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À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnel. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition.   
Depuis 2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève. /images ©Marc-Antoine Mouterde  Voter 
La spécialité de Michaël Woolworth* se concentre sur les techniques d’impression sur des presses manuelles (lithographie sur pierre, bois gravé, monotype, linogravure, eau-forte) et sur une activité éditoriale, mettant son savoir-faire au service d’artistes contemporains, au travers d’expositions, pour défendre et diffuser l’art de l’estampe contemporaine : Marc Desgrandchamps, Jean-Michel Othoniel ou Djamel Tatah ont été présentés pour montrer leurs collaborations avec son atelier. QU’EST CE QU’UN MAÎTRE ? Quelqu’un qui a de vraies heures de vol dans son métier, qui est confortable dans les gestes et qui n’a pas peur d’affronter les embûches variées et diverses que l’on rencontre lors du procédé. Mon métier en particulier est basé sur une production sérielle, courte, certes. On doit réaliser plusieurs fois la même chose. Donc, une partie de mon savoir-faire est la préparation pour le sériel. COMMENT VOUS INSÉREZ VOUS DANS UN PROCESSUS INDUSTRIEL ? C’est très loin de mes préoccupations pour le produit final. L’utilisation et la collaboration avec des secteurs industriels sont, en revanche, très fréquents tantôt pour les matériaux de base que pour certaines étapes du procédé, mais cela s’arrête là. Il ne s’agit jamais de « grandir » pour aller vers une forme d’industrialisation. Jamais. ALORS QU’EST CE QUI VOUS SÉPARE D’UN CRÉATEUR ? Le créateur donne le geste, dans mon cas, pour la matrice. C’est tout. L’arrivée de ce geste et son issue final résultent entièrement de la connivence tant technique qu’artistique avec moi-même. Tout se passe dans le dialogue. Incessant. Les créateurs, dans leur majorité, avec lesquels je collabore n’ont pas de connaissance technique. Ce sont des artistes visuels, pas des imprimeurs. Ce sont des gens qui sont seuls face à leur travail dans leurs espaces respectives, quand ils viennent à moi ils dépendent à 100 % de notre dialogue. *Michaël Woolworth débute aux côtés de Franck Bordas et collabore avec des artistes de renom, dont Jean Dubuffet, pour réaliser, outre une vingtaine de planches, ses Exercices lithographiques. L’expérience de ses collaborations avec Daniel Pommereulle, Jorge Camacho et bien d’autres artistes le conduit à de nouvelles pratiques comme le bois gravé, la linogravure, la gravure au carborundum et le monotype, grâce à la presse à gravure. /images ©Marc-Antoine Mouterde /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter 
Yves Parisse entre chez Baccarat, en 1975, comme apprenti, puis accède à la responsabilité de chef de l’atelier de taille gravure et grosse décoration. Dans le cadre de son atelier, Yves Parisse occupe une place particulière et centrale car tous les travaux d’exception y sont exécutés*. Il définit, en lien avec le bureau d’étude, les conditions de fabrication de chaque objet afin de respecter l’esprit voulu par chacun des artistes contemporains et des designers avec lesquels il collabore : Philippe Starck, Elie Top, James Hayon (l’image de gauche), ou encore Ora Ito. QU’EST CE QU’UN MAÎTRE ? Maître, c’est une personne qui domine son sujet qui connaît tout de son métier en étant ouvert au changement et à l’innovation. LA MAÎTRISE ? La maîtrise, c’est celle du geste et des techniques. LE SAVOIR FAIRE ? Savoir faire recouvre les tours de main, les procédés de réalisation. Tout au long de sa vie professionnelle on est amené à transmettre à quelqu’un d’autre ce qu’on sait. Transmettre son savoir faire son expertise mérite d’en maîtriser les fondamentaux. PEUT ON COMPARER LES MÉTIERS D’EXCEPTION FRANÇAIS AUX TRÉSORS NATIONAUX JAPONAIS ? Ce n’est pas tout à fait comparable même si le but est le même d’assurer la transmission de leurs connaissances et compétences aux jeunes générations. Les trésors nationaux japonais c’est pour conserver la culture de leur pays. Les maîtres d’art sont désignés afin que les métiers d’exception ne viennent pas à disparaître. COMMENT PASSEZ-VOUS DE L’ARTISANAT AU PROCESSUS INDUSTRIEL ? A Baccarat les séries dites industrielles sont faibles, quantité des lots de la pièce unique à quelques centaines, donc la série reste manuelle et faiblement mécanisé donc le geste reste primordial, nous restons une manufacture. Dans ce processus je suis le produit dès sa conception, dans le cadre de mon savoir faire, et je suis le garant de la réalisation des techniques mise en œuvre. QU’EST QUI VOUS SÉPARE D’UN DESIGNER ? Je suis la personne qui va adapter son idée à des transformations réalistes. Je vais adapter son idée en produit fabricable. Je suis sa main. Je vais le renseigner sur toutes les techniques possibles et lui le transformera en un article. *Son métier consiste à intervenir après le travail du verrier pour décorer à la main des verres, des vases, des carafes, des bijoux, des lustres… Il crée des motifs linéaires, géométriques, des facettes, des biseaux, tout en creusant le verre pour obtenir un décor ou créer une nouvelle forme. /images ©Marc-Antoine Mouterde /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter 
Après des débuts prestigieux au sein de la Manufacture de Sèvres où Gérard Borde participe à la production de sculptures d’artistes contemporains (François-Xavier Lalanne, Zao Wou Ki…), il crée, à Limoges, un atelier de recherche et production céramique afin de développer du design d’objets*. Il réalise et coordonne des projets contribuant à l’innovation industrielle, cherchant constamment les limites du matériau céramique. QU’EST-CE QU’UN MAÎTRE, MAÎTRISE, SAVOIR FAIRE QUE RECOUVRE CES TERMES ? Maître est un bien grand mot mais c’est une reconnaissance pour une carrière ce qui reste important, l’acquisition des savoirs ne s’arrête pas au titre de maître. C’est une perpétuelle remise en cause. La maîtrise des paramètres techniques et scientifiques sur l’ensemble des céramiques qu’elles soient artistique ou technique. Le savoir-faire englobe tous les savoirs acquis au cours de multiples expériences professionnelles. PEUT ON COMPARER LES MÉTIERS D’EXCEPTION FRANÇAIS AUX TRÉSORS NATIONAUX JAPONAIS ? Au Japon les maîtres d’arts sont vénérés et c’est un titre qui se transmet de génération en génération, quelque soit l’accomplissement du travail or en France un maître d’art est récompensé pour tout ce qu’il a pu faire dans sa carrière et si on parle de transmission de savoir-faire cela demande du temps, de l’envie, de l’aciduité, des sacrifices et s’orienter vers des personnes prêtes à transmettre leur savoir. Le titre de maître d’art est en France une véritable reconnaissance de la personne et de ses acquis. COMMENT PASSEZ-VOUS DE L’ARTISANAT AU PROCESSUS INDUSTRIEL ? L’artisanat représente la pièce unique, mais la série se rapproche de l’industrie et ainsi de d’autres problématiques techniques, c’est une autre démarche. Lier les deux est très intéressant dans le domaine de la céramique. Par la création, par le développement de process, de fabrication, la mise au point de matières premières, le développement de projets artistiques. QU’EST QUI VOUS SÉPARE D’UN DESIGNER ? Mon parcours a fait que j’ai eu l’opportunité de lier à la fois l’étude artistique et l’étude technique, de pouvoir créer moi-même en ayant connaissance des différentes démarches d’un processus de création, de la conception à la réalisation. Fort de mon expérience, je joue le rôle d’interface entre le designer et l’industriel dès l’élaboration d’un projet. *Sur plus de quatre vingt projets, citons Vitrail en lithophanie de porcelaine réalisé en 2004 avec Philippe Favier. Entre création personnelle et collaborations avec Marc Couturier, Martin Szekely ou encore Yann Kersalé, Gérard Borde n’a de cesse de s’ouvrir vers de nouveaux projets artistiques d’exception. Il est désormais entre Limoges, où il occupe les fonctions de Directeur technique du Centre de Recherche sur les Arts du Feu et de la Terre (CRAFT), et Tarbes où il enseigne à l’École Supérieure d’Art et de Céramique. /images ©Marc-Antoine Mouterde /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter 
Dernier fondeur en activité en Europe, Joël Bertin est chef d’équipe au sein de l’Atelier du Livre d’Art et de l’Estampe depuis 2003. De la refonte des caractères de l’Imprimerie nationale, en passant par les services photocomposition, prépresse et fabrication, il se forge une solide expérience désormais reconnue à l’international*. QU’EST CE QU’UN MAÎTRE ? Quel que soit le terme employé, il recouvre deux aspects qui à mon sens, sont indissociables : être devenu un spécialiste dans un métier rare ou en voie de disparition, et aussi transmettre son savoir. Il n’y a plus aucun fondeur en activité professionnelle, ceux qui opèrent encore relèvent d’associations et de musées et ne maîtrisent qu’un seul type de fondeuse. PEUT ON COMPARER LES MÉTIERS D’EXCEPTION FRANÇAIS AUX TRÉSORS NATIONAUX JAPONAIS ? Au sein de l’Imprimerie nationale ce sont avant tout les collections qui sont Trésors nationaux : les poinçons et matrices constituent un patrimoine unique au monde, classé Monument historique. Nos savoir-faire ne sont plus enseignés et sont, par la force des choses, devenus uniques. COMMENT PASSEZ-VOUS DE L’ARTISANAT AU PROCESSUS INDUSTRIEL ? Cela dépend de l’activité exercée. En tant que fondeur à l’Imprimerie nationale, l’artisanat et les petites séries se côtoient. Le fondeur intervient après le graveur de poinçons et avant le compositeur typographe et l’imprimeur. L’Atelier du Livre d’art et de l’Estampe s’inscrit avant tout dans un processus artisanal. Nous œuvrons au service des artistes pour créer des ouvrages de bibliophilie, à tirage limité, et nous mettons à leur disposition toutes les techniques préservées à l’Imprimerie nationale au cours des siècles et toutes les ressources de notre patrimoine en matière de caractères, dont les plus anciens datent de François Ier Mes fonctions de fondeur seront probablement à l’avenir exercées au sein d’un atelier vivant adossé à une structure muséale où je serai appelé à tenir un rôle de conservation du patrimoine et où je veillerai à sa pérennité. Le fondeur de caractères a un rôle clef à jouer dans la chaîne graphique. *Il collabore en effet avec des artistes du monde entier tels que Zanuzucchi, Ra Anan Levy ou de nombreux éditeurs d’art comme Maeght, Editart-Genève, éditions de la revue Conférence, Agencia Literaria Carmen Balcells ou encore les éditions Traces. Il a également développé des techniques innovantes, comme l’adaptation de certaines fondeuses au point Didot ou encore la fonte de l’attache avec fente pour fermoir à la japonaise pour le livre de Miquel Barcelo. /images ©Marc-Antoine Mouterde /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter 
Aux savoir-faire exceptionnels dans le domaine du gaufrage, du marquage à chaud et de l’incrustation sur papier, Laurent Nogues* apporte la dimension supplémentaire de la création graphique qui lui ouvre les portes des clients les plus prestigieux : Christian Dior Parfums, Chanel, la Monnaie de Paris, Cognac Lheraud. QUE SONT UN MAÎTRE, UNE MAÎTRISE ? Avant toute chose un apprentissage et donc une transmission ; ensuite un cheminement et une philosophie du travail ; celle de faire évoluer son savoir au fil du temps, des rencontres et des difficultés surpassées. LE SAVOIR FAIRE ? Un savoir-faire n’est pas une fin en soi, il est indispensable d’être à l’écoute, de créer et de provoquer le lien avec une conception contemporaine, de faire vivre nos techniques et sans cesse de repousser les limites. PEUT ON COMPARER LES MÉTIERS D’EXCEPTION FRANÇAIS AUX TRÉSORS NATIONAUX JAPONAIS ? L’inspiration me semble évidente, néanmoins nous sommes loin de la culture de l’héritage et du respect nippon envers les savoir-faire ancestraux, nous devons tirer les enseignements de l’extrême vigueur de ces « trésors culturels vivants » et de leurs performances actuelles. Nous ne devons pas non plus sous-estimer les nombreuses richesses de notre artisanat et bien encourager la sauvegarde de nombreux métiers mais il est déjà terrible de devoir parler de ce terme de « sauvegarde »! Faire connaître nos métiers, nos spécificités, notre unicité est un défi pour l’avenir, aussi bien pour susciter des vocations que pour faire vivre nos savoirs. Nous devons passer de l’idée politique à la notion de culture ce qui doit impliquer toute la société et faire évoluer la relation commerciale vers un respect beaucoup plus grand. COMMENT PASSEZ-VOUS DE L’ARTISANAT AU PROCESSUS INDUSTRIEL ? Très simplement : avec du temps ! Il faut juste considérer que le soin apporté à l’objet premier est nécessaire aux suivants. Nous réalisons de nombreuses recherches, de prototypes, de numéro « zéro » et ce en particulier dans l’univers du packaging. Ces derniers sont destinés à être produit sur de très grandes quantités et nous pourrions très bien être un interlocuteur privilégié et très intéressant pour ces industriels mais cet échange est extrêmement rare ; la logique industrielle dans cet univers est soumis avant tout à une logique financière… qui a été dévastatrice en matière de qualité. QU’EST QUI VOUS SÉPARE D’UN DESIGNER ? L’esprit de la matérialisation, nous devons faire du rêve une réalité ! et certes être suffisamment créatif pour pouvoir « décoder » les volontés les plus folles mais quand la connaissance de nos savoir-faire devient si rare et quand l’idée nouvelle est absente, il nous faut devenir créateur pour bousculer les idées reçues, susciter l’envie, provoquer l’imagination explorer les champs infinis que nous offrent nos techniques de gaufrages, marquage à chaud et incrustation. *Diplômé de l’Ensaama, Laurent Nogues fonde sa société Créanog en 1994, inscrivant son entreprise dans l’héritage spirituel des Créations Fournier, longtemps dirigées par son père. Il fonde, par la suite, un pôle de gestion de fabrication qui permet de proposer une offre beaucoup plus globale. Il va alors créer pour Frédéric Malle, Thierry Mugler, Cartier, Yves Saint Laurent – coffrets de Noël 2006, Cognacs Hennessy… /images ©Marc-Antoine Mouterde /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter 
Héritier d’une longue tradition de brodeurs pour la haute couture et le prêt à porter, François Lesage fait ses premières armes pour les collections singulières de Madeleine Vionnet et d’Elsa Schiaparelli. Créateur inspiré et interprète des plus célèbres couturiers, François Lesage et son équipe ont mis au point une centaine de nouvelles broderies qui constituent la plus grande collection de broderie de haute couture au monde*. *François Lesage qui, depuis 1949, a repris l’atelier de son père, c’est émancipé du poids de la tradition. Il expérimente des matériaux nouveaux, des traitements audacieux de matières plus classiques et compte parmi sa clientèle de grands noms de la mode : Lanvin, Givenchy, Dior, Grès, Patou, Yves Saint Laurent. Pour Karl Lagerfeld, Christian Lacroix, Thierry Mugler et Jean-Paul Gaultier, il produira des chefs d’oeuvre. /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. /images de gauche ©Marc-Antoine Mouterde / *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter Glamour et résolument connecté à la mode, le parcours s’arrête sur les Champs Elysées, l’Etoile et le Trocadéro suscitera de nombreuses rencontres créatives et transversales.  
BACCARAT célébrera les 170 ans de son verre iconique – le verre Harcourt. Le nouveau coffret « Palais Royal »sera présenté en exclusivité à cette occasion ainsi que le lampadaire “Marie Coquine“ de Philippe Stark/11, place des Etat-Unis. 75016. CITROEN : Le C_42 écrin architectural résolument contemporain porte plus que jamais en lui les valeurs d’audace et d’innovation de CITROËN /42, av des Champs Elysées. 75008 - CINNA : Quelques pièces des collections CINNA, seront mises en avant durant la Design Week /75, bd de Courcelles. 75008 - LE ROYAL ÉCLAIREUR : ce cadre fut conçut dans la lignée de l’hôtel Le Royal Monceau Raffles Paris, par P. Starck. La Z chair de Zaha Hadid. y est exposée en contre lecture avec le cheval de Caroll Christian Poel /39/41, av. Hoche. 75008 - LIGNE ROSET va célébrer une année riche en création avec notamment une collaboration active avec 33 créatrices et créateurs - 5, av. Matignon. 75008 - FENDI CASA, En harmonie avec la philosophie de la marque, les nouveautés présentées, du style moderne aux lignes les plus contemporaines, témoignent à la fois de l’excellence de la fabrication artisanale traditionnelle, de l’innovation et de la création - KENZO MAISON, La nouvelle collection Kenzo maison s’articule autour d’un kaléidoscope harmonieux et dissonant, entre des formes originales et des univers floréals /16, av. Georges V. 75008 - HUGUES CHEVALIER : les designers Amine Fallat et Bruno Lucas présentent en première exclusivité à Paris Design Week les canapés New Palace et Winston typiques de l’esprit français et statutaire d’Hugues Chevalier /134, bd Haussmann. 75008 - BARBIER : Un showroom entièrement redesigné, dédié aux luminaires contemporains, dont Stéphane Davidts et Oty-Light /28, rue Copernic. 75116. et aussi 
LA MAISON CHAMPS ELYSEES – LA TABLE DU 8 - A l’occasion de la PARIS DESIGN WEEK, création d’un cocktail éphémère à découvrir dans cet hôtel décoré par Martin Margiela /8, rue Jean Goujon. 75008. Et aussi NOLITA au MOTORVILLAGE :Exposition « Le Design italien ». Le NOLITA et sa Terrazza offre dans le cadre exceptionnel de MOTORVILLAGE une cuisine italienne authentique et contemporaine dans un décor design signée par l’architecte Jean-Michel Wilmotte /2, rond-point des Champs Elysées. 75008 - LADUREE Le Ladurée Bar dévoile un nouveau savoir-faire au travers d’un bar malicieux qui brouille les pistes du style Maison en affirmant ainsi une nouvelle personnalité sans trahir l’esprit Ladurée /13 rue Lincoln. 75008 - COOK & COFFEE, Cours de cuisine gratuits avec des grands Chefs, dégustation d’espressos ou de Cappuccinos en compagnie d’un caféologue ! Présentation en avant-première des nouveautés Kenwood et De’Longhi en petit-électroménager ! /3 rue Paul Cézanne. 75008 - RESIDENCES DECORATION au RENOMA CAFE GALLERY investit le Renoma Café et crée le buzz avec une scénographie « street art » signée François Delclaux ! A cette occasion, un menu et un cocktail ont même été spécialement imaginés le soir exclusivement… A tester du 12 Au 18 septembre /32, av George V. 75008 - LA PATISSERIE DES RÊVES a créée une brioche spécialement pour la PARIS DESIGN WEEK /111, Rue Longchamp. 75016.

Paris Design Week, ce sont 100 lieux qui exposent le meilleur du design, de l’art, de la gastronomie… durant une semaine. Voici le détail des six parcours : - 1 - Austerlitz - 2 - Bastille / République - 3 - Champs-Elysées / Trocadéro - 4 - Les Halles / Le Marais - 5 - Madeleine / Opéra - 6 - Saint-Germain. Téléchargez le Plan
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A partir du 1er juillet 2011, se tenait à Hyères, dans le cadre idyllique de la Villa Noailles, les journées professionnelles du 6e festival Design Parade. Une édition sous le signe des process et savoir-faire présentée dans la maison moderniste construit en 1924 par Mallet Stevens pour les Noailles. Chaque année, début juillet, la communauté design (d’abord française, aujourd’hui internationale) migre vers le sud de la France pour un festival de design haut en couleur, celui de la Villa Noailles à Hyères. Pour la Design Parade, placée sous le haut patronage du Ministre de la culture, 2011 est une année de transition. Catherine Geel, la commissaire générale des éditions précédentes ayant vogué vers d’autres soleils, et certains sponsors s’étant évaporés avec leurs bulles ou empêtrés dans le fil de leur petit électroménager ! Malgré cela, le festival tenu par Jean-Pierre Blanc avait belle allure et demeure un moment important pour ses partenaires fidèles et essentiels. Des trois jours professionnels (1er-3 juillet), nous retiendrons des échanges riches, de la couleur bien sûr dans l’exposition consacrée au verre contemporain, et une mise en avant des process et savoir-faire utilisés par les designers. L’un des temps forts du festival demeure la sélection des prix mis en place pour les jeunes designers exposés. En effet, le lauréat du Grand Prix de la Villa Noailles – cette année attribué ex-aequo à Jean-Baptiste Fastrez et Brynjar Sigurdarson – bénéficie de résidences et workshop au sein de la Manufacture de Sèvres, de Camper et depuis cette année du CIRVA (Centre International de Recherche sur le Verre et les Arts plastiques à Marseille) qui s’associe à la Parade. Leurs créations ainsi produites seront exposées l’année prochaine à la Villa. Signalons également que le Prix du Public a été remis à Emilie Colin Garros. Avant l’annonce des résultats et la clôture des journées professionnelles, une dernière conférence insistait sur les savoir-faire, avec comme invités François Azambourg, Pierre Charpin, David Dubois et Adrien Rovero. Les techniques étaient encore facilement détectables (ou non) dans l’exposition Glass Scene qui se tenait dans la piscine de la Villa. Baccarat était représenté avec Jaime Hayon et Ettore Sottsass et Saint-Louis avec les nouvelles créations de Marie-Christine Dorner et Pierre Charpin. Des pièces du CIRVA, dont les vases mettant en œuvre des plaques de verre de couleurs dans le soleil, fixaient l’image et les bons moments de cette édition de Design Parade. / GLASS SCENE – Pierre Charpin, vase Ecran, CIRVA, Marseille© galerie kreo /Les expositions restent ouvertes au public jusqu’au 2 octobre 2011.  Voter 
Tout le monde se souvient de la collection « Crystal Candy Set » créée en 2009 pour Baccarat par Jaime Hayon et qui fut un très grand succès. Fort de cette réussite, Baccarat renouvelle l’expérience cette année avec le designer espagnol. Une série de boîtes en porcelaine et cristal vont donc être présentées avec le zoo comme thème. Une mise en scène imitant l’arrivée d’un petit cirque naïf et coloré dans une salle de bal a été imaginée spécialement pour l’occasion.  Voter 
Ou comment trouver des projets qui pourraient être intéressants pour des entreprises, les écoles de l’Ouest de la France, en particulier pour les Pays de la Loire et le Poitou-Charentes. De la découverte de lieux investis par les marques, à l’exploration de collectifs étrangers et français, aux visites de showrooms, à la traversée du grand salon international. Pays de la Loire et Poitou-Charentes ont certainement une belle carte à jouer dans la fabrication de nouveaux produits, en travaillant avec de jeunes designers. Nos entreprises ont de nombreux savoir-faire, elles ont tout intérêt à se diversifier et à s’ouvrir à de nouvelles collaborations. L’entrepreneur souhaitant innover et se diversifier aurait tout intérêt à se déplacer pour rencontrer ces jeunes créateurs. Combien de panneaux “Cherche fabricant“ ai-je pu voir !? Du collectif de 18 designers internationaux (Meet My Project) qui présentent des prototypes à la recherche d’éditeurs et de collaborations. Lieu ou par ailleurs, j’ai découvert une marque (Drugeot Labo) des Ateliers du Drugeot, entreprise située en Anjou avec un très beau catalogue dont les meubles en bois sont tous conçus et fabriqués en Anjou. Aux grandes marques, comme Baccarat, ou les collaborations sont prestigieuses ; À l’exposition “Material Matters Exhibition“, qui rapproche les dernières innovations du cuir et du verre technologique – J’y découvre les créations de François Azambourg, qui avait développé en collaboration avec Design Composites Solution (DCS), de Saint-Berthevin en Pays de la Loire, une gamme de mobilier Lin94, résultat de la recherche et du développement de l’industrie de pointe des matériaux composites. DCS adapte les technologies et les matières les plus avancées du monde de l’automobile et de l’aéronautique aux ambitions de création du luxe et du design- ; Au Centre culturel français ou la présentation “Nouvelle Vague “ donne un aperçu du nouveau paysage domestique français. Sur le “Salone Internazionale del Mobile “, c’est un peu différent, 300 000 visiteurs et 2 800 exposants cette année, toutes les grandes marques internationales sont présentes, elles recherchent principalement des distributeurs, de nouveaux clients : 21 sociétés françaises dont 4 des régions Pays de la Loire et Poitou-Charentes sont présentes. Je repère la collection de Soca, société basée à Carquefou près de Nantes, spécialisée dans le mobilier de collectivité, type hôtellerie. Concernant les écoles, de nombreuses collaborations avec des designers connus, de belles présentations de prototypes, du master design de l’Ecal – Ecole d’art de Lausanne, à l’école de Genève – HEAD, en passant par l’Ecole de Design Nantes Atlantique qui exposait un travail de jeunes étudiants autour du moblier pour animaux domestiques /Par Valérie Dubeau – invest in Western France Agency /image 1 – chaise Lin94 DCS®- image 2 – François Azambourg copyright architecteo.com  Voter 
Depuis 170 ans le verre Harcourt est l’icône de Baccarat. De Napoléon III à Jean Paul II, les grands de ce monde l’ont adopté. Il était donc difficile pour le célèbre verrier de transformer le modèle. Et pourtant, suite à un workshop dirigé par Ed Barber et Jay Osgerby à l’ECAL, il a été demandé aux étudiants du Master en Design et Industrie du Luxe de donner une nouvelle interprétation du fameux verre. Après une visite à la manufacture de Baccarat afin de comprendre les techniques de fabrication du cristal, les étudiants ont proposé diverses versions dont la très originale sucette Harcourt ainsi que la transformation du célèbre verre en pièces de jeu d’échec. Pierre Keller, directeur de l’ECAL, est fier de présenter ces projets, qui montrent, s’il le fallait encore, la qualité de l’enseignement de son école. /Image 1 – « Pop » ECAL-Fumiko Ito Photo ECAL-Julien Chavaillaz,image 2 - “Sand“ ECAL-Yu Tian Photo ECAL-Julien Chavaillaz, image 3 – “Stretch“ ECAL-Elsa Lambinet Photo ECAL-Julien Chavaillaz  Voter used
Yann Kersalé qui a participé à de nombreux chantiers dont l’opéra de Lyon ou le Musée du Quai Branly installe chez Baccarat une scénographie de la lumière qui mettra en valeur les cristaux par un jeu d’ombres et de lumieres dans « un jardin sous la lune » représentant 10 massifs poétiques et mystérieux. /Par Marc Kelman /Un jardin sous la lune /Yann Kersalé /Baccarat, 11 place des Etats Unis /75016 Paris / Musée du Quai Branly, le jardin de nuit Yann Karsalé® /Du 9 au 14 juin Designer’s Days célèbre son dixième anniversaire dans un parcours intitulé : 10 ans ! Télécharger le plan, le programme.  Voter 
Jaime Hayon* serait il un designer d’avant la crise ? Merveilleux, créatif, le clown de Barcelone développe ses idées sans aucune crainte d’un résultat de bon goût ou kitsch : il est cette année “créateur scènes d’intérieur“ pour Maison & Objets. (Lire la suite…)  Voter | |