une palette de nuances très intéressante. Nous n’ avons encore exploré qu’une infime partie de cet univers.“  Voter  En dépit du courrier du cœur, le rose n’a pas toujours bonne presse. (Lire la suite…)  Voter 
Rose – Peau – “Caresse de silice comme un vent de sable, nuée du jour qui se lève dans un souffle de fraîcheur, vibration thyrienne qui transforme notre regard. Le rose nous remplit d’une pureté sacrée et nourricière.“ “J’aime cette ligne qui se termine en ombre. J’aime aussi cette ombre rose, ce sentiment que cette photographie est le négatif des autres. J’aime ces hautes lumières sur une palette allant du gris au rose foncé.“ “Même si la photographie est très chargée en couleur, le maquillage est neutre. Ici, j’ai joué sur un registre de peaux très claires. Certaines peaux blanches peuvent capter toutes sortes de couleurs et d’autres sont comme des écrans sur lesquels on ne peut rien appliquer. Le plus important, c’est de faire une belle base et il faut trouver le petit détail qui ajoute de la vie, de l’intelligence, de la personnalité ; en l’occurrence, une nacre grise.“ Rose – Pigments – “Cette couleur pourrait être facile, pourtant il y a une difficulté : trouver toutes les différences de nuances dans le rose.“

Rose – Encre – “Le rose est à la mode, il est punchy, presque irrévérencieux, mais possède aussi une certaine noblesse, une tradition. C’est étrange, mais cette couleur est associée à un caractère. On est “girly”, “fatale”, “mutine”, elle se décline.“ Rose – Plastique – “C’est une couleur avec laquelle il faut être en symbiose, sans quoi on la rejette, mode ou pas mode. C’est une couleur qui aide à être bien. Dans ce cas, il faudrait que la mode se prolonge !“ Rose –Métal – “Le rose a eu chez nous un impact énorme. Certains ont dit que c’était la couleur du XXIème siècle, appelée à remplacer le bleu marine. Des roses très asiatiques, très japonais ont fait une apparition fracassante.“ 
Rose – Verre – “La couleur rose est une teinte qui s’apparente à un rouge très, très, pâle. Le rose réussit à capter l’œil en lui évoquant la féminité, la douceur ou encore l’innocence… Ce coloris est relativement complexe à élaborer en raison des référents. Mais il est toujours possible de sublimer un rose par l’ajout de composants aux tons inversés, comme des nacres vertes par exemple…“ 
Rose – Papier - “Une couleur subtile comme la tendresse ! Le plus fascinant c’est d’en découvrir toutes les nuances. Il peut être clinquant ou tout en finesse, il tourne autour du bleu, du rouge…“ /par Frédéric Rossi-Liegibel / image de Une copyright Mathias Walter® pour le livre Alchimies édition Extrême Paris  Voter 
Dans certaines cultures le vert n’existe pas, du moins il n’existe pas de mots pour le désigner : pas de mot distinctif entre le bleu et le vert. En thai “vert“ signifie également “malodorants“ et est titulaire d’autres significations voir de mauvaises connotations. En japonais, en dépit de l’existence d’un mot dans la langue moderne, la couleur est parfois décrite comme le bleu, reflétant l’absence d’un mot qui signifie vert dans le vieux japonais. En poésie persane, les femmes à peau foncée sont désignées comme vertes ! (Lire la suite…)  Voter 
Vert – Peau – “Les pigments se nourrissent de chlorophylle et d’oxyde de cuivre pour transmettre cet espoir de pérennité des mers d’émeraudes, de pureté des étangs, de violence de la malachite.“ “La lumière est vraiment telle que nous l’avions imaginée dès le départ. Elle est à la fois sophistiquée et neutre. Le vert, ce n’est que de la lumière, comme un rayon de soleil filtré par un feuillage en forêt, une couleur portée par un regard très sensuel. C’est exactement ce que nous voulons dire et montrer.“ “Le vert évoque le morbide, le maladif. Pourtant, aucune texture de peau ne refuse cette couleur ou ne la saisit pas. Alors, j’ai chauffé le vert. Comment ? Avec la peau qui est dessous ; j’ai joué avec la couleur des yeux, la carnation, l’éclairage, un savant mélange, une douce alchimie, qui l’a rendu vivant et sain.“ (Lire la suite…)  Voter 
Sans mot pour la dénommer, pas de couleur, pourtant la couleur préexiste à l’homme. Elle est faite de matière et de pigments qui la composent, de lumière qui la valorise. La couleur, c’est d’abord une vibration, une sensation qui fait naître l’émotion. C’est un cheminement de l’esprit qui se déroule en trois temps : perception, sensation, émotion. De là se reconstitue l’objet à partir de l’un de ses fragments. Le plus souvent tout ceci est inconscient. À force de se répéter, le processus a fait naître des habitudes d’interprétation instantanée. Pourtant, si la couleur dans ce qu’elle a de primitif est affaire d’émotion, comment la qualifier, puisque, par essence, nous avons chacun des émotions différentes ? L’émotion naît de notre perception de la couleur intimement liée à notre capital de souvenirs. Pas de couleur sans émotion, sans association, sans réaction de plaisir ou de déplaisir. Le sens donné aux choses se construit conjointement sur nos expériences, personnelles et collectives, et sur nos acquisitions culturelles. Aussi, chacun de nous éprouve et exprime une affinité avec telle ou telle couleur. Puis, voilà que le langage s’en mêle ! On s’aperçoit qu‘il n’y a pas énormément de termes directs et simples pour identifier une couleur. Dans les langues indo-européennes, en dehors du blanc, du noir et du gris (dont on peut toujours se demander s’ils sont des couleurs), il n’existe que quatre vrais noms de couleurs: le rouge, le bleu, le vert, le jaune. Et dans les langues anglo-saxonnes et latines, les vocables fondamentaux sont au nombre de onze et traduisent un champ chromatique : bleu, blanc, brun (marron) gris, jaune, noir, orange, rose, rouge, vert, violet. À partir de là, émergent d’autres terminologies chromatiques telles que blanchir, bleuté, violâtre, beige, glauque, bruni, etc. /par Frédéric Rossi-Liegibel /image GrowOnYou – Lucy Mc Rae  Voter 
Brun – Peau - “Terre de Sienne, ombre naturelle, ocre, du Périgord au Maroc, en passant par le Colorado, c’est la couleur fondamentale. Gustatif ou tactile, le brun fait partie de nous, il nous accompagne.“ “Sous le marron, on retrouve le gris métallique en sous-couche, avec des nuances différentes, un peu de jaune, de vert, mais aussi du marron pour faire ressortir encore plus la nuance verte de ses yeux.“ (Lire la suite…)  Voter 
Conflit de perception pour cette couleur, dualité d’interprétation : sobriété ou plaisir, misère ou opulence. Le brun est odeur. Une odeur goûteuse. C’est essentiellement la matière, sa texture irrégulière, lisse ou charnue, son traitement, l’opposition mat/brillant, la capacité d’absorber ou de réfléchir la lumière qui donnent les suggestions. Brun émotion… Issu de la terre nourricière, le brun s’est fait fruit, avec le marron. Mais même glacé, c’est un imposteur jaloux de la châtaigne.
Le marron est couleur de décomposition fertile, et le tabac lui ravira toutes ses nuances, gauloises ou virginiennes. Dans ses nuances les plus rouges, le brun est africain : acajou ou latérite. Le brun est ethnique, naturel, brut, métis, “tête de nègre”. Le brun sent la terre au début de l’averse, le sol jonché de feuilles. Le moelleux au chocolat, le café au lait, la noisette, l’écorce de pin, le santal, l’encens, le cuir… Avec ce melting-pot de couleurs : du bleu, du rouge, du jaune, du vert, et même du violet, paré de lumière, d’effets, mélange de toutes les couleurs, il demande à être aimé. Brun est un brin plus élégant que marron. Hors du cercle chromatique, les peintres l’appellent « gris coloré ». Il est vrai qu’avec la sépia, la sanguine, les camaïeux d’ocres du Roussillon, les terres de Sienne naturelles ou brûlées, ils ont fort à faire avec lui ! Le brun sent la terre au début de l’averse, le sol jonché de feuilles. Le moelleux au chocolat, le café au lait, l’écorce de pin, le santal, l’encens, le cuir… Le brun est odeur. Conflit de perception pour cette couleur duelle: sobriété ou plaisir, misère ou opulence. Riche, beige, chocolat, noisette, cacao, “tête de nègre“, c’est essentiellement la matière, sa texture irrégulière, lisse ou charnue, son traitement, l’opposition mat/brillant, la capacité d’absorber ou de réfléchir la lumière qui suggèrent. Difficile d’éclairer un marron sans en trahir la profondeur ! Issu de la terre nourricière, le brun s’est fait fruit, avec le marron. Mais même glacé, c’est un imposteur jaloux de la châtaigne. Mes mots pour le brun opulent, solaire, parfumé, enivrant, moelleux, festif Une toile de le Nain : le marron pour la réalité, le brun pour la beauté. /Par Frédéric Rossi-Liegibel  Voter 
Emotion assurée, le jaune : un copeau d’étoile, une pincée d’immensité, un zeste d’éternité. Milliards de soleils odorants et poudrés de la forêt de mimosas, mirabelles goûteuses faisant ployer l’arbre, tournesols en adoration devant le maître de l’univers : la nature s’amuse à cloner l’astre solaire. Qu’il soit intense, violent, aveuglant, sombre, pâle ou doré, le jaune est une couleur difficile à éteindre. Il chante, éclate, illumine, polarise l’attention. Quel que soit le support, il l’enrichit, accroche la lumière, exalte la matière pour LE plaisir des yeux. Jaune émotion…
La nature s’amuse à cloner l’astre solaire. Milliards de soleils odorants et poudrés de la forêt de mimosas ; mirabelles goûteuses faisant ployer l’arbre ; tournesols en adoration devant le maître de l’univers ; Le végétal jaune – genêts, jonquille ou primevères – attire l’animal jaune, frelon, abeille et papillon que le minéral jaune emprisonne parfois – ambre, chrysobéryl ou topaze. Doré, blond, cuivré, fauve, le jaune réchauffe. Aux îles Canaries, sur une plage d’or, le soleil propose ses pigments de chrome, de zinc, de cadmium au maître de la couleur, peut-être un nouveau Van Gogh. Le jaune rafraîchit. Sur une table ocre, sous un bananier, le maître de maison propose ses boissons, cocktails safranés, ananas au miel, citron pressé… Le jaune : un copeau d’étoile, une pincée d’immensité, un zeste d’éternité. Voilà sans doute pourquoi le jaune est si difficile à éteindre, même pâle, même assombri, même doré, et à plus forte raison s’il est intense, violent, voire aveuglant. Le jaune rafraîchit. Sur une table ocre, sous un bananier, le maître de maison propose ses boissons, cocktails safranés, ananas au miel, citron pressé… Le végétal jaune - genêts, jonquille ou primevères – attire l’animal jaune, frelon, abeille et papillon que le minéral jaune emprisonne parfois – ambre, chrysobéryl ou topaze. Eh oui, le jaune ne se laisse pas facilement dénaturer. Pour le plaisir des yeux il enrichit tout support, accroche la lumière, exalte la matière… Son côté indéfinissable le rend créatif. Il chante. Délicat, il est capable d’adoucir, de charmer, de rendre la vie plus agréable. Précautionneux, il est citron. Sensible, il basculer vite vers l’or ou le vert. Tricheur, il oblige à des mensonges énormes, il ne masque rien. Pris en flagrant délit, il devient moutarde. Pris en traître, il tombe vite vert pomme ou sans vie. Pris en main, non travaillé, il est pâle, blanc, brillant, plus or que jaune ou, au contraire, il rougit. Mes mots pour le jaune violent impérial exaltant, puissant, désolation, rafraîchissant /Par Frédéric Rossi-Liegibel  Voter 
Jaune – Peau - “Une couleur exigeante : difficile de ne pas éparpiller son intensité solaire, perdre sa gaîté, gaspiller sa richesse, effacer ses promesses… Irradiation de soufre ou citron légèrement rougi, le jaune épuise ou rafraîchit.“ “En fait, le jaune n’est pas une couleur à contraste, parce qu’il adoucit énormément. Il n’y a pas de jaune, juste des ombres et cette lumière à la limite du citron. Et puis, ce fond d’une couleur indéfinissable mais tellement juste par rapport à la couleur.“ “Le jaune est la couleur la plus difficile à faire passer en maquillage. Spontanément, on ne va pas faire les pommettes jaunes ou les lèvres jaunes. Pourtant, ici on est face à quelque chose de créatif et de surprenant, c’est indéfinissable.“ (Lire la suite…)
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Formes sculpturales ou lignes épurées, teinte cristalline ou verre coloré, le flacon habille parfums et produits cosmétiques de sa pureté et de sa noblesse. Véritable facteur de différenciation, le parachèvement signe l’appartenance à une marque et confère au flacon sa personnalité. SGD* maîtrise les techniques de décor les plus pointues et propose la palette de procédés de parachèvement la plus large : sérigraphie, thermolustrage, décalcomanie, marquage à chaud, décor au laser, dépolissage, sablage, plastification, ou encore collage d’une pièce rapportée. Autre procédé de plus en plus utilisé, le laquage permet la création de couleurs et d’effets originaux presque infinis : opaques, translucides, nacrés, irisés, multi-couleurs, métallisés, pailletés … Désormais, la différence se joue par la création et par l’innovation qui s’harmonisent avec les tendances du moment. Notre défi est la maîtrise des nouvelles technologies et la recherche de nouveaux effets. Nos clients cherchent à se différencier par des effets visuels, des formes, des couleurs, etc. Nous développons et enrichissons notre offre en permanence pour anticiper leurs demandes et illustrer notre savoir-faire. Quelle est votre démarche pour innover ? SGD bâtit un programme annuel de R&D/Innovations pour ses 2 métiers : le verre et le décor. Sur le verre, SGD propose près de 400 teintes de coloration dans la masse, tandis que des équipes entièrement dédiées à l’innovation travaillent en permanence à l’élaboration de nouvelles teintes. Elles effectuent également des recherches approfondies sur les traitements de surface et les nouvelles techniques de parachèvement. Avez-vous une approche marketing différenciante ? Depuis 3 ans, SGD illustre son savoir-faire en décor par une mise en perspective imagée et musicale. Réalisé en collaboration avec une agence de styles spécialisée dans la mode, ce Cahier est une adaptation au marché de la parfumerie des grandes tendances psycho-socio, en particulier dans le domaine de la consommation.
La présentation est divisée en quatre grandes tendances. Chacune d’entre elles est déclinée en cinq rubriques, composées d’images et de mots-clé : la rubrique “atmosphère”, qui plante le décor et donne le ton ; les parties “matières et couleurs” et “formes”, présentant une traduction sensorielle de la tendance ; la rubrique “décors”, qui expose des objets de la vie quotidienne imprégnés de cette tendance ; et enfin, la “simulation”, proposant son incarnation parfaite et insolite dans le flacon idéal. Chacun de ces quatre voyages s’achève par les “réponses produits” de SGD : les flacons de la Collection, sa gamme de modèles standards, version tendances, illustration de la capacité d’adaptation et du savoir-faire de la société en matière de parachèvement. Cette démarche marketing innovante, une première dans l’industrie du verre, permet à SGD de s’éloigner du discours strictement industriel et d’apporter une valeur ajoutée à ses clients, en les invitant à se projeter dans le futur. En outre, le Cahier de tendances ouvre également des opportunités de co-développement en matière de parachèvement et permet à la société de s’inscrire dans l’air du temps. De quels moyens disposez vous ? Fin 2004, SGD a crée dans son usine de Mers-les-Bains, en France, une entité entièrement dédiée à l’innovation et au développement : l’Atelier de Création. Cet Atelier, dédié au verre et au décor, est un outil unique pour engendrer de l’innovation. C’est ici en effet que naît un flacon, depuis la conception assistée par ordinateur jusqu’à l’échantillonnage en verre nu, de l’élaboration des plans à la conception des outillages. C’est également là que le décor des flacons est mis au point, de la recherche de teinte à la réalisation de pré-séries. Enfin c’est encore dans l’Atelier de Création que s’effectue la recherche d’effets innovants sur le verre grâce au travail de nouveaux pigments, à la mise au point de nouvelles technologies, à l’élaboration de nouvelles matières, teintes, laques… Bref, c’est à l’Atelier que nous mettons en musique toute l’alchimie de nos nouvelles couleurs ! *Avec une présence industrielle en France, aux Etats-Unis, en Espagne, en Allemagne, en Russie, au Brésil et en Chine, SGD est leader mondial du flaconnage verre parfumerie-cosmétique et pharmacie. La société réalise la moitié de son chiffre d’affaires dans la parfumerie et couvre les segments du haut de gamme et du ‘middle&mass’. Mû par sa passion de l’innovation et la quête permanente de nouveaux défis, SGD mobilise son expertise et sa créativité reconnues dans le monde entier au service de ses clients et propose des flacons aux formes et aux décors des plus simples aux plus complexes. Catherine Descourtieux en est directrice Marketing Parfumerie et Anne Collin, chargée de l’innovation. Entretien réalisé en 2007, par Frédéric Rossi-Liegibel, pour le livre Alchimies, Couleurs, matières, lumières, pour l’agence Extrême Paris – Photo de Mathias Walter®  Voter 
Pour Frank Pflieger, responsable marketing international pour le packaging et Philippe Schaner*, directeur commercial, les industriels de la couleur ont pour tâche, de créer un objet, de provoquer la séduction. La couleur n’est plus alors un alibi, un prétexte à émotion, elle est l’émotion même. “Nous proposons 5000 références destinées aux produits standard, ainsi que de nombreux produits sur mesure, adaptés à un univers du luxe toujours attentif à se démarquer et à affirmer fortement son identité.” L’innovation et la réactivité stimulent la créativité. Développer des matières uniques, inventer de nouvelles surfaces et proposer des prototypes en un temps record : voici ce qui fait notre différence et notre culture. Notre créativité remonte aux années 60, au début de la démocratisation et de le globalisation des produits de luxe. Certaines marques se sont tournées vers le développement de produits et d’emballages plus accessibles, aussi bien en termes de coût que de facilité de fabrication. Philippe E. Winter**, qui avait parfaitement analysé et anticipé cette tendance, eut l’idée de mettre au point un nouveau type de produit : la gamme Skivertex. Depuis, nous avons sans cesse amélioré notre offre, avec de nouveaux aspects plus techniques, tels la fibre de carbone, l’aluminium martelé ou brossé, les surfaces irisés et aspect bois, adaptés aux besoins créatifs modernes. Aujourd’hui, nos principaux produits sont utilisés par de très nombreuses marques, et sont devenus des références de qualité : Skivertex, Pellaq, Nabuka, Quinel, Wintan, Wibalin, Toile du Marais… En tant que Créateurs de Matières, notre ambition est d’inventer et de mettre au point des produits innovants. Une vingtaine de projets sont en permanence en développement dans nos bureaux. Les grandes marques avec lesquelles nous collaborons reconnaissent notre savoir-faire et sont attentives aux possibilités créatives que nous leur proposons. Quand nous dévoilons des nouveautés, nous souhaitons être originaux et différents. Pour impressionner et séduire, il faut que ce soit spectaculaire. Quels sont les déclencheurs de nouvelles idées ? C’est un savant mélange entre les attentes du marché et les tendances que nous identifions. Afin de répondre aux demandes de certains pays, il faut réajuster ou enrichir certaines gammes. Parallèlement, nous imaginons des créations en rapport avec la mode. Nous réalisons chaque année un panel de tendances couleurs et matières dans l’univers de la haute couture, l’un des secteurs qui “donnent le ton”. L’autre source provient des demandes spécifiques de coloris ou de matières de la part de grandes marques. Celles-ci nous encouragent à trouver de nouveaux matériaux, de nouvelles surfaces et, par ces nouvelles combinaisons de grains et de finitions, nous concevons un produit avec un toucher et un visuel exclusif. Afin d’avoir un impact fort auprès des marques, il faut être en mesure de présenter un produit finalisé particulièrement créatif. Ainsi, lorsqu’une marque veut développer un nouveau packaging dans une matière particulière, nous réalisons des échantillons de laboratoire suffisamment grands pour qu’ils puissent les mettre en volume. On s’aperçoit également que les attentes du marché sont de plus en plus variées. Chaque marque tient à créer un univers qui lui est propre. Les tendances fortes ne sont pas nécessairement identifiables. Nous devons avant tout rester des apporteurs d’idées. C’est notre vocation, mais en réalité c’est avant tout une véritable passion. Quelle est votre démarche pour innover ? Notre société a gardé une taille humaine. Notre circuit de décision et de communication est simple, transversal, rapide et nous permet une grande réactivité. En outre, nous sommes disponibles et à l’écoute partout, grâce à notre présence internationale, et nous maintenons notre créativité toujours en éveil. Et, parce que nous n’avons pas la contrainte de la fabrication, nous pouvons nous concentrer sur les recherches. Quels avantages voyez-vous à l’externalisation de la production ? Nous pouvons réagir plus rapidement. Grâce aux relations que nous avons avec nos partenaires, nos idées sont finalisées sans perte de temps ni de créativité car nous travaillons ensemble et en direct. Les possibilités sont énormes ! Tous les deux ans apparaissent de nouvelles technologies qui ouvrent une infinité de champs d’applications. Vers quels secteurs ou segments envisagez-vous de porter vos efforts ? Nous maintenons nos efforts sur tous les marchés où nous sommes présents : l’horlogerie, la joaillerie, les parfums, les spiritueux, le tabac, les chocolats, l’édition… Et nous souhaitons développer le secteur des parfums et des cosmétiques. L’étui pliant est à réinventer. La valeur ajoutée que représente un grain de surface ou un toucher unique n’a pas encore une notoriété suffisante, mais nous connaissons nos premiers succès. *Frank Pflieger, responsable marketing international pour le packaging et Philippe Schaner*, directeur commercial pour Winter Company. Entretien réalisé en 2007, par Frédéric Rossi-Liegibel, pour le livre Alchimies, Couleurs, matières, lumières, pour l’agence Extrême Paris – Photo de Mathias Walter® **Groupe international, Winter & Company, fondé en Suisse en 1892, était à l’origine spécialisé dans le commerce du cuir. Aujourd’hui, l’entreprise a acquis dans le monde entier une solide réputation grâce à un assortiment très large de matières créatives et de grande qualité, principalement sur deux marchés : l’édition et la papeterie, et le packaging traditionnel et de luxe.  Voter 
Violet – Peau - “Instable couleur, interdite dans la fresque, chacun d’entre nous (coloristes) cherchent à la maîtriser dans ces étranges subtilités de la pourpre à la prune. Du goût de myrtilles aux feux de l’améthyste, le violet excelle dans l’obscur, c’est le miroir mental de chacun.“ “Le violet créé une interaction entre la technique de lumière et la technique de maquillage. Il suffit simplement de mettre de légères couches de violet pour être à la limite de sa peau naturelle. Il faut qu’on s’accorde pour créer un mélange de pigments adaptés à la peau et laisser la lumière prendre le relais. Le plus beau, ce sont les reflets blancs.“ “C’est un contraste violent, presque de l’expressionnisme. Oui, le violet est beau sur une peau noire ; c’est plus intéressant que quelque chose de léger, du jaune ou du rose, par exemple. Bien sûr, je n’ai pas travaillé la couleur de la même façon que sur une peau claire, c’est un vrai travail de maquillage. Il faut partir dans les couleurs plus appuyées, pour obtenir mille nuances de blancs, autant de bruns et de noirs.“ 

Violet – Pigments – “Le violet n’est pas une couleur facile, elle se défend. Aujourd’hui on la nuance, on lui rajoute des effets, qui viennent l’éclairer de l’intérieur.“ 
Violet – Encre - “Le violet est une couleur instable qui recherche sa force entre le rouge et le bleu. Elle devient grandiose sur du métal. Tout est dans la subtilité.“ 
Violet – Plastique - “Le violet d’aujourd’hui est moins tranchant que ceux que l’on trouvait avant. Il est plus proche du gris violacé ; il est très léger, c’est un mauve subtil et presque dur. C’est une couleur difficile ; chez nous les pigments se dénaturent. Si je les mets à la lumière, ils s’éclaircissent ; alors on les contretype de façon différente, sans utiliser le pigment de base.“ Violet – Métal – “Le violet a des connotations en Europe assez chargée, c’est une couleur sexuelle ou au contraire religieuse, elle est empreinte à la fois de côtés sulfureux et érotiques. Il faut bien réfléchir à chaque fois : Est-ce que c’est une vraie tendance ? On l’a vu apparaître, disparaître, réapparaître… C’est une couleur intéressante parce qu’ elle suscite des antagonismes assez importants.“ 
Violet – Verre - “La famille des violets regroupe aussi bien des parmes, qui bornent la frontière des bleus ciel et imagent parfaitement la pureté et la fraîcheur , que des tons aubergines, qui eux sont beaucoup plus axés vers les nuances sombres et rouges. L’union de 2 couleurs permet à la teinte violette d’évoluer dans un domaine très spacieux. La photo choisie pour le projet “Extrême couleur” présente des tons violets très sombres qui devaient être magnifiés afin d’attirer le regard.“ 
Violet – Papier - “Le violet a un côté magique. Il peut être intense ou très léger. Mais il ne laisse jamais indifférent ! Avec le violet, tout est question de densité, mais si on le densifie, il perd de son éclat, la couleur devient lourde.“  Voter 
Couleur de l’apaisement, évocation du passage entre ce qui est encore et bientôt ne sera plus. Certains ont toujours le souvenir ému des taches d’encre violette sur leurs doigts d’écoliers. Le violet serait-il passéiste ? Violent, expressionniste, le violet c’est aussi le noir. Nuancé, support d’effets, éclairé de l’intérieur, ce n’est pas une couleur facile, il se défend. Le violet est construit de rouge et de bleu, à proportions égales. Il agit sur la matière par son intensité, du plus clair au plus sourd. Allégé de blanc, il parle de la fraîcheur des lilas. Mais si on le densifie, il perd de son éclat, la couleur devient lourde. Profond et presque noir, il évoque le demi-deuil, la nuit et la mort.
Tiraillé dans ses connotations européennes entre l’érotique sulfureux et le sacré, il n’en est pas moins en quête de simplicité : tout est question de densité ; attiré par le rouge ou le rose, tout est dans la subtilité, car tout le dénature. Violet émotion… Moins timide que la fleur dont il tire son nom, la violette, foncé, il invite aux agapes : aubergine, prune, cassis, lie de vin. Pâle, il devient mauve, lavande, et ravit les sens. En cuisine, le violet semble voué à l’élément liquide, à la liqueur, au coulis, au sorbet. Est-il violet violent, colère ou tension, le violet est noir aussi ? Doux comme une subtile ombre mauve impressionniste ? Ou bien contraste expressionniste, ou tout cela à la fois ? Le violet est protéiforme. Rouge ou rose, encre ou carmin, mauve ou violacé, gris ou violet très pur, laissons la lumière prendre le relais. Sexuel ou religieux, l’inconscient et le subjectif nous guettent, alors réfléchissons avant de l’employer. Le violet est une couleur difficile. Mes mots pour le violet gai, stimulant, transgressif, intrigant, sexuel, attractif /Par Frédéric Rossi-Liegibel  Voter 
Le violet est une couleur, c’est la couleur intérieure de l’arc en ciel, une des extrémités du spectre visible. Le violet est aussi un mélange de bleu (environ 60% de luminosité) et de rouge (environ 40% de luminosité) en synthèse additive (codage RVB), ou d’un mélange de magenta (environ 60%), de cyan (environ 20%) et de noir (environ 40%) en synthèse soustractive (pigments – codage CMJN). (Lire la suite…)  Voter 
Pour Jean Philippe Gautier*, les industriels de la couleur ont pour tâche, de créer un objet, de provoquer la séduction. “Actuellement, notre Graal, c’est de faire l’arc-en-ciel, c’est-à-dire une couleur qui change en fonction de l’angle de vision.” Chez Merck, l’innovation est une composante majeure de notre stratégie d’Entreprise ; elle nous permet d’évoluer en permanence et d’être différent de nos concurrents. Le marché des pigments à effets s’est beaucoup développé ces dernières années et tend aujourd’hui à se stabiliser. Un pigment à effet n’est pas un simple « gadget » soumis aux effets de mode, c’est avant tout une composante majeure de la couleur : celle qui lui donne vie et la rend différente des autres couleurs. Sur certains marchés, il n’y aura jamais 100 % d’utilisation d’effets nacrés, il faut innover en permanence pour renouveler les propositions et séduire de nouveaux utilisateurs. Par notre positionnement dans la chaîne de production, nous sommes éloignés du produit final, donc des marques. Nos clients sont des intermédiaires de production : ils transforment nos pigments bruts dans divers matériaux (plastiques, peintures, papiers et encres) et les revendent à des industriels, fournisseurs des marques (injecteurs, imprimeurs, …). Parce qu’il y a un vrai décalage entre la perception du consommateur et la réalité du produit, il nous a semblé nécessaire d’entreprendre un véritable travail d’éducation autour de la couleur. Merck a donc décidé de travailler directement avec les marques, les designers, les agences de création, pour leur exposer ses savoir-faire, les mettre à leur service, et les accompagner tout au long du développement d’un projet. À présent, nous ne sommes plus perçus comme un simple fournisseur de matières premières mais aussi comme un apporteur d’affaires. Et comment gérez-vous l’innovation ? Une plate-forme gère l’innovation de façon transversale, sélectionne les projets et les décline. Notre politique d’innovation implique des relations entre les directions des filiales, au niveau des laboratoires de recherche. Nous avons lancé une démarche d’innovation tant en termes de produits que de services à destination de nos clients, même sur les gammes standard. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de leur proposer des produits plus adaptés, des services personnalisés. Par exemple, nous leur soumettons des propositions de nos coloristes. Quelles perspectives cette démarche innovante ouvre-t-elle ? Nous développons de nouveaux types de supports synthétiques capables de réfléchir la lumière de façon plus régulière et plus prévisible que le traditionnel mica. En outre, l’usage de supports innovants engendre de nouvelles recherches d’effets. On peut jouer sur une combinaison matière/couleur/sensation. La tendance est à la création de produits de plus en plus complexes et multi-fonctions. On ajoute quelque chose à la couleur. Par exemple, on peut imaginer des couleurs thermo-chromiques qui varient selon l’intensité de la chaleur. On peut envisager de développer des pigments qui réfléchissent la chaleur et permettent de diminuer la température dans les bâtiments. Certaines gammes fonctionnelles étant conductrices, elles dispersent l’électricité. Toutes ces perspectives poussent aux prouesses techniques. Bref, il y a une multitude de pistes possibles ! Ces recherches peuvent favoriser de nouveaux partenariats, avec des entreprises fabricant des additifs, par exemple. Autant de sources de nouvelles rencontres, d’émergence de nouvelles compétences. En se décloisonnant, on apprend plus vite, on brise les paradigmes ! Quelles tendances percevez-vous en matière de couleur ? Aujourd’hui les couleurs ne sont plus monochromes, elles sont changeantes, joueuses, surprenantes; tous les effets métalliques ou irisés sont aujourd’hui en vogue car ce sont eux qui autorisent le jeu avec la lumière. 40 % des teintes mondiales en automobile sont réalisées à partir de pigments nacrés : les creux et bosses des carrosseries se revoient la lumière dans toutes les nuances possibles. Même dans le domaine des peintures décoratives, des enduits, des stucs intègrent des vernis contenant des pigments à effets. Le secteur automobile qui stagnait autour d’une uniformité de gris, semble de nouveau se tourner vers les rouges et les bleus. Et comme il y a des passerelles de plus en plus fréquentes entre secteurs, les marchés s’inter-influencent …Toutes les évolutions sont permises. *Jean Philippe Gautier est responsable, pour Merck, de la de la division pigments. Entretien réalisé en 2007, par Frédéric Rossi-Liegibel, pour le livre Alchimies, Couleurs, matières, lumières, pour l’agence Extrême Paris – Photo de Mathias Walter® **Merck KGaA est le plus ancien groupe de pharmacie et de chimie au monde. Avec environ 40 000 salariés, Merck est présent dans 70 pays. L’activité Chimie est organisée autour de 4 divisions. Parmi elles, la division Pigments est en charge des domaines liés à la coloration des matériaux (plastiques, peintures, vernis). Ses marchés sont très variés : peintures pour l’ automobile ; revêtements (peintures décoratives pour verre, produits de téléphonie mobile, produits d’ameublement,…) ; coloration des matières plastiques (du flacon de shampoing aux chaussures de ski); papier et imprimerie ; aspect décoratif des produits cosmétiques.  Voter 
Bleu – Peau - “Bain infini dans l’intensité des creux, reflets cobalts qui stabilisent nos émotions, la matière bleue crée un lien de vie et de bonheur. Lapis-lazuli ou Outremer, couleur fondatrice de l’Occident, sa quête (technique) nous vient d’Orient.“ “Cette couleur change en fonction de la réflexion de la lumière. Selon l’angle, les effets repartent au rouge, au vert ou au violet. C’est relativement incontrôlable, assez catastrophique. Pourtant, ici, le concept est très abouti ; il n’y a quasiment pas de lumière, ce qui est assez rare, ce n’est que du reflet; et ça, au flash, c’est impossible à obtenir. Le regard conjugue à la fois ce côté aléatoire d’un plan d’eau l’été et cet aspect surréaliste de la lumière de la nuit en rase campagne.“ “Le bleu est une couleur qu’il faut contenir ou au contraire aider à s’étendre. Pour moi, quelle que soit la couleur et encore plus sur une peau vivante, il faut réchauffer les couleurs froides, leur donner un sens vivant en jouant les complémentaires. Tout dépend des couleurs voisines. Quand on met du bleu à côté du vert, c’est très facile de basculer le bleu dans le vert ou inversement.“

Bleu – Pigments - “Le bleu est plutôt calme, très difficile à dynamiser. Seul Yves Klein était parvenu à respecter le pigment, à ne pas le mélanger.“ 
Bleu – Encre - “Le bleu est la couleur que l’on utilise quand on ressent le besoin d’être rassuré. C’est la couleur nourricière, couleur de base par excellence. Le bleu, c’est l’eau et le ciel. C’est une couleur qui a donc une grande dimension environnementale, on y associe presque toujours le calme et l’équilibre.“ 
Bleu – Plastique - “Le bleu est tellement utilisé dans nos métiers, qu’il en est devenu très complexe. Il est difficile de lui apporter une note nouvelle. Sur certains projets, la forme est très influente. Elle ouvre ou limite le travail sur la couleur, surtout en fonction de la lumière qui ajoute de la matière, de la sensualité, de la douceur. En retour, certains effets, certains tons ne vivent pas sans les formes : la nacre, par exemple, venue en interférence, pourra être fade sur un aplat. Ce n’est pas que la couleur n’est pas belle, c’est juste qu’elle n’arrive pas à se transformer.“ Bleu – Métal - “Un bleu céladon, ce n’est pas un bleu roi ou un bleu ciel. Avec cette couleur, on a une infinité de choix. Tout est permis.“ 
Bleu – Verre - “Le bleu est une couleur qui éveille les sens et capte l’œil du coloriste. La palette de couleur des bleus est considérable. Elle oscille entre les bleus ciels, évolue vers les outremers, cyans, et s’éteint sur les marines. Le bleu, couleur omniprésente de notre quotidien, est fascinant.“ 
Bleu – Papier - “Le bleu reste un incontournable dans toutes les gammes de nos produits. Il y a une telle variété dans les tonalités de bleu que nous découvrons encore de nouvelles possibilités. On veut un bleu inspirant pour transcender quelque chose, pour rééquilibrer.“  Voter 
Couleur fondamentale du prisme, porteuse de sérénité, adulée de façon quasi universelle, le bleu captive l’œil, il parle à tous, tant sa palette est pléthorique. (Lire la suite…)  Voter 
Rouge – Peau - “Couleur fondamentale. Tous les rouges s’étalent entre le vermillon, le carmin et la terre… Fortement symbolique, c’est la vie du métal dans les oxydes, celle de la lumière dans les tissus, du sacré dans les laques“. “Le rouge est une couleur très sensuelle, très chargée, dédramatisée par un regard perçant.“ “Il y a des couleurs avec lesquelles on dérive plus facilement que d’autres. C’est aussi lié à la couleur qu’à la personnalité du mannequin. Et puis, il y a des choses que l’on refait complètement, soit parce que c’est trop éloigné du concept de départ, soit parce que la gamme des rouges ne correspond pas au nuancier ; soit encore parce qu’on ne retrouve pas l’unité de la série. Après un premier essai raté, la personnalité d’Alyssa nous a permis de réaliser une des photos les plus abouties, et en même temps l’une des plus simples en termes de maquillage.“ 
Rouge – Pigments - “C’est une couleur délicate, qui se salit dès qu’on lui ajoute quelque chose.“ 
Rouge – Encre - “C’est une couleur qui saisit les contrastes avec la lumière. Le rouge, c’est l’action, l’énergie, le bouillonnement .Couleur masculine en cosmétique, elle passionne et fascine de plus en plus.“ 
Rouge –Plastique - “Il y a des rouges jaunes, des rouges roses, des rouges vermillon, des rouges pâles. En plus, ce sont des couleurs qui ont tendance à dégorger, qui peuvent perdre leur éclat. Il faut utiliser pour elles des matières pigmentées qui vont troubler l’effet.“ Rouge – Métal - “Le rouge est un terme trop générique, il existe des dizaines de rouges. Parle-t-on d’un rouge masquant, terne, vif, ou d’un autre encore ? “ 
Rouge – Verre - “La couleur rouge évolue dans un domaine où les tons sont nommés “chauds” Le terme rouge engendre l’image du feu, de la colère, du rubis … ou encore des objets, éléments ou situations éclatants, chatoyants et provocants. Les teintes rouges sont toujours très intenses et peuvent se décliner vers des tons quasiment noirs. La perception du rouge peut être difficile selon la couleur de l’iris de l’observateur.“ 
Rouge – Papier - “Le rouge, c’est la passion. Un symbole du plaisir d’offrir et de séduire. Il y a toujours un peu de rose, de vert, de bleu qui tournent autour et peuvent entrer dans la composition. Le rouge reste un classique dans le luxe : un rouge intense ou un rouge foncé.“ /Par Frédéric Rossi-Liegibel /Image initiale www.mathiaswalter.net Vignette de la Une / deValence® - Mathias Walter® – Maria Lund®  Voter | |