Dessine-moi une chaise – Benjamin Graindorge

Posté en éclairage par frederic rossi-liegibel le 10 janvier 2011

Benjamin Graindorge a toujours eu un crayon à la main, lui qui tend à se considérer comme “un adolescent du design“, et s’étonnait de voir son nom figurer aux côtés de ceux des frères Bouroullec. “Ce sont mes parents. Ils m’ont appris comment il fallait regarder le monde, et comment dessiner selon mes goûts et envies“. Désormais, lorsque le designer expose son travail, les objets qu’il réalise, il y joint les dessins préparatoires.

“Valeur montante“ du design français, son projet de “Paysage domestique“ a fait l’objet d’une aide du VIA en 2007. Il a été sélectionné deux années consécutives au festival “Design Parade“ (Hyères), avant de remporter en 2008 le Concours Cinna et l’Audi Talents Award dans la catégorie design. Il collabore régulièrement avec Cinna et la galerie Ymer & Malta. Benjamin Graindorge est le scénographe de la Biennale de Saint-Etienne 2010 en tandem avec François Bauchet.

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Saint-Étienne Biennale 2010 #1 – pourquoi y aller ?

Posté en répérage par frederic rossi-liegibel le 30 novembre 2010

Accélération du temps, dématérialisation des mouvements, perte d’ancrage, changement de repères et d’identité, la communication nous permet de nous téléporter sans aucune limite. C’est autour de ce thème que se construit la biennale 2010 : vision vers les possibles, vers ce mouvement révélateur de notre époque. François Bauchet et Benjamin Graindorge assurent la scénographie. Deux designers d’objets qui changent d’échelle pour répondre à la demande : nous transporter dans un monde parallèle, est-ce possible ? Car si l’on se téléporte, on reste au même endroit. Alors pourquoi aller à Saint-Étienne ?

  • pour utiliser Teleportissimo par Mathieu Lehanneur pour La Poste, “un tour de magie à l’échelle du territoire qui permet à chacun de faire disparaître, puis réapparaître ailleurs n’importe quel objet. Insuffler de la magie là où, par excès de logistique visible, en s’appuyant sur le système de collecte, transport, suivi… Il me suffit de se rendre à la Biennale pour comprendre.
  • pour se promener et découvrir la ville au rythme de Frédéric Ruyant. Espaces publics, abribus, trottoirs, façades d’immeubles sont le support d’événements incongrus, poétiques, parmi lesquels la ville se réinvente.
  • pour s’immerger dans “le quatrième mur“ une exposition sur la mise en scène des objets du quotidien, insolite et inattendu.
  • pour produire de l’énergie verte, comme la ville avec Hyné, station de stockage des énergies renouvelables. Objet étonnant, qui ou vre la porte à une utilisation d’énergie verte au quotidien, Hyné est issu de la collaboration entre Christophe Turpin, chercheur au CNRS, spécialiste de la pile à combustible et le designer Pierre Favresse.

Septième édition, pour la Biennale Internationale Design Saint-Étienne ! À travers son programme, celle-ci affirme sa démarche design : territorial et international en s’appuyant sur les relations existantes et à développer entre les milieux du design, ceux de la recherche appliquée et ceux de l’entreprise. De la seringue au TGV, de l’escalier intérieur aux espaces publics majeurs, ici, le design se veut un éclairage sur les réalités actuelles.

“Secteur en pleine mutation, où la culture croise l’économie, où les enjeux humains et sociaux sont souvent pointés, le design est un univers qui dépasse la question matérielle incarnée par l’objet ou le produit. D’où l’idée de téléportation, thématique qui aborde les questions concrètes de mobilité, d’ubiquité qui régissent aujourd’hui nos rythmes et nos modes de vies“*. “Le phénomène de l’immédiateté, de l’instantanéité, est un des problèmes majeurs posés actuellement (…). L’avènement d’une sorte de stéréo-réalité“**. Nous oublions, peu à peu, les enjeux qui étaient ceux du XXe siècle en acceptant  nous acceptons l’idée d’avoir changé de monde.

La biennale n’est ni un salon commercial ni une exposition muséale : c’est un événement ouvert, qui donne à voir, à découvrir, à faire, à penser et à partager. Pour la première fois, la biennale se déploiera au coeur de la Cité du design, sur ce site emblématique de l’ancienne Manufacture d’armes, partiellement réinvesti, marquant le début d’un renouveau urbain pensé et conçu par Alexandre Chemetoff pour l’Établissement Public d’Aménagement de Saint-Étienne.

* Elsa Francès /Directrice générale de la Cité du design /** Paul Virilio /Vitesse et information. Alerte dans le cyberespace !

/Autres expositions /Teleport, a visual comformation – commissaire Konstantin Grcic / Design & Shop  - commissaire Nathalie Arnoult /Living Spain 2010 /Fighting the box – commissaires Giovanna Massoni et Dieter Van Den Storm /L’harmonie au quotidien (les ambivalences de sa culture…)  - commissaires Hiroshi Kashiwagi, Masafumi Fukagawa, Shû Hagiwara, Noriko Kawakami /Design Transversal - commissaires Maurizio Galante et Tal Lancman /S’ajoute rencontres, colloques et conférences, mais là regardez sur le site dédiée à la biennale 2010

/Lieux /La Cité du Design 3, rue Javelin Pagnon, 42000 Saint-Étienne – Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne, 2 place Louis Comte, 42000 Saint-Étienne

/image /cimetiere des avatars – auteur second life

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Dessine-moi une chaise – Ymer & Malta

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 8 avril 2010

“Les atouts de la France, ce sont les meilleurs marchands du monde et un goût unique“ si à ces deux qualités s’ajoute celle de découvreur de talents, voici tracé le portrait de Ymer et Malta. Jolie anagramme, jeu de personnalité, pour ce nouveau duo aux ambitions fortes : découvrir les “Stars du design de demain“, Cédric Ragot, Normal Studio et Benjamin Graindorge sont déjà présent… Un beau démarrage qui s’inscrit dans la droite ligne des éditeurs de mobilier français de Ligne Roset en allant jusqu’à Moustache en passant par Kréo.

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Sense Fiction

Posté en décryptage par frédéric rossi-liegibel le 9 septembre 2009

L’air du temps se réconcilie avec le futur.

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Floating Garden

Posté en répérage par frédéric rossi-liegibel le 2 juillet 2009

Floating Garden est l’aboutissement de la passion pour les “points d’eau“ partagée par Benjamin Graindorge et Duende Studio.

Entre les “Paysages domestiques“ de Benjamin et le “Local River“ développé avec Mathieu Lehanneur, il n’y avait qu’un pas (et beaucoup d’expérimentations) pour que le principe devienne un produit réaliste en conservant tout son potentiel poétique. L’élégance du design associé à sa fonction nouvelle en font dès lors un objet paradoxal aussi évident que novateur.

Entre vase décoratif et station d’épuration. Floating Garden mixe deux techniques de filtration des nitrates produits par les poissons : la filtration sous gravier et l’aquaponie. Les racines des végétaux vont se nourrir et éliminer ces nitrates. L’eau retourne ensuite purifiée dans l’aquarium.

Le prototype exposé est vendu chez Forum Diffusion à partir du 30 juin ; il a vu le jour grâce à la Bourse Audi Talents Awards remportée cette année par Benjamin Graindorge.

/Par Frédéric Rossi-Liegibel /Design Benjamin Graindorge/ Conception : Anthony van den Bossche /Duende Studio

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