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Alors que la France est considérée par l’étranger comme le pays possédant les meilleurs designers du monde, il était complètement anormal qu’il n’y ait pas à Paris une design week ! Paris, laboratoire d’idées et incubateur de talents, rassemble dans sa région 8 000 designers et entreprises créatives venus du monde entier, que Designer’s Day, qui existe depuis 11 ans, semble avoir oublié. À l’instar des événements de Londres, Milan, Tokyo ou Moscou, Paris s’apprête donc à vivre un événement d’envergure internationale à l’identité affirmée, synchronisé entre les événements professionnels et l’attente du grand public. Son programme comporte une centaine d’événements parmi lesquels, en premier lieu le salon professionnel Maison&Objet, un parcours urbain et un salon Off. Il met au jour la « singularité » du marché parisien dans lequel il n’y a pas qu’un lieu du design mais une multiplicité de lieux : le Marais expérimental, Saint-Germain haut de gamme, Bastille moyen de gamme et luxueux à la Madeleine pour ne citer que les principaux. Peut-être faudrait-il aller plus loin et créer un quartier du design à Paris comme les antiquaires l’ont fait avec le carré Rive Gauche à Saint-Germain ou le marché aux puces de Saint-Ouen ? Ou encore suivre le désir politique symbolisé par la Cité de la Mode et du Design ? Ou au contraire accepter l’idée que l’éparpillement des boutiques de design favorise la mise en avant du marché comme la rue de Seine, la rue Vieille du Temple ou la rue Charlot ? La réponse sera donnée cette semaine. En reprenant le principe de la via Tortona à Milan lors du Mobile, la simplicité et l’évidence de l’initiative feront avancer beaucoup plus vite le développement du désir, en offrant sur quelques jours une large visibilité du design sous toutes ses formes auprès du grand public. Voici le détail des six parcours : - 1 - Austerlitz - 2 - Bastille / République - 3 - Champs-Elysées / Trocadéro - 4 - Les Halles / Le Marais - 5 - Madeleine / Opéra- 6 - Saint-Germain. 
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“Hormis le salon Maison & Objet, il manquait un grand événement international de design, pour parler des atouts de Paris“*. Paris est un laboratoire d’idées et un incubateur de talents qui rassemble dans sa région 8 000 designers et entreprises créatives. Paris Design Week est à son image à la fois culturel et commercial, professionnel et grand public. Cette semaine du design “proposera une grande transversalité en rassemblant des acteurs de la discipline du design au sens large, de la création de mobilier au design graphique, en passant par l’architecture intérieure, les arts décoratifs et même la gastronomie. Il fallait au préalable asseoir une véritable légitimité. Nous avons créé now ! design à vivre il y a 10 ans, après ce travail professionnel, il manquait un maillon grand public à la chaîne du design“*. Des lieux emblématiques comme le Lieu du design, Artcurial ou Colette participent à la manifestation ! Que l’on souhaite apprendre, partager, écouter, acheter, découvrir les nouveautés de la rentrée, travailler ou faire travailler, le programme rassemble une centaine d’événements parmi lesquels Maison & Objet, des expositions de design, des lancements, des tables rondes et débats, des installations, des visites d’ateliers, de lieux d’exception et des fêtes, pour échanger de nouvelles idées, développer des contacts et du business, profiter de l’environnement créatif et célébrer le design. * Étienne Cochet, Directeur général de SAFI Les acteurs de la création ont répondu présent à l’appel. Ainsi, ils bénéficient d’une scène sur laquelle présenter, au plus fort de la rentrée, leurs dernières pistes de travail, mais aussi de pouvoir créer des opportunités et d’accompagner le dynamisme de ceux qui permettent à l’innovation d’émerger. L’idée : revisiter la ville en suivant “le fil rouge de l’inédit, de l’inspiration et de l’envie“. Quelques événements quartier par quartier – début septembre une liste complète vous sera proposée.  AUSTERLITZ NOW ! LE OFF : Manifestation ouverte à la jeune création et à l’avant-garde, c’est 1 200 m2 de Docks en Seine à disposition des designers pour offrir un aperçu de la nouvelle génération française et internationale. Didier Faustino donne le ton et ouvre la voie avec l’installation de Wild Things, une hutte urbaine conçue pour le nouveau film de Virginie Despentes. Frédérique Morel, Pauline Deltour, Chenzu Sun, Pool, Charles Kalpakian… GLITCH FICTION : Collectif fondé au Royal College of Art, Glitch Fiction propose des objets scénario pour un design activiste. Un point de chute, une frontière entre fiction et réalité, Glitch expose les nouveaux projets de Austin Houldsworth, David Benque, Nicolas Myers, Facet, Thomas Thwaites, Nitipak Samsen, The Workers, Nelly Ben Hayoun et Good Wives and Warriors. GALERIE VIA : Présentation du travail d’étudiants provenant de vingt-sept écoles de design en France. MY DESIGN ose la couleur pour cette première Design Week avec une présentation de pièces de Johanna Grawunder chez Glas Italia. Le peintre Gérard Le Coarec et la photographe Vic proposeront chacun leur vision en deux dimensions du média couleur.  BASTILLE MILK FACTORY : pour sa première exposition, la Milk Factory accueille l’exposition Pièces Montées des designers Ich&Kar. HI MATIC : à l’occasion de la Paris Design Week, matali crasset a choisi l’hôtel Hi Matic, fruit de sa collaboration avec Philippe Chapelet et Patrick Elouarghi, pour présenter en avant-première sur Paris sa nouvelle création, la chaise modulable Double side.  CHAMPS ÉLYSÉES / ÉTOILE / TROCADERO L’ÉCLAIREUR/ROYAL MONCEAU : ce cadre pensé par Philippe Stark où l’esprit est High Tech présente la Z chair de Zaha Hadid. 
MARAIS BOUTIQUE DU CENTRE POMPIDOUprésente le miroir mural imprimé de Constance Guisset, inspiré d’un miroir vieilli qui était dans l’atelier de Francis Bacon, mais aussi, le fauteuil Raviolo de Ron Arad. GALERIE BSL : première exposition personnelle d’Adrien de Melo qui révèle en six pièces un univers de designer sensible et contemporain où l’onyx, les bois rares et l’acier se mèlent. GALERIE GOSSEREZ : quatre designers parmi les meilleurs de la nouvelle génération, ils travaillent depuis plusieurs années dans les plus grands studios de design français, la Galerie leur offre une première carte blanche . MERCI : présentation d’une exposition “essential Design in Japan : SUGAO“ tiré de SU concept de l’esthétique japonaise qui définit le « simple », le « sans ornement ». GAO : L’idée de l’essentiel, d’un design qui provient de l’essence même de la culture japonaise.  OPERA / MADELEINE COLETTE : présentation du mobilier de David Lynch édité par Domeau Pérès, mais aussi de la collection de verres conçus par Karl Lagerfeld pour Orrefors, des Veilleurs de nuit de Pierre Charpin pour Saint Louis et du coffret de couteaux de cuisine de Pierre Gagnaire pour Puiforcat. XO expose pour la première fois au grand public l’une de ses dernières créations emblématique : la collection Babel de Marcel Wanders. 
SAINT GERMAIN DAVID HICKS : le jeune éditeur LAQ (Luxe Architecture Qualité) s’installe chez David Hicks pour présenter ses créations décalées. LIGNE ROSET célèbre une année riche en création avec notamment une collaboration active avec 33 créatrices et créateurs, des rééditions de pièces historiques comme celles imaginées au début des années 1970 par Pierre Paulin et beaucoup d’innovations avec des références comme Ronan & Erwan Bouroullec, Jean Nouvel, Inga Sempé, Philippe Nigro… mais aussi des talents à découvrir comme la designer suédoise Jessica Hansson ou le couple italo-danois Stine Gam et Enrico Fratesi… TRIODE ÉDITIONS : présentation de trois luminaires – recherche autour de la porcelaine et le verre – en série limitée avec Pierre Gonalons, Arnaud Lapierre et Simon Naouri. DESIO : la manufacture de sièges présente les travaux d’Anaïs Allard et de Didier Versavel autour du cuir et de ses réactions. /austerlitz – image 1 - Docks en Seine - image 2 - Didier Faustino Hutte Wild things pour le film “By By Blondie“, Crédit photo : Virginie Despentes /Bastille - image 1 – [BP] Architectures® - image 2 - Jean-Jacques Pallot / Champs Élysées - image 1 Royal Monceau – iimage 2 – Z Chair by Zaha Hadid for Sawaya & Moroni – Marais – image 1 cheminées de Beaubourg Christophe Eyquem® - image 2 Pygmalion »Galerie Gosserez® – Madeleine – Marché St. Honoré – image 2 – chaise Babel de Marcel Wanders – St. Germain – passage Dauphine – lampe – Simon Naouri - Triode® /Musique – Camille - Le sac des filles – Paris – acheté sur ITunes – tous droits réservés
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Mathieu Lehanneur* avance sur le fil du design et de la science. Sa relecture de la course actuelle au bien-vivre et ses propositions audacieuses le placent un peu en avance sur les industriels, mais en intime cohérence avec son temps, un travail en contrepoint de celui de Constance Guisset. 2010 est son année ! C’est dans l’univers scientifique que Mathieu Lehanneur exprime le plus son intérêt pour le « corps humain et son environnement ». Cobaye pour des laboratoires pharmaceutiques**, il médite sur la relation du patient à la maladie et au médicament pour son projet de fin d’étude. Il conclut que les laboratoires balayent tout le rituel autour de la guérison au profit de la molécule. Après plusieurs propositions auprès des laboratoires pharmaceutiques, ses recherches entre design et science l’amènent à développer la série d’objets thérapeutiques isus de l’anlyse des nouveaux modes de prise de médicaments. Un fil rouge qui relie l’être humain, ses perceptions comme ses besoins, et son environnement domestique comme naturel“. Cette démarche on la retrouve dans la carte blanche que lui propose le VIA. Avec Local River Mathieu invite la nature et la technologie de pointe dans nos intérieurs***. Janvier ÉLU créateur de demain, pour célébrer 10 années de présence design****, Mathieu Lehanneur avait répondu à la question posée par Philippe Starck : “Que nous manque-t-il ?“. La meilleure réponse son filtre à air Bel Air – rebaptisé Andrea (le prénom de son fils) pour raisons juridiques – est vendu au grand public. Fruit d’une collaboration avec le scientifique David Edwards et d’abord réalisé à titre d’expérience à la galerie parisienne Le Laboratoire, Andrea répond à une problématique de pollution intérieure qui nous concerne tous. Avril Après la qualité de l’air avec Andrea, Mathieu s’est intéressé à la qualité de nos rêves. Conçue pour l’Hôtel de Marc, qui accueille à Reims les invités de Veuve Cliquot souvent épuisés par le décalage horaire, « Once upon a dream » est une chambre idéale, une unité de sommeil, entre conte de fée et home cinema, qui reprend les études physiologiques testées et mises en place par les services de malades du sommeil. Basé sur le travail du Docteur Alain Nicolas, responsable de l’Unité d’Exploration Hypnologique du CH Le Vinatier à Bron (Lyon), « Once upon a dream » devient donc un voyage vers le meilleur des rêves. Septembre Mathieu conçoit l’espace dédié aux adolescents pour le Centre Pompidou. Intitulé “ Studio 13/16“, cette proposition, forcément risquée pour un musée lorsqu’il s’adresse à une population par essence aussi volatile que les ados, trouve une réponse fonctionnelle et formelle basée sur l’ergonomie du désir. Novembre Mathieu Lehanneur présente à la Biennale de St Etienne les prototypes de la collection Efficient Home dessinée pour Schneider Electric. Une gamme d’éléments destinée à optimiser la consommation d’énergie des foyers pour obtenir une réduction significative de notre empreinte carbone. Un objectif rendu possible par la précision d’information communiquée en temps réel par ces émetteurs / récepteurs d’information électrique positionnés sur les objets clefs de notre consommation quotidienne (chaudière, frigo, télévision, etc…). Alors 2011 ? Une nouvelle chaîne de restaurants fondée sur le concept de Fast Quality Food ? Une médiathèque ? *Tout juste diplômé de l’Ensci-Les Ateliers en 2001, Mathieu Lehanneur fonde son studio de design et d’architecture intérieur. Quelques jalons, Objets thérapeutiques imaginée en 2001. En 2006, carte blanche du VIA, 2008 direction artistique de Paco Rabanne. 2009, Local River, Andrea et fonde Everything ButThe Molecules une société basée aux Etats-Unis. 2010, Air Mineral. **source Wikipédia ***Un travail qui se poursuit avec Domestic Ponds par Duende Studio avec Mathieu Lehanneur, Benjamin Graindorge et Eric Jourdan à la Galerie BSL. ****Depuis une décennie now ! design à vivre est l’espace entièrement dédié aux designers et aux éditeurs du salon. En janvier 2010, avec le parrainage de Philippe Starck, c’est une génération qui est mise à l’honneur, avec 10 designers. Les 5.5 designers, Sam Baron, Gilles Belley, Michel Charlot, Constance Guisset, JoachimJirou Najou, Mathieu Lehanneur, Philippe Nigro, Normal Studio, Marie-Aurore Stiker répondent à la question posée par Philippe Starck /Par Frédéric Rossi-Liegibel/ Légende : /Mathieu Lehanneur /copyright : Fabien Thouvenin /Labo Brain is a tailor-made all-white stu dio /Local River, unité domestique de stockage pour poissons et légumes, avec Anthony van den Bossche  Voter 
Constance Guisset* dessine notre futur, léger comme la lumière, poétique aérienne, insaisissable. Pour Constance le temps, le mouvement, l’allure, une certaine lenteur sont l’harmonie. alors elle a crée Duplex, cette cage surmontée d’un aquarium où l’oiseau peut se déplacer et voler à la même hauteur visuelle que le poisson, objet hybride rendant possible une rencontre improbable, un travail en contrepoint de celui de Mathieu Lehanneur. 2010 est son année ! La poésie de son travail qui nous incite à découvrir des objets du quotidien sous un autre angle. Son objectif est de nous transporter ailleurs, de nous faire sortir de nous-mêmes. Sa pratique du design : un sourire ! Autant d’objets aussi pratique que poétique qui valurent à Constance Guisset des prix tels que le Grand Prix du design de la Ville de Paris en 2007 ou encore le Prix du Design Parade 03 Villa de Noailles. Quand Constance parle de son métier, ses mots sont des voyages au pays des songes. “Provoquer une magie évanescente“, “aboutir à une alchimie créative“. Des termes qui donnent envie de s’envoler. Janvier ÉLUE créateur de demain, pour célébrer 10 années de présence design**, Mathieu Lehanneur avait répondu à la question posée par Philippe Starck : “Que nous manque-t-il ?“. “Il nous manque du rêve. Nous avons besoin de légèreté pour pouvoir décrocher de la réalité“ répond elle ? Avril Constance lance avec Petite Friture, son éditeur, Vertigo une lampe-cabane enveloppante qui suggère un espace d’intimité. Son extrême légèreté (moins de 500g pour une surface déployée de 2m?) la rend mobile au rythme des courants d’air: elle tourne doucement en dessinant un espace graphique presque transparent, comme suspendu entre le sol et le plafond. Juin Primée au Audi Talent Award, Constance Guisset a ces mots : “ce qui anime la démarche de tout designer, c’est d’abord de proposer des objets bien conçus et équilibrés. Cependant, il est vrai que je cherche aussi à ‘’sur-prendre’’ l’usager en lui offrant un bref instant d’illusion, un décrochement fugace de la quotidienneté.“ En parallèle et dans le cadre des Designer day’s elle anime les vitrines des Galeries Lafayette**. Le prétexte à l’intervention spéciale dans les vitrines de Lafayette Maison se nome Angelin. C’est une lampe, hommage à Angelin Preljocaj avec qui Constance Guisset a collaboré en 2009, et pour qui elle a conçu la scénographie toute de papier de son œuvre solo Le Funambule. Alors naturellement une lampe en papier. car “le papier est un outil essentiel pour un designer. Il est le support des premiers dessins à la main et permet de mettre en forme les premières maquettes. C’est un matériau extrêmement familier. Le papier souligne l’humilité du scénographe qui doit s’effacer derrière l’objet qu’il présente.“ Septembre Constance présente sa réponse pour le nouvel Institut Français de Turquie à Ankara***. Elle a conçue l’espace du rez-de-chaussée comprenant l’accueil, une librairie et un café, avec pour feuille de route de dessiner des meubles fabriqués par des artisans turcs en Turquie. après le papier c’est le métal, plié comme un origami. Les meubles sont devenus la collection Etoile – nom du nouveau quartier où s’installait l’Institut Français. la collection comprend une quinzaine d’éléments : un tabouret, une table large, une table de café, deux bars, deux étagères, un accueil et cinq meubles d’exposition de librairie. Novembre Constance présente cairn est un ensemble de boîtes en bois aimantées qui s’agencent librement en porte-à-faux. ce projet sera édité en avril (Salon de Milan) en série limitée. Puis XtremKey, une clé USB (LaCie) résistante, waterproof, délicate, aérodynamique et indestructible dont la forme discrète d’une capsule d’agent rend l’objet secret. Posée, la clé danse comme un culbuto. Alors 2011 ? “Le temps permettra de distinguer si la proposition de rassembler des objets de différents statuts permet de les préserver dans une certaine humilité et légèreté. Ils ne sont pas solitaires mais sont comme les personnages d’une aventure du design photographiés à un moment T. *Constance Guisset est designer divers et transversal : diplômée de l’ESSEC, de Sciences Po et de l’ENSCI. Administratrice du studio Ronan et ErwanBouroullec entre 2003 et fin 2009, elle prend dorénavant son envol une certaine philosophie, une vraie poésie. **Commissionnée pour mettre en scène les vitrines, Constance Guisset, designer scénographe, s’emploie à marquer de sa patte ce lieu tout en lui vouant un vrai respect. En respectant l’idée et la vocation du lieu qui a su imposer un style depuis son lancement : pluralité de l’offre, fonctionnalité et accessibilité. Mais aussi dans un périmètre définit par les Designers Days : dix installations symboliques des dix ans des Designers Days et du design de la dernière décennie. ***débuté en 2008 par un appel d’offre gagné en partenariat avec l’architecte Turque Gül Gulven et son agence VEN. /Par Frédéric Rossi-Liegibel/ Légende : /copyright 10X10 vitrines des Galeries Lafayette Maison /XtremKey, une clé USB – LaCie /Contance Guisset©  Voter 
Le travail présenté par Constance Guisset ces dernières années qui vient en renfort de missions de scénographie pour Le Funambule d’Angelin Preljocaj, d’expositions mais aussi de réalisation média au travers d’un film sur les jouets mécaniques à la demande du Musée des Arts Décoratifs (section jouet). C’est donc un travail plus personnel que dévoile la designer, par opposition aux années consacrées au service des projets des autres. Peut on qualifier de personnel la réalisation d’une poubelle ? Si l’objet est une proposition de méthodologie simplifiée pour non pas éduquer mais agir pour ce qui est du tri. Au sujet de son approche, elle déclare : “Mon travail s’articule autour d’une réflexion sur l’illusion visuelle et la surprise. Je m’attache à créer des objets en mouvement, visant à susciter un étonnement durable ou une fascination passagère. Leur édition comme transformation est une mue au cours de laquelle ils passent de projet à réalité, pour ne garder que l’essentiel, la légèreté et la poésie de l’intention initiale. Au terme de ce travail, le projet sort de sa chrysalide et devient objet fini, destiné à la manipulation exclusive de l’utilisateur. Et vole de ses propres ailes.” Un travail récompensé par la mention “créateur de l’année“ pour Now ! Design à vivre. (Lire la suite…)  Voter 
La star dans les vitrines de Lafayette Maison* se nome Angelin. C’est une lampe, hommage à Angelin Preljocaj avec qui Constance Guisset a collaboré en 2009, et pour qui elle a conçu la scénographie toute de papier de son œuvre solo Le Funambule’ Dans chacune des dix vitrines, dix objets ont été sélectionnés par Constance Guisset parmi les produits vendus dans les allées du grand magasin et sont associés à la lampe Angelin, sa dernière création. C’est cet élément qui constitue le fil rouge, création gimmick que l’on retrouve chaque fois différente, déroulant, suspendant ces arcs, pans de papiers, toujours singulière. Finalement c’est un peu cela que décorer son espace, c’est venir dans un lieu comme l’hyper show room Lafayette Maison, s’attacher à choisir parmi une sélection de références qui hormis quelques niches sont déjà familières et produites par milliers (millions ?) soit peu originales, par opposition à exclusives. C’est surtout les organiser, les placer chez soi de manière unique, les associant à des objets et une architecture particulière pour comme dans ces vitrines créer quelque chose de très personnel. *Après les travaux d’étudiants présentés au travers de “Rêves de design“ by ECAL en 2009, Lafayette Maison expose donc pendant les Designers Days un travail mono artistique. Commissionnée pour mettre en scène les vitrines, Constance Guisset, designer scénographe, s’emploie à marquer de sa patte ce lieu tout en lui vouant un vrai respect. En respectant l’idée et la vocation du lieu qui a su imposer un style depuis son lancement : pluralité de l’offre, fonctionnalité et accessibilité. Mais aussi dans un périmètre définit par les Designers Days : dix installations symboliques des dix ans des Designers Days et du design de la dernière décennie. /Par Andrée Fraiderik-Vertino /Dis-moi dix vitrines /Lafayette maison /Constance Guisset /Lafayette Maison, 35 Bd Haussmann – 75009 Paris /Du 9 au 14 juin Designer’s Days célèbre son dixième anniversaire dans un parcours intitulé : 10 ans ! Télécharger le plan, le programme.   Voter 
Le temps, le mouvement, l’allure, une certaine lenteur se dégagent des créations de Constance Guisset*, un rythme japonais. (Lire la suite…)  Voter | |