| Indiscutablement, la couleur a une composante magique. 
Un autre grand principe de compréhension de la couleur justifie et alimente les créations actuelles : c’est l’inextricable enchevêtrement de la couleur et de la matière. Elles n’existent pas l’une sans l’autre mais l’une par l’autre. Pour les coloristes, le Pantonier n’a pas de sens, car ils sont dans la matière, et pas uniquement dans la couleur. La matière est la base des recherches, la couleur en est le résultat, un mélange de pigments, de composants, d’encres, de jus, de laques, de résines, d’interférents, de particules, d’agents texturants tout ce qui compose un support ou anime sa surface, lui donne du grain, de la texture. Et dans ce jeu constant, les matières et couleurs s’affirment, se renforcent mutuellement jusqu’à transformer immanquablement le regard. Cette perception fine de la couleur implique une part d’irrationnel. Cette recherche de la fameuse couleur inaccessible dont tout le monde rêve devient le moteur “des révolutions rapides et provoque de véritables coups d’état“. Pour les industriels et les coloristes, c’est une quête personnelle, jamais assouvie, une espèce de quête du Graal. Mais où est donc or… en Eldorado bien sûr ! Attention à la ruée vers l’or ! Ne succombez pas aux pommes d’or du jardin des Hespérides ! Les pragmatiques vous diront que ce n’étaient que des oranges. Couleur alchimique par prédestination, couleur à monnayer avec circonspection, couleur à manier avec précaution, couleur à n’utiliser qu’avec discrétion, sinon l’or vous taxera de mauvais goût. Noble, riche, pur, mat, satiné ou brillant, matière ou laqué, c’est l’œil qui dirige cette correction. Reflet dans un œil d’or, fard pailleté d’or, teint doré, c’est dans la parcimonie que réside son harmonie, l’or change en fonction de notre richesse. Et dans toutes ses “gold” déclinaisons que le golden boy se trahit. Or blanc, or jaune, or rose, or vert, or rouge…quel or choisir pour redorer un blason ? “Pour couvrir ton corps d’or et de lumière…” Basses lumières, contraste léger, subtilité et couleur naturelle, l’or se rapproche du gris. Charge appuyée, surplus sublime, précieux, tout ce qui brille n’est pas or, mais sans lumière aucun or ne brillera. Et touches légères préfèreras. Vermeillé, ô merveille ! Damasquiné, enluminé, ou chryséléphantin. “Pompes et circonstances” Le précieux or pare de tous les fastes du pouvoir. Il anoblit tout mais dissimule derrière une façade grandiloquente la réalité devenue invisible, tant son pouvoir hypnotique est grand. Son éclat aveugle. Le veau d‘or est-il toujours debout ?  Voter 
Or – Peau - “Malléable, rouge, jaune, bleu ou noir, matière ou couleur pure aux variations infinies, l’or donne du plaisir et assied la richesse. Peindre en or est un cérémonial, doreur est un métier, l’or est une parure.“ L’or a des reflets blanc et jaune et c’est dans les basses lumières que les ombres se chargent de vert. Cela donne le contraste léger qu’on peut avoir sur un anneau. La réussite est d’avoir laissé la peau naturelle avec juste une légère touche d’or. Toute la subtilité est apportée par la lumière. Nous avons cherché un rapprochement entre le gris et l’or. Tout est subtil. Pour y parvenir, nous avons procédé à l’envers : dans un premier temps un maquillage très appuyé, puis suppression du surplus pour arriver à cet équilibre. 
Or – Pigments - “Très souvent précieux, l’or habille, pare, donne de l’éclat et de l’amplitude à un projet, à un produit. Mais il est très délicat, car il y a un or pour chacun. Plus que tout, c’est une couleur culturelle, d’abord liée à sa valeur monétaire et marchande, de façon encore plus forte que l’argent. Enfin, c’est plus que jamais avec l’or que l’on rejoint notre histoire d’alchimie.“ 
Or – Encre – “Avec l’argent, l’or est une couleur noble, riche, que l’on peut employer pure. C’est une manière de se distinguer. Mat, satiné ou brillant, matière ou laquée, ça n’a pas d’importance, c’est l’œil qui dirige cette correction mais ce n’est pas la réalité, la fascination rentre en scène.“ 
Or – Plastique - “L’or offre une manière de se distinguer. On peut avoir un immense panel d’or, il peut aussi se dégrader facilement.“ 
Or – Métal - “Pour la teinte dorée, on a moins de teintes, cela ne veut pas dire moins de possibilités. Mais, de par la matière et le procédé de galvanisation, on limite les choix“. 
Or – Verre - “Par sa désignation, cette couleur fait référence au métal précieux. Mate ou brillante, opaque ou transparente, cette teinte reste luxueuse. Pour l’obtenir, il est nécessaire de composer avec des éléments métalliques, nacrés, hautement pigmentés. La couleur or peut être déclinée dans des nuances chaudes ou chaleureuses, ainsi que dans un univers de tons beaucoup plus polaires – Tout cela va dépendre des formulations élaborées. » 
Or – Papier – “Symbole de richesse et de surface noble. Il peut offrir une palette de nuances très intéressante. Nous n’ avons encore exploré qu’une infime partie de cet univers.“  Voter 
S’intéresser à la réflexion des artistes sur la couleur permet toujours de traverser l’ensemble de l’histoire de l’art avec une certaine poésie. Un an après la parution en français de Couleur et culture, John Gage propose La couleur dans l’art. John Cage nous fait découvrir les nombreux critères qui président au choix d’une couleur. Sous ce nouvel éclairage, on revisite au fil des pages la palette des peintres. Du pointillisme au constructivisme, de la théorie de l’œuvre d’art totale à l’expressionnisme abstrait, les œuvres prennent un sens nouveau. De l’origine des pigments de la peinture aborigène en Australie aux croyances dans le pouvoir guérisseur des couleurs au Moyen-Âge, le goût d’un artiste pour une couleur est bien souvent le fruit de contraintes économiques et sociales. Il raconte aussi avec précision comment les artistes se sont inspirés de la psychologie ou de la science optique pour faire évoluer leurs usages de la couleur. Toutefois, en brassant un trop grand nombre de thèmes sur un nombre de pages restreint (du nom et des matériaux des couleurs à l’impact de la science sur les artistes) et en multipliant les digressions, il nous fait perdre le fil de ce trop vaste survol. JohnCage. La couleur dans l’art . Thames and Hudson, 336 p. - « La Couleur dans l’art » – Éditions Thames & Hudson, 224 p., 14,95 €.Un choix de Carl Huguenin pour A R T A Z A R T – LA Librairie qui depuis 1999 répond aux attentes de tous les passionnés de la création. Jérome Fournel et Carl Huguenin et leur équipe vous attendent au 83 quai de valmy, dans le X° arrondissement de Paris, au bord du Canal St Martin, où ils contribuent à révéler et promouvoir une créativité pluri-disciplinaire  Voter 
La couleur est seulement la partie de la lumière qui est réfléchie. Tout le monde ne voit pas les couleurs de la même façon car c’est l’œil qui crée l’équilibre entre les contrastes colorés. De la juxtaposition de deux couleurs se crée une vibration que l’œil enregistre comme une troisième couleur.
La peinture suggère la vibration de la lumière dans des images fixes. L’art cinétique, dans des œuvres à deux ou trois dimensions, joue sur la lumière et le mouvement en temps réel. Cinéticien*, Carlos Cruz-Diez fragmente la forme en bandes verticales ou horizontales.
C’est ce qu’il appelle les « modules d’événement chromatique ». Il cherche à démontrer et à mettre en scène l’existence de cette nouvelle couleur que l’œil perçoit lorsqu’il est soumis à la vibration de deux couleurs juxtaposées. Mais sans la reproduire. C’est le spectateur, avec son mouvement, qui crée l’œuvre. Ici, la couleur se transforme et évolue constamment. Carlos Cruz-Diez dit qu’il crée des événements chromatiques où le spectateur peut choisir “le climat de couleur de sa préférence“. *L’art cinétique est né dans les années 1950. Au-delà de leur diversité, les artistes cinétiques ont en commun de s’intéresser aux découvertes de la science et aux nouvelles technologies. Ils utilisent des matériaux nouveaux comme le plexiglas, des aciers flexibles, travaillent avec l’ordinateur… Pour eux, l’art fait partie de la vie et de notre environnement quotidien. /Illustration – Carlos Cruz Diez -Physichromie 1446 /En octobre 2011 l’espace Meyer Zafra – qui avait déja montré des œuvres du vénézuelien Cruz-Diez des années 2001 à 2006 – montrant cette fois ci les oeuvres des années 1964 à 2005.  Voter 
Le système Munsell - 5 teintes de bases/ 5 secondaires, pas de limite de saturation Ce système, surtout utilisé aux États-Unis, a été inventé par Albert Munsell en 1909. La notation Munsell permet de décrire n’importe quelle couleur. Les couleurs y sont classées selon leur teinte, leur luminosité et leur saturation, dans un solide de type “toupie“. Le “Munsell Book of Color“ définit plus de 1500 couleurs au travers de 40 pages (t1 • le système Munsell – 5 teintes de bases/ 5 secondaires, pas de limite de saturation : R (rouge), Y (jaune), G (vert), B (bleu-cyan), P (pourpre) et YR (orange), GY (vert-jaune), BG (cyan foncé), PB (bleu violacé), RP (magenta foncé). Chaque secteur est alors découpé en 10 intervalles pour donner une roue chromatique de 100 teintes. Il est intéressant de noter que des teintes opposées dans la roue chromatique sont des couleurs complémentaires (leur mélange additif donne un gris de même luminosité). 
Le modèle Ostwald - 4 teintes de bases/ 4 secondaires, pas de limite de saturation Ce modèle datant de 1914, classe les couleurs selon leur teinte, leur degré de blancheur ou noirceur (luminosité) et leur pureté (saturation, chroma). Soit 24 teintes (4 bases + 4 secondaires x 3 intermédiaires) + 8 niveaux de gris. À partir de 24 teintes, le nuancier définit 680 couleurs. Ce système part du postulat qu’une couleur s’obtient à partir d’une couleur dite “pleine“ et d’une certaine quantité de blanc et de noir. Une couleur est donc définie comme suit : elle s’appuie sur quatre teintes de base : jaune, rouge, bleu, vert. Quatre couleurs intermédiaires sont ajoutées. Ces huit couleurs donnent chacune trois intermédiaires, pour un total de 24 teintes. Pour compléter une échelle de huit niveaux de gris est ajouté à ces 24 teintes. 
Le système du centre suédois de la couleur – NCS (Natural Color System) 10 fondamentales, 12 intermédiaires, 10 niveaux du blanc au noir. Le système NCS a été créé en Suède en 1920 par le centre suédois de la recherche sur la couleur. C’est un standard national en Suède, Norvège, Espagne et Afrique du Sud, et il possède des antennes nationales implantées dans 21 pays. On utilise ce standard dans de nombreuses branches de l’industrie : textile, cuir, peinture, plastique, arts graphiques, cosmétiques, agro-alimentaire, céramique, verre, etc. Ce système s’appuie sur le fait que l’homme discernerait 6 couleurs fondamentales : le rouge, le jaune, le vert et le bleu + le blanc et le noir. Toutes les autres couleurs résultant du mélange de 2, 3 ou 4 des couleurs fondamentales. 
Le nuancier NCS®© 24 teintes (4 bases + 4 intermédiaires x 3 variantes) + 8 niveaux de gris, Le centre suédois a développé ses produits sur ces systèmes (et plus particulièrement sur le sien). Ils se présentent classiquement sous forme d’éventails, livres (triangles du solide NCS), échantillons. À noter l’existence des NCS Translation Keys, qui permettent d’obtenir l’équivalence entre des codes d’un autre nuancier (RAL, Pantone®…) et NCS. Contrairement à beaucoup de ses concurrents, le système NCS®© permet, grâce à sa notation numérique, de caractériser toute couleur visible par une référence précise. Pour ce faire, les 10 termes de base suivants ont été retenus : pink, red, orange, brown, yellow, olive, green, blue, violet, purple. Puis 28 noms ont été créés à partir de ces termes, par combinaison en paire : reddish orange (orange tirant sur le rouge), bluish green (vert tirant sur le bleu), etc. (voir table ci-dessous), auxquels il faut ajouter les 3 noms “white“, “gray“ et “black“ (respectivement blanc, gris et noir). Enfin, une liste de 8 adjectifs (plus le superlatif “very“), sont choisis pour traduire les nuances d’une teinte donnée. La combinaison d’une de ces teintes et d’un de ces adjectifs a permis de constituer les 267 noms de couleurs, appelés “centroïdes“. De cette standardisation a résulté une table de 5411 noms. C’est sur la base de la notation Ostwald, que nous allons fonder notre travail et créer notre nuancier. /par Frédéric Rossi-Liegibel  Voter 
Le modèle RVB – la synthèse additive Le modèle RVB (RGB en anglais) s’appuie sur le principe de la synthèse additive. C’est par l’expression des valeurs de rouge, de vert et de bleu qu’est reconstituée une couleur. Ce modèle est celui utilisé pour l’affichage de couleurs sur un moniteur. Mais, si le modèle RVB est le plus simple pour parler couleurs avec un écran, c’est aussi l’un des moins évident humainement parlant, car nous sommes habitués à composer les couleurs en mélangeant les teintes. Aussi, il n’est pas très naturel de se dire qu’un jaune est obtenu avec du rouge et du vert… Conçu et utilisé dans l’informatique et tous types d’éclairage Il existe des alternatives au système RVB : le système TLS -“Teinte-Luminosité-Saturation“- (HLS en anglais), ainsi que le TSV. Dans ce dernier, la notion de “Valeur“ (V) correspond grosso modo à la luminosité. En informatique, contrairement aux nuanciers classiques, le but ici n’est pas de recenser un grand nombre de couleurs, mais principalement de simplifier la façon de les désigner, en les nommant. Le langage HTML donne à la base un nom à 16 couleurs. À cette liste de base, Netscape, la société éditrice du navigateur éponyme, a ajouté 124 nouvelles dénominations. 
Le modèle CMJN – la synthèse soustractive Le modèle CMJN (CMYK en anglais) a été conçu pour l’imprimerie. Il s’appuie sur le principe de la synthèse soustractive. Les pigments contenus dans une couleur renvoient vers notre œil la, ou les, couleurs primaires qui composent la nuance de cette dernière et absorbent toutes les autres. C’est-à-dire un système où le mélange de couleurs amène une résultante plus sombre (moins de lumière, donc “soustraction“ de lumière). Le système d’origine n’a que trois composantes (Cyan, Magenta et Jaune), qui théoriquement suffisent pour reproduire toutes les couleurs. Théoriquement seulement, car obtenir un gris neutre ou un noir pur est mission impossible : il faudrait pour cela avoir des pigments parfaits pour les trois composantes, ce qui est infaisable, d’où l’ajout d’une quatrième couleur supplémentaire, qui permet de régler l’impression des gris et d’obtenir des noirs profonds. L’avantage d’un tel modèle est qu’il est plus fidèle à notre façon de percevoir le mélange des couleurs. Conçu et utilisé pour l’imprimerie et par extension par tous les designers  Voter 
Le Pantone® Les couleurs de ce nuancier sont en fait créées à partir de 11 couleurs fondamentales. Le système américain Pantone® est largement utilisé dans l’imprimerie, l’industrie textile et plastique et dans les arts graphiques. De nombreux produits Pantone® sont disponibles sur le marché, parmi lesquels le “PMS“ (Pantone Matching System), un nuancier qui se présente sous forme de feuillets regroupés en éventail. Chaque feuillet définit une demi-douzaine de couleurs en en présentant l’échantillon et la référence Pantone (PMS) pour papier couché (Coated), non couché (Uncoated), ou couché mat (Matte coated). 
Le système RAL® Le concurrent de Pantone® pour le secteur industriel est le système RAL, créé en Allemagne en 1927. Il est utilisé en Europe dans le secteur industriel et reprend la présentation en éventail du nuancier Pantone. Les secteurs de l’impression sur papier ne sont pas concernés par ce nuancier. Le système RAL classic® Composé d’environ 200 couleurs, dans ce système la teinte principale est donnée par le premier chiffre. Un code unique sur 4 chiffres est attribué à chaque couleur. Le premier chiffre désigne la teinte, le deuxième chiffre est toujours zéro et les deux derniers forment un numéro arbitraire. Le système RAL design® Il définit 1600 couleurs. Il a été conçu initialement pour l’architecture ou les agences de design qui ont besoin d’un nombre important de couleurs. Il simplifie la recherche de nuances en leur attribuant un code sur 7 chiffres. Les 3 premiers désignent la teinte (001 à 360), les deux suivants la luminosité, et les deux derniers la saturation.  Voter 
Le travail de Philippe Fagot consiste à analyse, via la couleur, et plus spécifiquement la chromaticité, la nature des liens entre un individu ou un groupe social et les idées qui en émergent ou les objets imaginés créés et produit. Cette enquête et la compilation d’indices qui l’accompagne, construisent une base de données permettant l’élaboration de scénarios prospectifs*. Pour lui, la couleur est par essence, complexité. Simple en apparence, elle conjoint deux domaines : celui de l’objectivité, de la raison, de la méthode, de la mesure d’une part, et de celui de la subjectivité, de l’émotion, de l’imagination, de la sensibilité d’autre part. Fragile équilibre ! Nous sommes loin, de la fonction de capter / capturer des informations en provenance du monde environnant, car prendre de la distance, c’est aussi s’interroger sur l’observateur, le récepteur de ces signaux colorés. D’ailleurs en contrepoint, il cite Henri Matisse : « Je voudrais que les gens sachent qu’il ne faut pas approcher de la couleur comme on entre dans un moulin, qu’il faut une sévère préparation pour être digne d’elle » et, un peu plus tard : « Mettre de l’ordre entre les couleurs, c’est mettre de l’ordre dans ses idées. » COMMENT ASSOCIEZ VOUS MATIÈRES, COULEURS ET LUMIÈRE ? A juste titre, votre question place la couleur entre la matière et la lumière, car elle est souvent considérée comme une interface entre le rayonnement électromagnétique et l’optique des solides. C’est vrai, on peut examiner et expertiser ces différents paramètres indépendamment les uns des autres par la chimie ou la physicochimie, par la chromatologie, ou par la physique et l’optique. Mais ce qui m’anime et me fascine, ce sont les interférences réciproques engendrées et les réactions psychologiques produites. C’est pourquoi, parfois, à des fins didactiques ou méthodologiques, j’ai recours à un outil d’assistance à la décision : nuancier, atlas, système, palette ou autre diagramme. Mais que ce soit le R.A.L. allemand, le Munsell américain, l’A.C.C. néerlandais, le DIC japonais, ou autres Pantone, Euroscale, etc.) tous présentent des limites théoriques, matérielles et pragmatiques que l’on ne peut méconnaître au risque d’une expertise tronquée, amputée. Conscient de ces limites, pour mes usages courants, j’utilise le NCS, parce qu’il est élaboré sur des principes physiologiques (mettant en exergue les propriétés sensorielles du sujet percevant), et est relativement facile d’emploi. ALORS, QUE MANQUE-T-IL ? En France, j’observe très curieusement une forme de résistance institutionnelle à introduire des études de chromatologie dans les cursus d’études supérieures alors que dans les autres pays, notamment européens, les jeunes générations sont largement instruites des disciplines impliquées dans l’étude de la couleur appliquée à leurs domaines respectifs. Refuser la prise en compte des fonctions sensorielles de l’humain est incompréhensible pour moi ! *Après trois années de préparation, doit paraître en juin prochain un ouvrage collectif et transdisciplinaire sur le thème : la couleur des aliments, chimie et biochimie, toxicologie, évaluation sensorielle, réglementation sur les colorants, design alimentaire, design packaging, psychosociologie, aspects médicaux, etc. /Illustration Ettore Sottsass /Lampe à poser Asteroide, 1968 /Editeur : Poltronova, Italie /Perspex, métal laqué, bois, tube néon en U /Crédit photo : Ulysse Fréchelin  Voter 
Pour Brigitte Gautier* de Colorscopie** la couleur reflète l’expression et l’humeur d’une personne. « Je m’intéresse plus particulièrement à son influence sur l’expression d’un visage ou d’une silhouette. Le visage est une couleur en soi avec les colorations de la peau, des sourcils, des yeux, des cheveux ». Ici La couleur est le Maître mot de notre image, mais « les choses se compliquent dès lors qu’il s’agit de s’habiller, se maquiller, porter un accessoire ou se colorer les cheveux. On risque de changer l’expression originelle de ce visage ». Ce constat… Brigitte l’a fait très tôt, il a guidé ses recherches sur les effets de la couleur. Dorénavant, en voyant quelqu’un, elle peux très vite, et par expérience, comprendre ce qui fait fausse note. Mais, nous dit-elle malicieusement, « je reste très prudente à ce sujet. La couleur surprend et nous joue souvent des tours. L’aspect affectif est toujours près à prendre le dessus ». Car la couleur « nous accompagne à toutes les étapes de notre vie. On l’aime, la déteste, la maltraite selon les événements, la mode, la culture. Elle est l’émotion même de notre vie ». COMMENT COMMUNIQUEZ-VOUS LA COULEUR ? La couleur, pour moi, est un sujet d’analyse. Au-delà de l’émotion qu’elle représente, je l’étudie, la diagnostique et la canalise en fonction d’un message attendu ou d’une image recherchée. J’ai créé mon propre test couleur* afin de faire réagir la peau pour trouver la gamme harmonique la mieux adaptée. Les critères sont, avant tout, esthétiques et psychologiques. Un tel test permet de choisir d’une manière plus objective et réfléchie. On peut ainsi soigner sa carte de visite qui est, aussi, le reflet de son image. COMMENT ASSOCIER MATIÈRES, COULEURS, LUMIÈRES ? Dès qu’on peut se mettre d’accord sur une couleur, je vais rechercher la matière qui lui correspond soit pour renforcer l’effet de la couleur soit au contraire pour l’atténuer. La lumière varie et modifie le jeu des couleurs. De passage à la lumière artificielle, les couleurs varient mais respectent le sens de la proportion. Choisir une couleur à la lumière artificielle et sortir ensuite à l’extérieur, l’harmonie devient complètement faussée. Mais une couleur c’est aussi la forme. En fonction de la forme sous laquelle se présente la couleur, l’expression peut s’avérer totalement différente. Porter du bleu avec des formes circulaires ou anguleuses ne donnera pas au bleu le même caractère : douceur et protection, dans le premier cas, rigueur et autorité dans le second cas. QU’UTILISEZ VOUS COMME NUANCIER ? Je fais fabriquer et commercialise mes propres nuanciers qui classent les couleurs en fonction de 4 critères (chaud/froid, clair/foncé), j’utilise également, à titre d’inspiration, les nuanciers des cabinets de style publiés chaque saison. Mais sur mes nuanciers, manque l’aspect matière qui influence bien entendu le rendu des couleurs. *Brigitte Gautier intervient sur le rôle des couleurs dans le quotidien ou en relation à la peau. Elle a créé mon cabinet de formation sur la couleur en 1985 et travaillé auprès des centres techniques de L’Oréal professionnel en France et dans plus de 15 pays en tant que consultant externe. Auteure de quatre ouvrages : »Vivre avec ses couleurs » Ed. Dessain et Tolra (1984), « La couleur Autrement » Ed. Jacques Grancher (1992), « Formes et Couleurs » Ed. Solar avec Claude Juillard (1999), Un coach pour un nouveau look » Ed. Solar avec Claude Juillard (2009). **Le Test Colorscopie® est un outil marketing permettant de mieux conseiller la couleur. De nombreuses marques de cosmétiques l’utilisent à travers le monde. /par Frédéric Rossi-Liegibel /image Mathias Walter © puis pixellisation sur photoshop®  Voter 
France et Michel sont de hautes figures du milieu de la couleur. Ils pratiquent ce métier depuis très longtemps, avec des détours en Asie. Différents secteurs ont eu recours à leurs services, depuis les communes pour leurs rénovations urbaines jusqu’aux objets du quotidien. Aujourd’hui tout en continuant leurs activités de conseil, à l’heure où d’autres prennent leur retraite, ils sont dans une démarche de passage. Intégrés à tous les réseaux du design (ils sont conseils à l’APCI) ainsi qu’à ceux qui traitent de la couleur, ils ont créés et animent Adchroma, une association de promotion de la couleur, incluant chercheurs et professionnels. Leur approche consiste à dresser un bilan des couleurs localement présentes, à les compléter, à établir une liste de recommandations. « Nous avons constaté avec le temps que notre démarche de Consultant Couleur est éco -citoyenne, durable (au sens des trois piliers du développement durable : écologie, économie, social). » Mais, est-ce que le passage se fait avec les prescripteurs ou les donneurs d’ordre ? « L’évolution des gammes chromatiques est rapide. Reste des interdits comme l’écologie auxquels s’ajoutent les limites techniques et le coût des composants ». « La tendance est, chez nous, à la neutralisation et à la réduction des teintes et associations qui s’imposent dans notre métier comme une des règles d’urbanisme ». Une réponse, pour notre culture occidentale, résiderait peut-être dans l’équilibre entre couleurs traditionnelles (le passé) : des couleurs dites naturelles et apports technologiques vagues ou matériaux orphelins sans justification d’héritage chromatique. Mais se pose aussi une autre question : où sont les évocations, les sonorités ? Le tactile et le visuel sont devenus semble-t-il des parents pauvres. QU’UTILISEZ VOUS COMME NUANCIER ? Un nuancier se conçoit pour un groupe culturel sur des bases linguistiques. C’est ce qu’avait compris le Centre Suédois de la Couleur au siècle dernier, d’où est originaire le NCS. C’est pourquoi dans l’idéal, nous utilisons le NCS, mais nous sommes bien conscients que cet « outil » est peu pratiquable, son prix est un obstacle. Mais ce nuancier est la base de nos recommandations. C’est le seul qui permette une appréhension de la couleur dans sa dimension matière. Autrement nous conseillons bien sûr le RAL. Mais la différence pour nous est surtout une question « d’esprit » : le RAL se situe du « côté allemand » et le Pantone du « côté anglo-saxon », ce qui a un impact sur la créativité. En proposant des solutions matières bloquées par le référent matériaux pour l’un ou une suite de couleurs brandées, c’est une manière de penser qui est transmise par les gammes colorielles. Le système a créer devrait permettre plus d’expression et de liberté dans les associations de couleurs et de matières, sans avoir trop à respecter les normes et les copyrights. QUE MANQUE-T-IL ? Rien, tout est fait (cf. dit plus haut), mais si nous avions une recommandation à formuler elle serait de tendre vers une démarche qui redonnerait du caractère à la couleur et à la matière. Les significations, les évocations, les sonorités du tactile et du visuel sont devenus des parents pauvres . Aujourd’hui, nos clients utilisent vaguement 20 % des recommandations que nous leur faisons, au mieux une gamme de blancs désaturés. Preuve est faite qu’il y a un réel écart entre la proposition, l’offre et l’usage réel qui en est fait. Il est d’ailleurs surprenant de voir que les architectes mieux formés et plus informés ne font pas un plus en grand usage des possibilités qui leur sont offertes (Michel). Autre exemple : « la lumière suit les sites géographiques » ou est « manipulée » par l’industrie générateur de « solutions électriques » qui créées un nouvel espace, au risque du dirigisme culturel. Pour moi (France) ce qu’il faudrait introduire c’est la lumière dans le nuancier. C’est la grande absente des nuanciers et c’est une réalité que l’on doit insuffler aux prescripteurs. Il manque une adhésion générale à l’aspect « lumière, matière, couleur ». Un langage serait souhaitable et non une culture esthétique brandie comme une religion. Un langage qui créerait un équilibre entre couleurs « traditionnelles » dites naturelles, apports technologiques et matériaux orphelins sans héritage chromatique », un langage qui organiserait les couleurs par familles ou en dissonance mais toujours en relation avec le matériau. QU’EST CE QUI VOUS FAIT COURIR ? La période actuelle est une période charnière. Une révolution technologique (green economy) entraîne une certaine abstraction. Il est encore possible de créer des flashs d’associations qui servent de contrastes, de toniques ou de supports de réflexion. La couleur est un fantasme provisoire, mais physiquement éphémère qu’il faut respirer. Deux présupposés qui nous relient à votre démarche : la perception de l’aspect coloré est une source d’informations, peu importe sa technique ; la généralisation du vocabulaire couleur et son appropriation par chacun et collectivement est un atout pour tous. Il faut poursuivre les recherches vers les couleurs lumières de provenance naturelle ou artificielle et appréhender la disparition des pigments liée à l’utilisation de la réfraction des champs électriques (écrans d’ordinateur). Il ne faut pas minimiser l’importance mercantile, consumériste liée à la couleur, elle est préjudiciable. /par Frédéric Rossi-Liegibel /image Architecture of Density #91 – Michael Wolf© puis pixellisation sur photoshop®  Voter 
Etonnante gamme de couleur pour le maquillage chez Chanel cette saison : les roses explosent et sont au cœur de la création de Peter Philips, directeur international de la création. Il les rehausse d’un taupe, d’un khaki et d’une pointe de cassis. La sémantique est toujours intéressante ! Rose temptation (un tendre bois de rose), Plum attraction (un prune pour souligner les volumes du visage), Pink explosion (un rose frais, plein de vitalité et de fantaisie), ainsi vont les fards à joue de cette saison. “J’ai associé les trois teintes Joues Contraste de la Collection Maquillage Automne pour obtenir un résultat maquillage qui associe à la fois un effet bonne mine et un effet structurant “, indique Peter Philips. Pour les lèvres, c’est saisissant : le rouge Chanel est totalement rose ! Deux gammes se complètent. Les Rouge Coco se nomment Chintz l’étoffe anglaise chère à Mademoiselle) ou Rose dentelle (incontournable, doux, romantique). “Je continue d’explorer le territoire de Rouge Coco en enrichissant la palette de deux nouvelles teintes délicates et ainsi jouer les contrastes entre le regard, les pommettes et les lèvres. Couleurs accessibles pour tous les teints…“, précise Peter. Les Lèvres scintillantes quant à elles se font Pink Teaser (rose franc et or), Rose Dilemma ( rose et argent), Coral Love (abricot et or) et Petit Pêche (pêche et argent). On retiendra également le crayon khôl Clair, presque chair, et pour les ongles le vernis Jade rose. /par Chérubin /Copyright obligatoire pour toutes : Photo Philippe Lacombe © Chanel 2010 – image de Une copyright Mathias Wlter® pour le livre Alchimies édition Extrême Paris  Voter 
Rose, quel étrange mot hermaphrodite ! On l’a beaucoup vu en packaging, plus ou moins tendre ou punchy, mais il a perdu beaucoup de sens, sinon celui du féminin. Cependant, si le rose était un parfum, ne serait-il pas celui de la rose ? Il est alors beaucoup plus intéressant aujourd’hui de l’étudier dans l’univers masculin. Rencontre avec Marie-Hélène Rogeon, créatrice des Parfums de Rosine, grande spécialiste de la rose en parfumerie. (Lire la suite…)  Voter  En dépit du courrier du cœur, le rose n’a pas toujours bonne presse. (Lire la suite…)  Voter 
Rose – Peau – “Caresse de silice comme un vent de sable, nuée du jour qui se lève dans un souffle de fraîcheur, vibration thyrienne qui transforme notre regard. Le rose nous remplit d’une pureté sacrée et nourricière.“ “J’aime cette ligne qui se termine en ombre. J’aime aussi cette ombre rose, ce sentiment que cette photographie est le négatif des autres. J’aime ces hautes lumières sur une palette allant du gris au rose foncé.“ “Même si la photographie est très chargée en couleur, le maquillage est neutre. Ici, j’ai joué sur un registre de peaux très claires. Certaines peaux blanches peuvent capter toutes sortes de couleurs et d’autres sont comme des écrans sur lesquels on ne peut rien appliquer. Le plus important, c’est de faire une belle base et il faut trouver le petit détail qui ajoute de la vie, de l’intelligence, de la personnalité ; en l’occurrence, une nacre grise.“ Rose – Pigments – “Cette couleur pourrait être facile, pourtant il y a une difficulté : trouver toutes les différences de nuances dans le rose.“

Rose – Encre – “Le rose est à la mode, il est punchy, presque irrévérencieux, mais possède aussi une certaine noblesse, une tradition. C’est étrange, mais cette couleur est associée à un caractère. On est “girly”, “fatale”, “mutine”, elle se décline.“ Rose – Plastique – “C’est une couleur avec laquelle il faut être en symbiose, sans quoi on la rejette, mode ou pas mode. C’est une couleur qui aide à être bien. Dans ce cas, il faudrait que la mode se prolonge !“ Rose –Métal – “Le rose a eu chez nous un impact énorme. Certains ont dit que c’était la couleur du XXIème siècle, appelée à remplacer le bleu marine. Des roses très asiatiques, très japonais ont fait une apparition fracassante.“ 
Rose – Verre – “La couleur rose est une teinte qui s’apparente à un rouge très, très, pâle. Le rose réussit à capter l’œil en lui évoquant la féminité, la douceur ou encore l’innocence… Ce coloris est relativement complexe à élaborer en raison des référents. Mais il est toujours possible de sublimer un rose par l’ajout de composants aux tons inversés, comme des nacres vertes par exemple…“ 
Rose – Papier - “Une couleur subtile comme la tendresse ! Le plus fascinant c’est d’en découvrir toutes les nuances. Il peut être clinquant ou tout en finesse, il tourne autour du bleu, du rouge…“ /par Frédéric Rossi-Liegibel / image de Une copyright Mathias Walter® pour le livre Alchimies édition Extrême Paris  Voter 
… seule la rose est assez fragile pour exprimer l’éternité un certain rose est moins une couleur qu’une respiration… Paul Claudel (Lire la suite…)  Voter 
Dans un “langage-tangage“ incessant, roses multiples, anciens ou récents s’entrecroisent, dégageant un large éventail de sensations, de sens, de connotations, de symboles parfois contradictoires, et sous la couleur odorante et veloutée comme la fleur qui lui a donné naissance, perce parfois un rose trouble et dérangeant, à l’image de la société et de l’histoire dont la langue se fait l’écho… Comment la langue a-t-elle nommé “les roses“ ? Quels sont leurs contenus, leurs usages, leurs connotations ? Que nous disent-ils sur eux-mêmes et sur notre société, ses valeurs, ses tendances ? Notre approche du rose a-t-elle évolué? Répondre à ces interrogations, tel est l’enjeu de ce troisième volume du Dictionnaire des mots et expressions de couleur du XXe siècle qui, en effeuillant les roses, de la poésie à l’argot, des romans et chansons aux articles de presse, d’aurore à vieux-rose, en passant par rose et ses dérivés, nous fait pénétrer dans le jardin mystérieux et surprenant de cette couleur ambiguë, tour à tour sucrée ou piquante… source – cine-memento /image de Une copyright Mathias Walter® pour le livre Alchimies édition Extrême Paris  Voter 
Dans certaines cultures le vert n’existe pas, du moins il n’existe pas de mots pour le désigner : pas de mot distinctif entre le bleu et le vert. En thai “vert“ signifie également “malodorants“ et est titulaire d’autres significations voir de mauvaises connotations. En japonais, en dépit de l’existence d’un mot dans la langue moderne, la couleur est parfois décrite comme le bleu, reflétant l’absence d’un mot qui signifie vert dans le vieux japonais. En poésie persane, les femmes à peau foncée sont désignées comme vertes ! (Lire la suite…)  Voter 
Le vert est une des trois composantes permettant de reproduire toutes les autres couleurs. Mais même si la nature est verte, on y trouve peu de pigments verts. C’est donc le mélange de pigments qui prédomine dans les expressions artistiques. De la malachite (carbonate de cuivre) des Égyptiens, en passant par les verts des moines du Moyen Âge, à la terre verte des romains, composé d’une argile colorée par l’association d’oxydes de fer et de magnésium, au vert-de-gris (cuivre, laiton, bronze), des mélanges de cobalt oxydé et de zinc utilisés dès le XVIIe siècle, à l’oxyde de plomb mis au point par Panetier à Paris vers 1835 aux verts organiques de synthèse (phtalocyanine, naphtol) : le vert n’est pas très naturel. Pourtant, l’utilisation du vert, en tant que colorant ou pigment est évidemment présente dans tous les domaines. (Lire la suite…)  Voter 
Vert – Peau – “Les pigments se nourrissent de chlorophylle et d’oxyde de cuivre pour transmettre cet espoir de pérennité des mers d’émeraudes, de pureté des étangs, de violence de la malachite.“ “La lumière est vraiment telle que nous l’avions imaginée dès le départ. Elle est à la fois sophistiquée et neutre. Le vert, ce n’est que de la lumière, comme un rayon de soleil filtré par un feuillage en forêt, une couleur portée par un regard très sensuel. C’est exactement ce que nous voulons dire et montrer.“ “Le vert évoque le morbide, le maladif. Pourtant, aucune texture de peau ne refuse cette couleur ou ne la saisit pas. Alors, j’ai chauffé le vert. Comment ? Avec la peau qui est dessous ; j’ai joué avec la couleur des yeux, la carnation, l’éclairage, un savant mélange, une douce alchimie, qui l’a rendu vivant et sain.“ (Lire la suite…)  Voter 
Brun – Peau - “Terre de Sienne, ombre naturelle, ocre, du Périgord au Maroc, en passant par le Colorado, c’est la couleur fondamentale. Gustatif ou tactile, le brun fait partie de nous, il nous accompagne.“ “Sous le marron, on retrouve le gris métallique en sous-couche, avec des nuances différentes, un peu de jaune, de vert, mais aussi du marron pour faire ressortir encore plus la nuance verte de ses yeux.“ (Lire la suite…)  Voter | |