| Depuis quelques années, le design repousse ses propres limites. Nous assistons à l’émergence d’une nouvelle manière de penser, à la frontière entre science-fiction et réalité. En illustration le travail de Carnovsky, basé sur les ondes de lumière, pour le comprendre cliquer sur ce lien). 
Lorsque nous avons rencontré Glitch Fiction (Paris Design Week en septembre dernier), la série de projets inventifs, participatifs et spéculatifs, nous a d’abord interpellé: est-ce encore du design ? “C’est un design spéculatif, axé sur le design d’expérience, entre les personnes, les technologies et leurs environnements. Nous concevons des expériences explorant les étapes entre l’extraordinaire et l’hyper-normalité. Nous utilisons des propositions de design afin de sonder, questionner et enthousiasmer. Nous cherchons à révéler de nouvelles perspectives et possibilités offertes par les avancées technologiques tout en communiquant avec le public“*. Proposer un volcan en (future) éruption au centre de son séjour est-ce un travail de designer ? un travail de créateur ? un futur happening ? Nelly Ben Hayoun, porte-parole autoproclamée du collectif nous répondait “envisager l’action d’un projet et le programmer c’est du design“. Peut-être a-t-elle raison, nous ne pouvons être juge: l’aspect protéiforme du design est une de ses qualités. Mais après le design de dérision porté par l’école hollandaise et l’école belge, voici venu le “design fictionnel“, générateur de contes de fées où l’on fait l’expérience de la chaleur d’un volcan d’appartement ou d’une tempête de poissons. Ces mondes limites, fictifs, parallèles et tangents c’est ce que les « tendanceurs » présentent dans le parcours d’influence, trois lieux où se rencontrent rêves et cauchemars, mondes impossibles et hyperréalités pour explorer les conséquences de la science et des technologies émergentes. Ici, les projets utilisent le design à des fins spéculatives et critiques, pour nous permettre de débattre et d’envisager les bouleversements de notre vie quotidienne, présente, future ou imaginaire. Les Parcours d’influences, présentés dans des cabinets de curiosités contemporains, ne se prennent pas trop au sérieux et ça fait un bien fou : l’imagination prend le pouvoir. 
François Bernard dans Art’keting, nous propose des pièces uniques. L’inattendu s’invite alors dans un bric-à-brac élégant, ironique et luxueux. Ici tout est anachronismes, collision de matières et de couleurs… “La maison devient œuvre d’art et vous en êtes le créateur.“ 
Vincent Grégoire (NellyRodi) nous offre ses « Beautés monstres » dans une “grotte aux merveilles“. Ici l’excentricité est sous tension.Fidèle à lui-même il propose des délires loufoques d’une fantaisie déjantée, il chamboule un monde qui vacille entre dérangé et trop bien rangé. De nouveau, voici de curieux télescopages où juxtapositions, accumulations et détournements se confondent pour créer le saugrenu et le raffiné. 
Élizabeth Leriche, plus sage nous propose ses “Folies douces“ et explore l’étrangeté des mondes imaginaires. Elle nous téléporte dans de troublantes réalités parallèles. Effets d’illusions, pertes de repères, surdimensionnements, monde sens dessus dessous, distorsions et autres sortilèges… tout se métamorphose et nous envoûte. La maison expérimente le prêt-à-rêver. *Good one a été fondé en 2010. Andrew Friend, Sitraka Rakotoniaina et Gerard Rallo se sont rencontrés au Royal College of Art de Londres et viennent d’horizons différents : l’architecture, le graphisme/multimédia et l’informatique. /Image 1 – 2 – 3 carnovsky® / vidéo Gnarls Barkley Crazy – téléchargé sur YouTube tous droits réservés  Voter 
Léa Ricorday définie son intérêt pour le sac plastique, et surtout l’envie de partager cet intérêt, comme une démarche artistique. Car artiste est “la plus permissive des fonctions“, et puisqu’il faut se définir, ça rassure. Sa curiosité est l’un de ses outils principaux, avec le réflexe constant de mettre en connexion ce qu’elle croise. Une rencontre/découverte sur Maison&Objet de septembre 2011, intégrée dans les trois visions des parcours d’influences, dans l’espace d’Elizabeth Leriche – Obsessions privées. Dans cet espace Léa Ricorday offre un regard particulier, hors des sentiers battus. Une manière particulière de faire des connexions, d’associer des choses, des idées, des matières… En résulte quelque chose auquel on ne s’attend pas et qu’on ne sait pas forcément expliquer mais qui interpelle. COMMENT DÉFINIRIEZ VOUS VOTRE OBSESSION ? Intermittente. Source de plaisir. Quelques fois simulée, en tout cas pour celle “affichée“ de collectionneur. Sinon, mon intérêt quasi obsessionnel pour les objets, particulièrement quotidiens et usuels et leur poésie, est bien réel. L’objet de mon obsession peut changer tout à coup. Aujourd’hui c’est un saucisson industriel allemand à la « peau » fascinante qui a toute mon attention, mais ça passera sûrement ! En tout cas je n’en suis pas esclave, ou au moins je ne le sens pas comme ça. Je fais en sorte de me créer un terrain d’activité où mes obsessions (il doit bien y en avoir plusieurs…) ne sont pas bizarres ou handicapantes mais des moteurs, des sujets ou des matériaux. QU’EST CE QUI VOUS A INCITÉ À ENTREPRENDRE CETTE COLLECTION ? Le sac a alors un autre statut, il est extrait de sa réalité quotidienne où nous le fréquentons tous d’ordinaire. Plus précisément, j’étais à la recherche d’un sujet pour mon diplôme de design textile et je souhaitais travailler sur les habitudes de consommations, le graphisme de la grande distribution, sa littérature, et les valeurs qui y ont cours. J’ai commencé à étudier le sac plastique publicitaire comme un support de communication parmi d’autres et c’est en en récoltant le plus possible pour avoir une base de travail que la collection s’est imposée. Parce que la collection c’est aussi étudier, décrire et présenter un objet dans ses moindres détails. Et puis c’était suffisamment interpellant pour que les gens se mettent à voir autrement cet objet sans que ce soit dans un combat eco-friendly, qui finalement fausse l’appréciation de l’objet. QUEL CHEMIN VOTRE RECHERCHE A-T’ELLE EMPRUNTÉ ? Au départ, il y avait un intérêt “scientifique“, je voulais avoir le plus de spécimen pour envisager la diversité de cet objet et pouvoir y travailler. Mais très vite a commencé la collection “enfantine“, (le plus possible et tout de suite, jouer aux classements et les regarder des heures entières… un rapport assez primaire à l’objet et à la possession). Puis le “sérieux“ m’a pris car il me permettait de communiquer ma vision de cet objet, notamment en répertoriant des types et des critères, les descriptions, les classements… puis la préparation d’un catalogue mais aussi une conférence /performance (Introduction au sac plastique). Il y a également eu un moment consacré aux relations, parfois assez sentimentales, que l’on peut avoir à cet objet, (j’ai écrit un recueil d’anecdotes à ce sujet, Ma Mère en 2010). Et aujourd’hui je travaille à l’élaboration d’un mobilier pour le rangement et la consultation de collections de sacs plastiques (bretelles pour le moment), pas seulement pour ma collection mais pour que le collectionneur de sac puisse trouver autant de confort et de sérieux dans son domaine que le numismate. C’est un objet très beau, la saccuplastikophilie peut être aussi passionnante que la philatélie par exemple. Bien que la collection puisse être très prenante et obsédante, c’est avant tout pour l’objet et pour permettre de percevoir la poésie que j’y vois quasi tous les jours que j’ai entrepris tout cela. Cependant aujourd’hui, je sens un certain essoufflement. Je ne me lance plus à la recherche de nouveaux sacs avec autant d’entrain qu’avant… Mais l’objet m’intéresse toujours autant. Et je me laisse quelques fois aller à imaginer un musée du sac plastique, ou un département pour lui dans un musée de l’objet usuel… Un américain vient de me proposer d’acheter sa collection de 9 800 sacs, ça pourrait être le début d’une nouvelle aventure. Maintenant j’aimerais aussi m’en extirper et en faire quelque chose d’autre, comme j’ai pu le commencer par des pliages et des dessins, en 2010. QU’EST-CE QUI VOUS A INCITÉ À EXPOSER CES SACS LÀ ? QU’EST QUI LES REND SINGULIER ? J’ai choisi mes préférés, bien sûr, mais en faisant attention à ce que tous les types de sacs soient représentés. Des matières différentes, faites de plastiques gras et très brillants, ou brillants mais poudreux et granuleux au toucher, quelques défauts à la soudure (le Meatshop a un pli supplémentaire de chaque côté, plus ou moins symétrique, ce qui en fait un objet dont le dessin n’est plus uniquement lié à son usage), des belles couleurs, des graphismes super-sexy, des mises en page exemplaires (6 à 7 polices différentes sur 1 A4 environ et ça marche), des slogans à toute épreuve « Carnivores. Dévorez, c’est naturel. » « Le rouget barbet. Quand la couleur devient saveur ». Mais la sélection s’est faite aussi au fur et à mesure de l’accrochage, pour qu’il y ait un certain rythme, et que ça forme un ensemble par lequel on se laisse attirer.  Voter Dans les “parcours d’influences“ de septembre les trois cabinets de tendances propose le thème de la Singularité. Mais qu’est ce que la singularité ? 
Vincent Grégoire – NellyRodi - ne tente pas une définition de la singularité (le caractère singulier de quelque chose ou de quelqu’un), il préfère créer un néologisme “Couplicité“. Pour lui “dans son monde plus solitaire que solidaire, l’union fait la force et c’est en couple qu’on réinvente le monde ». Il met en lumière les binômes créatifs qui foisonnent (Studio DuHO, Normal Studio, Studio Nocc…). Leur complicité engendre des objets accolés, enlacés, emmêlés, en un mot, singuliers ! Le concept est intéressant, mais « complicité » n’est pas singularité ! 
François Bernard s’inspire lui de la singularité technologique (ou simplement la Singularité). Un concept, selon lequel la civilisation humaine connaîtra une croissance technologique si rapide que cela dépassera notre capacité à la contrôler ou à la prédire. Quelles sont les conséquences à long terme de l’évolution industrielle et son corollaire le design ? Pour François Bernard, apporter la réponse est déjà une forme de singularité ! Pour lui c’est sur le terrain du sport que la création trouve de nouveaux répertoires de formes. Les diverses pratiques sportives inspirent des actes inédits, avec « une poésie anticonformiste, qui disqualifient le déjà vu », en rendant singuliers des objets connus. 
Au final, c’est Élizabeth Leriche dans ses « Obsessions privées » qui se rapproche le plus de la définition usuelle « une volonté de différence liée soit à l’individu soit à son paraître » : ce petit rien ou ces choses rares qui transforment un objet usuel (un sac plastique, un packaging) ou un objet de décoration en objet de désir et de plaisir. Un peu décontenancé au début par cette accumulation, par ce parti pris, on revient vite sur terre en s’imaginant martien venant sur un stand de Maison&Objet et découvrant 50 m2 de couvre-lit, de lampes, de chaises… Il chercherait vite ce qui fait la singularité d’un objet couvrant, éclairant ou d’assise au regard d’un autre. Ici Élisabeth Leriche démontre que tout « peut devenir matière à une quête frénétique et prétexte à des accumulations compulsives ». Pour ce faire, elle accumule, collectionne et collationne les regards passionnés de divers collectionneurs. À l’idem d’un amateur de design et de décoration, l’objet banal, bizarre, précieux ou prestigieux acquiert une valeur émotionnelle. Sans aller jusqu’à la sentence de nos tendanceurs : “l’uniformité de masse ne fait plus l’unanimité“, ce petit exercice bisannuel prouve qu’il est possible pour chacun d’affirmer une liberté de choix en matière de goûts et de style de vie. On peut aussi dire simplement, que l’objet remplit « singularise l’espace intime » et c’est plus que suffisant. /Image 1 – Inspirations : Couplicité /concept & design direction HULGER design Samuel Wilkinson HULGER 2010 /La conversation chair design Sam Baron -Edition Gilles Peyroulet & Cie Paris 2006 /Image 2 Inspirations: Hors Piste Moroso Paper Planes by Doshi Levien – Laurent Perbos credit Florent Joliot /Image 3 Inspirations: Obsessions Privees Allumettes C. Lava credit – Crane J. Faure  Voter Rarement depuis la création de l’Observatoire, nos trois guides ont été à ce point opposés sur un même sujet : Intensité. Des espaces fractionnés “Hypnotic“ de Vincent Grégoire, aux objets simplissimes “Un-plugged“ de François Bernard, aux lumières “Haute Tension“ d’Élizabeth Leriche, ce qu’ils nous proposent c’est une immersion totale dans une réalité augmentée. Ce qui réuni ces nouveaux objets c’est qu’ils sollicitent plus nos sens et offrent en retour plus de sensations, d’émotions. Des expériences fortes qui encouragent aussi le lâcher-prise… une poésie technique où le mouvement dynamise l’espace, perturbent le regard et intensifie le quotidien. 
Le mouvement, la lumière et les effets 3D dynamisent les espaces, révélant de nouvelles perspectives grâce à une géométrie fractale qui reconfigure l’esthétique et perturbe le regard. “Des formes complexes et fragmentées sèment le trouble“. Hypnotic by Vincent Grégoire pour NellyRodi 
Lâcher prise ou sans nostalgie, mais avec modestie, on réveille le plaisir intense de l’instant présent. 
La création souffle le chaud et le froid, fait varier l’intensité de la lumière et des couleurs : une techno-poésie se met au service d’un bien-être enrichi et d’une sensualité augmentée. Un autre monde, intense et exaltant, s’annonce. Le luxe d’un confort de vie simplifié, où l’on redécouvre le goût de la proximité et la saveur du local, sans nostalgie, oblige à repenser l’univers quotidien en y injectant toujours plus de poésie et d’harmonie, pour parvenir à l’objet juste et essentiel. Entre la douceur du foyer et l’agressivité d’un monde extérieur concurrentiel, le fossé est grand. “Plus notre monde se standardise (mondialise), plus nous revendiquons une personnalisation synonyme de reconnaissance. paradoxal. Plus il se globalise plus nous aspirons à la proximité, au retour au terroir et aux savoir-faire. Plus il s’enrichit plus nous rêvons de frugalité et de simplicité. Plus il va vite, plus il devient impératif de lâcher prise“. D’où ces deux thèmes qui sont aussi paradoxaux : intimité et intensité, un au mois de septembre dernier, l’autre en janvier, développés par les trois “tendanceurs“ du Salon en appuie sur l’Observatoire*. *L’Observatoire présente la 18ème édition du cahier d’inspirations sur le thème de l’intensité, le parcours des influences 2011. Maison & Objet nous pose la question : “et si on augmentait le volume des sens et du sens, des sensations et des émotions, pour expérimenter toute l’intensité de l’existence ? De nouvelles énergies exaltent les expériences fortes“. L’immersion totale dans une réalité augmentée, mais bien réelle ! Image 1 – Vincent Grégoire /hypnotic Galerie Illy Berlin /design Tobias Rehberger 2010 /credit illycaffe spa - image 2 /François Bernard /un-plugged /design Carlo Trevisani APPO06 /credit Emanuele Zamponi - image 3 – Elizabeth Leriche /haute tension Hoi Polloi 1 /design Ingo Maurer /credit Tom Vack Munich  Voter Baptisés “parcours d’influences“, trois cabinets de tendances étudient les styles de vie, les tribus récemment formées, et les confrontent à la mode et au design. Alors que proposent-ils cette saison ?
En balayant les objets qui vont être dévoilés du 3 au 7 septembre prochain, ils se sont entendus pour travailler sur la frontière entre vie publique et vie privée. Pour les uns, le désir de recréer un territoire rien que pour soi, hors de l’agitation du monde, s’avère essentiel. Pour d’autres, il s’agit de mettre en scène des désirs violents. Un parcours avec comme fil conducteur cette question : la décoration de la maison dévoile-t-elle nos zones d’ombre et de lumière ?* 
Vincent Grégoire (NellyRodi) dans Please disturb exhibe une intimité surexposée, en révolte contre le conformisme ambiant, l’extravagance et la dérision. Il fait voler en éclats les codes esthétiques et brutalise sans vergogne la matière et les formes. Cabossés, brûlés, bandés ou troués, place aux objets malmenés. Son choix offre une expression ouvertement érotiques. Une nouvelle fois le travail de Vincent se veut en rupture, comme tous les six mois d’ailleurs. c’est une des particularités de son approche, savoir brûler tout ce qu’il a construit précédemment, quitte à apparaître dans l’espace qui lui est dévolu, comme un peu brouillon, mais tout s’efface devant la joie transmise par ces néologismes. 
François Bernard dans Microcosmes prend le contre pied d’un monde bruyant où l’on est surexposé. Pour lui l’époque aspire à retrouver le silence intérieur d’un objet qui s’imbrique dans le lieu, où le confort en quête de sérénité, de discrétion recrée des espaces pour soi où prédominent la poésie. D’année en année, “François le secret“ introduit ses observations des produits proposés par les exposants (n’oublions pas que les parcours sont un reflet de la proposition marchande). Mais ses observations sont toujours contextualisées et c’est ce qui donne sa force à son espace à mi-chemin entre exposition et rendu d’étude. 
Elizabeth Leriche dans Archaic Shelters propose de nouvelles protections pour retrouver la paix intérieure. Un refuge où le besoin de réconfort répond au besoin d’intimité. Du fragile au brut, de la plume à la pierre, en passant par les peaux animales, le design et l’architecture emprunte à la nature pour recréer son nid. La proposition d’Élisabeth se situe en droite ligne de ses analyses passées. La même poésie se dégage de son travail : elle appuie par ses dévoilements ce mouvement décoratif et design qui se maintient dans le design depuis les Tsé Tsé jusqu’à Constance Guisset, en passant Élise Foin. *L’Observatoire présente la 17ème édition du cahier d’inspirations sur le thème de l’intime, le parcours des influences 2011. Maison & Objet nous pose la question de savoir “que reste-t-il d’intime dans une époque surexposée qui oscille entre exhibition, discrétion et transgression et désir de sérénité ? Les Cahiers d’Inspiration issus de la collecte sont magnifiques, mais pas faciles de décoder ces grandes revues dans lesquelles se côtoient des petits bouts de tissus et de jolies couleurs.
Mais peut-être ne faut-il pas chercher à y voir autre chose qu’un magnifique objet de collection, qui enrichit nos bibliothèques et notre imaginaire, sans se poser la question du renouvellement tous les six mois. Image 1 Vincent Grégoire (NellyRodi) /Please disturb /fauteuil showtime /Jaime Hayon - image 2 /François Bernard /Microcosmes /Meuble de rangement Segreto /frères Campana /Edra - image 3 – Elizabeth Leriche /Archaic Shelters /Orbit Love Seat /en illustration, la campagne de communication de l’INPES pour remobiliser le grand public face au SIDA et lutter contre les discriminations.  Voter 
Le statut du designer évolue entre artisanat et ingénierie. Créateur de valeur ajoutée, il est aussi associé au succès des produits qu’il contribue à développer, mais en retour il doit désormais faire face à des problématiques générales qui l’engagent comme les autres acteurs qui l’accompagnent, éditeurs, industriels et distributeurs. Quelles sont les responsabilités qui lui incombent ? Roche Bobois a défini 10 commandements pouvant constituer les règles de bonne pratique de cette discipline. Dans une mise en scène d’Elizabeth Leriche, seront évoquées les problématiques de création, d’enjeux industriels locaux, et de service aux utilisateurs au travers de plusieurs créations originales dont celles de René Bouchara* ou Fabrice Berrux**. *René Bouchara – Né et travaillant à Paris, formé à New-york, René Bouchara est à la fois scénographe, architecte d’intérieur et graphiste. Primé pour ses travaux et créations, il a exercé ses talents pour nombre d’institutions et de salons comme la Biennale des Antiquaires et le Pavillon de l’Eau. En 2007 il signe pour Roche Bobois la bibliothèque FLAP, pur exercice de mise en mouvement d’une façade de meuble… et, en 2010, le buffet Papillon. ** Diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Dijon en 1986, il débute dans l’architecture intérieure, avant de fonder le groupe 18 Août, en 1987. En 1991, Fabrice Berrux fonde la société Dix Heures Dix, élargissant et réorganisant la production de 18 Août. En 1994, il expose au Via à Paris. À partir de 1990, certains produits entrent dans la collection du musée des Arts décoratifs Paris et sont vendus dans les boutiques des musées d’Art moderne de Rotterdam, Dallas, Los Angeles, Chicago et au centre George Pompidou à Paris. De 1990 à 1994, il enseigne à Dijon, Limoges et Reims et à l’académie Charpentier à Paris. Depuis 2005, il enseigne le design à l’École Bleue à Paris. À partir de 1997, Fabrice Berrux développe entre autres des gammes de luminaires en tissu plissé, en verre sérigraphié, en altuglass et en aggloméré d’ampoules diffusant un belle lumière… Il assume par ailleurs entre mars 2002 et 2004 la direction artistique d’une nouvelle collection de tapis “tapage” avec la société Serge Lesage. /Par Marc Kelman /Les dix commandements du design/Elizabeth Leriche /Roche Bobois, 207 Bd Saint Germain 75007 Paris /Buffet Papillon /René Bouchara /Série numérotée et limitée à 400 exemplaires /Du 9 au 14 juin Designer’s Days célèbre son dixième anniversaire dans un parcours intitulé : 10 ans ! Télécharger le plan, le programme..  Voter Les styles anticipent le changement majeur du mieux-être à visage humain. L’art et le design font cohabiter les diversités et les savoir-faire. Des géographies imaginaires effacent les frontières entre le proche et le lointain. (Lire la suite…)  Voter 
Voici venu le temps de la légèreté bienfaisante. Pour s’affranchir de la pesanteur ambiante, on a envie d’objets fragiles, délicats et apaisants. (Lire la suite…)  Voter | |