Vert

Posté en décryptage couleur par frédéric rossi-liegibel le 19 juillet 2010

Dans certaines cultures le vert n’existe pas, du moins il n’existe pas de mots pour le désigner : pas de mot distinctif entre le bleu et le vert. En thai “vert“ signifie également “malodorants“ et est titulaire d’autres significations voir de mauvaises connotations. En japonais, en dépit de l’existence d’un mot dans la langue moderne, la couleur est parfois décrite comme le bleu, reflétant l’absence d’un mot qui signifie vert dans le vieux japonais. En poésie persane, les femmes à peau foncée sont désignées comme vertes !

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Vert – matières

Posté en décryptage couleur par frédéric rossi-liegibel le

Vert – Peau – “Les pigments se nourrissent de chlorophylle et d’oxyde de cuivre pour transmettre cet espoir de pérennité des mers d’émeraudes, de pureté des étangs, de violence de la malachite.“ “La lumière est vraiment telle que nous l’avions imaginée dès le départ. Elle est à la fois sophistiquée et neutre. Le vert, ce  n’est que de la lumière, comme un rayon de soleil filtré par un feuillage en forêt, une couleur portée par un regard très sensuel. C’est exactement ce que nous voulons dire et montrer.“ “Le vert évoque le morbide, le maladif. Pourtant, aucune texture de peau ne refuse cette couleur ou ne la saisit pas. Alors, j’ai chauffé le vert. Comment ? Avec la peau qui est dessous ; j’ai joué avec la couleur des yeux, la carnation, l’éclairage, un savant mélange, une douce alchimie, qui l’a rendu vivant et sain.“ (Lire la suite…)

Brun – matière

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le 30 mars 2010

Brun – Peau - “Terre de Sienne, ombre naturelle, ocre, du Périgord au Maroc, en passant par le Colorado, c’est la couleur fondamentale. Gustatif ou tactile, le brun fait partie de nous, il nous accompagne.“ “Sous le marron, on retrouve le gris métallique en sous-couche, avec des nuances différentes, un peu de jaune, de vert, mais aussi du marron pour faire ressortir encore plus la nuance verte de ses yeux.“

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Brun

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le 8 mars 2010

Conflit de perception pour cette couleur, dualité d’interprétation : sobriété ou plaisir, misère ou opulence. Le brun est odeur. Une odeur goûteuse. C’est essentiellement la matière, sa texture irrégulière, lisse ou charnue, son traitement, l’opposition mat/brillant, la capacité d’absorber ou de réfléchir la lumière qui donnent les suggestions.

Brun émotion… Issu de la terre nourricière, le brun s’est fait fruit, avec le marron. Mais même glacé, c’est un imposteur jaloux de la châtaigne.

Le marron est couleur de décomposition fertile, et le tabac lui ravira toutes ses nuances, gauloises ou virginiennes. Dans ses nuances les plus rouges, le brun est africain : acajou ou latérite. Le brun est ethnique, naturel, brut, métis, “tête de nègre”. Le brun sent la terre au début de l’averse, le sol jonché de feuilles. Le moelleux au chocolat, le café au lait, la noisette, l’écorce de pin, le santal, l’encens, le cuir… Avec ce melting-pot de couleurs :  du bleu, du rouge, du jaune, du vert, et même du violet, paré de lumière, d’effets, mélange de toutes les couleurs, il demande à être aimé.

Brun est un brin plus élégant que marron. Hors du cercle chromatique, les peintres l’appellent « gris coloré ». Il est vrai qu’avec la sépia, la sanguine, les camaïeux d’ocres du Roussillon, les terres de Sienne naturelles ou brûlées, ils ont fort à faire avec lui !

Le brun sent la terre au début de l’averse, le sol jonché de feuilles. Le moelleux au chocolat, le café au lait, l’écorce de pin, le santal, l’encens, le cuir… Le brun est odeur. Conflit de perception pour cette couleur duelle: sobriété ou plaisir, misère ou opulence. Riche, beige, chocolat, noisette, cacao, “tête de nègre“, c’est essentiellement la matière, sa texture irrégulière, lisse ou charnue, son traitement, l’opposition mat/brillant, la capacité d’absorber ou de réfléchir la lumière qui suggèrent. Difficile d’éclairer un marron sans en trahir la profondeur !

Issu de la terre nourricière, le brun s’est fait fruit, avec le marron. Mais même glacé, c’est un imposteur jaloux de la châtaigne.

Mes mots pour le brun

opulent, solaire, parfumé, enivrant, moelleux, festif

Une toile de le Nain : le marron pour la réalité, le brun pour la beauté.

/Par Frédéric Rossi-Liegibel

Jaune

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le 30 janvier 2010

Emotion assurée, le jaune : un copeau d’étoile, une pincée d’immensité, un zeste d’éternité.

Milliards de soleils odorants et poudrés de la forêt de mimosas, mirabelles goûteuses faisant ployer l’arbre, tournesols en adoration devant le maître de l’univers : la nature s’amuse à cloner l’astre solaire. Qu’il soit intense, violent, aveuglant, sombre, pâle ou doré, le jaune est une couleur difficile à éteindre. Il chante, éclate, illumine, polarise l’attention. Quel que soit le support, il l’enrichit, accroche la lumière, exalte la matière pour LE plaisir des yeux.

Jaune émotion…

La nature s’amuse à cloner l’astre solaire. Milliards de soleils odorants et poudrés de la forêt de mimosas ; mirabelles goûteuses faisant ployer l’arbre ; tournesols en adoration devant le maître de l’univers ; Le végétal jaune – genêts, jonquille ou primevères – attire l’animal jaune, frelon, abeille et papillon que le minéral jaune emprisonne parfois – ambre, chrysobéryl ou topaze. Doré, blond, cuivré, fauve, le jaune réchauffe. Aux îles Canaries, sur une plage d’or, le soleil propose ses pigments de chrome, de zinc, de cadmium au maître de la couleur, peut-être un nouveau Van Gogh.

Le jaune rafraîchit. Sur une table ocre, sous un bananier, le maître de maison propose ses boissons, cocktails safranés, ananas au miel, citron pressé…

Le jaune : un copeau d’étoile, une pincée d’immensité, un zeste d’éternité.

Voilà sans doute pourquoi le jaune est si difficile à éteindre, même pâle, même assombri, même doré, et à plus forte raison s’il est intense, violent, voire aveuglant.

Le jaune rafraîchit. Sur une table ocre, sous un bananier, le maître de maison propose ses boissons, cocktails safranés, ananas au miel, citron pressé…

Le végétal jaune - genêts, jonquille ou primevères – attire l’animal jaune, frelon, abeille et papillon que le minéral jaune emprisonne parfois – ambre, chrysobéryl ou topaze.

Eh oui, le jaune ne se laisse pas facilement dénaturer. Pour le plaisir des yeux il enrichit tout support, accroche la lumière, exalte la matière… Son côté indéfinissable le rend créatif. Il chante. Délicat, il est capable d’adoucir, de charmer, de rendre la vie plus agréable. Précautionneux, il est citron.

Sensible, il basculer vite vers l’or ou le vert. Tricheur, il oblige à des mensonges énormes, il ne masque rien. Pris en flagrant délit, il devient moutarde. Pris en traître, il tombe vite vert pomme ou sans vie. Pris en main, non travaillé, il est pâle, blanc, brillant, plus or que jaune ou, au contraire,  il rougit.

Mes mots pour le jaune

violent impérial exaltant, puissant, désolation, rafraîchissant

/Par Frédéric Rossi-Liegibel

Jaune – matières

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le 29 janvier 2010

Jaune – Peau - “Une couleur exigeante : difficile de ne pas éparpiller son intensité solaire, perdre sa gaîté, gaspiller sa richesse, effacer ses promesses… Irradiation de soufre ou citron légèrement rougi, le jaune épuise ou rafraîchit.“ “En fait, le jaune n’est pas une couleur à contraste, parce qu’il adoucit énormément. Il n’y a pas de jaune, juste des ombres et cette lumière à la limite du citron. Et puis, ce fond d’une couleur indéfinissable mais tellement juste par rapport à la couleur.“ “Le jaune est la couleur la plus difficile à faire passer en maquillage. Spontanément, on ne va pas faire les pommettes jaunes ou les lèvres jaunes. Pourtant, ici on est face à quelque chose de créatif et de surprenant, c’est indéfinissable.“

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Violet – matières

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le 4 décembre 2009

Violet – Peau - “Instable couleur, interdite dans la fresque, chacun d’entre nous (coloristes) cherchent à la maîtriser dans ces étranges subtilités de la pourpre à la prune. Du goût de myrtilles aux feux de l’améthyste, le violet excelle dans l’obscur, c’est le miroir mental de chacun.“ “Le violet créé une interaction entre la technique de lumière et la technique de maquillage. Il suffit simplement de mettre de légères couches de violet pour être à la limite de sa peau naturelle.  Il faut qu’on s’accorde pour créer un mélange de pigments adaptés à la peau et laisser la lumière prendre le relais. Le plus beau, ce sont les reflets blancs.“ “C’est un contraste violent, presque de l’expressionnisme. Oui, le violet est beau sur une peau noire ; c’est plus intéressant que quelque chose de léger, du jaune ou du rose, par exemple. Bien sûr, je n’ai pas travaillé la couleur de la même façon que sur une peau claire, c’est un vrai travail de maquillage. Il faut partir dans les couleurs plus appuyées, pour obtenir mille nuances de blancs, autant de bruns et de noirs.“

Violet – Pigments – “Le violet n’est pas une couleur facile, elle se défend. Aujourd’hui on la nuance, on lui rajoute des effets, qui viennent l’éclairer de l’intérieur.“

Violet – Encre - “Le violet est une couleur instable qui recherche sa force entre le rouge et le bleu. Elle devient grandiose sur du métal. Tout est dans la subtilité.“

Violet  – Plastique  - “Le violet d’aujourd’hui est moins tranchant que ceux que l’on trouvait avant. Il est plus proche du gris violacé ; il est très léger, c’est un mauve subtil et presque dur. C’est une couleur difficile ; chez nous les pigments se dénaturent. Si je les mets à la lumière, ils s’éclaircissent ; alors on les contretype de façon différente, sans utiliser le pigment de base.“

Violet – Métal – “Le violet a des connotations en Europe assez chargée, c’est une couleur sexuelle ou au contraire religieuse, elle est empreinte à la fois de côtés sulfureux et érotiques. Il faut bien réfléchir à chaque fois : Est-ce que c’est une vraie tendance ? On l’a vu apparaître, disparaître, réapparaître… C’est une couleur intéressante parce qu’ elle suscite des antagonismes assez importants.“

Violet  – Verre - “La famille des violets regroupe aussi bien des parmes, qui bornent la frontière des bleus ciel et imagent parfaitement la pureté et la fraîcheur , que des tons aubergines, qui eux sont beaucoup plus axés vers les nuances  sombres et rouges. L’union de 2 couleurs permet à la teinte violette d’évoluer dans un domaine très spacieux. La photo choisie pour le projet “Extrême couleur” présente des tons violets très sombres qui devaient être magnifiés afin d’attirer le regard.“

Violet – Papier - “Le violet a un côté magique. Il peut être intense ou très léger. Mais il  ne laisse jamais indifférent !

Avec le violet, tout est question de densité, mais si on le densifie, il perd de son éclat, la couleur devient lourde.“

Violet

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le

Couleur de l’apaisement, évocation du passage entre ce qui est encore et bientôt ne sera plus. Certains ont toujours le souvenir ému des taches d’encre violette sur leurs doigts d’écoliers. Le violet serait-il passéiste ?

Violent, expressionniste, le violet c’est aussi le noir. Nuancé, support d’effets, éclairé de l’intérieur, ce n’est pas une couleur facile, il se défend. Le violet est construit de rouge et de bleu, à proportions égales. Il agit sur la matière par son intensité, du plus clair au plus sourd. Allégé de blanc, il parle de la fraîcheur des lilas. Mais si on le densifie, il perd de son éclat, la couleur devient lourde. Profond et presque noir, il évoque le demi-deuil, la nuit et la mort.

Tiraillé dans ses connotations européennes entre l’érotique sulfureux et le sacré, il n’en est pas moins en quête de simplicité : tout est question de densité ; attiré par le rouge ou le rose, tout est dans la subtilité, car tout le dénature.

Violet émotion…

Moins timide que la fleur dont il tire son nom, la violette, foncé, il invite aux agapes : aubergine, prune, cassis, lie de vin. Pâle, il devient mauve, lavande, et ravit les sens. En cuisine, le violet semble voué à l’élément liquide, à la liqueur, au coulis, au sorbet.

Est-il violet violent, colère ou tension, le violet est noir aussi ? Doux comme une subtile ombre mauve impressionniste ? Ou bien contraste expressionniste, ou tout cela à la fois ?

Le violet est protéiforme. Rouge ou rose, encre ou carmin, mauve ou violacé, gris ou violet très pur, laissons la lumière prendre le relais. Sexuel ou religieux, l’inconscient et le subjectif nous guettent, alors réfléchissons avant de l’employer. Le violet est une couleur difficile.

Mes mots pour le violet

gai, stimulant, transgressif, intrigant, sexuel, attractif

/Par Frédéric Rossi-Liegibel

violet – les mots

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le

Le violet est une couleur, c’est la couleur intérieure de l’arc en ciel, une des extrémités du spectre visible. Le violet  est aussi un mélange de bleu (environ 60% de luminosité) et de rouge (environ 40% de luminosité) en synthèse additive (codage RVB), ou d’un mélange de magenta (environ 60%), de cyan (environ 20%) et de noir (environ 40%) en synthèse soustractive (pigments – codage CMJN). (Lire la suite…)

Bleu – matières

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le 2 novembre 2009

Bleu – Peau - “Bain infini dans l’intensité des creux, reflets cobalts qui stabilisent nos émotions, la matière bleue crée un lien de vie et de bonheur. Lapis-lazuli ou Outremer, couleur fondatrice de l’Occident, sa quête (technique) nous vient d’Orient.“ “Cette couleur change en fonction de la réflexion de la lumière. Selon l’angle, les effets repartent au rouge, au vert ou au violet. C’est relativement incontrôlable, assez catastrophique. Pourtant, ici, le concept est très abouti ; il n’y a quasiment pas de lumière, ce qui est assez rare, ce n’est que du reflet; et ça, au flash, c’est impossible à obtenir. Le regard conjugue à la fois ce côté aléatoire d’un plan d’eau l’été et cet aspect surréaliste de la lumière de la nuit en rase campagne.“

“Le bleu est une couleur qu’il faut contenir ou au contraire aider à s’étendre. Pour moi, quelle que soit la couleur et encore plus sur une peau vivante, il faut réchauffer les couleurs froides, leur donner un sens vivant en jouant les complémentaires. Tout dépend des couleurs voisines. Quand on met du bleu à côté du vert, c’est très facile de basculer le bleu dans le vert ou inversement.“

Bleu – Pigments - “Le bleu est plutôt calme, très difficile à dynamiser. Seul Yves Klein était parvenu à respecter le pigment, à ne pas le mélanger.“

Bleu – Encre - “Le bleu est la couleur que l’on utilise quand on ressent le besoin d’être rassuré. C’est la couleur nourricière, couleur de base par excellence. Le bleu, c’est l’eau et le ciel. C’est une couleur qui a donc une grande dimension environnementale, on y associe presque toujours le calme et l’équilibre.“

Bleu – Plastique - “Le bleu est tellement utilisé dans nos métiers, qu’il en est devenu très complexe. Il est difficile de lui apporter une note nouvelle.

Sur certains projets, la forme est très influente. Elle ouvre ou limite le travail sur la couleur, surtout en fonction de la lumière qui ajoute de la matière, de la sensualité, de la douceur. En retour, certains effets, certains tons ne vivent pas sans les formes : la nacre, par exemple, venue en interférence, pourra être fade sur un aplat. Ce n’est pas que la couleur n’est pas belle, c’est juste qu’elle n’arrive pas à se transformer.“

Bleu – Métal - “Un bleu céladon, ce n’est pas un bleu roi ou un bleu ciel. Avec cette couleur, on a une infinité de choix. Tout est permis.“

Bleu – Verre - “Le bleu est une couleur qui éveille les sens et capte l’œil du coloriste. La palette de couleur des bleus est considérable. Elle oscille entre les bleus ciels, évolue vers les outremers, cyans, et s’éteint sur les marines. Le bleu, couleur omniprésente de notre quotidien, est fascinant.“

Bleu – Papier - “Le bleu reste un incontournable dans toutes les gammes de nos produits. Il y a une telle variété dans les tonalités de bleu que nous découvrons encore de nouvelles possibilités. On veut un bleu inspirant pour transcender quelque chose, pour rééquilibrer.“

Bleu

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le

Couleur fondamentale du prisme, porteuse de sérénité, adulée de façon quasi universelle, le bleu captive l’œil, il parle à tous, tant sa palette est pléthorique.

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Rouge – matières

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le 30 octobre 2009

Rouge – Peau - “Couleur fondamentale. Tous les rouges s’étalent entre le vermillon, le carmin et la terre…Fortement symbolique, c’est la vie du métal dans les oxydes, celle de la lumière dans les tissus, du sacré dans les laques“.  “Le rouge est une couleur très sensuelle, très chargée, dédramatisée par un regard perçant.“ “Il y a des couleurs avec lesquelles on dérive plus facilement que d’autres. C’est aussi lié à la couleur qu’à la personnalité du mannequin. Et puis, il y a des choses que l’on refait complètement, soit parce que c’est trop éloigné du concept de départ, soit parce que la gamme des rouges ne correspond pas au nuancier ; soit encore parce qu’on ne retrouve pas l’unité de la série. Après un premier essai raté, la personnalité d’Alyssa nous a permis de réaliser une des photos les plus abouties, et en même temps l’une des plus simples en termes de maquillage.“

Rouge – Pigments - “C’est une couleur délicate, qui se salit dès qu’on lui ajoute quelque chose.“

Rouge – Encre - “C’est une couleur qui saisit les contrastes avec la lumière. Le rouge, c’est l’action, l’énergie, le bouillonnement .Couleur masculine en cosmétique, elle passionne et fascine de plus en plus.“

Rouge –Plastique - “Il y a des rouges jaunes, des rouges roses, des rouges vermillon, des rouges pâles. En plus, ce sont des couleurs qui ont tendance à dégorger, qui peuvent perdre leur éclat. Il faut utiliser pour elles des matières pigmentées qui vont troubler l’effet.“

Rouge – Métal - “Le rouge est un terme trop générique, il existe des dizaines de rouges. Parle-t-on d’un rouge masquant, terne, vif, ou d’un autre encore ? “

Rouge – Verre - “La couleur rouge évolue dans un domaine où les tons sont nommés “chauds” Le terme rouge engendre l’image du feu, de la colère, du rubis … ou encore des objets, éléments ou situations éclatants, chatoyants et provocants. Les teintes rouges sont toujours très intenses et peuvent se décliner vers des tons quasiment noirs.

La perception du rouge peut être difficile selon la couleur de l’iris de l’observateur.“

Rouge – Papier - “Le rouge, c’est la passion. Un symbole du plaisir d’offrir et de séduire. Il y a toujours un peu de rose, de vert, de bleu qui tournent autour et peuvent entrer dans la composition. Le rouge reste un classique dans le luxe : un rouge intense ou un rouge foncé.“

/Par Frédéric Rossi-Liegibel /Image initiale www.mathiaswalter.net Vignette de la Une / deValence® - Mathias Walter® – Maria Lund®

Rouge

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le 1 octobre 2009

Le rouge est bouche.  Couleur de la sensualité, chargée, dédramatisée, elle dit tout, elle est la beauté, la mode.

Le rouge avec sa force, son éclat, évoque le principe même de la vie, le sang clair, oxygéné, qui coule dans les veines. L’intensité du rouge, gage de maturité, appelle à goûter le fruit, cerise ou tomate, à commander une viande saignante. Pourtant, attention à la dérive ! La magie d’une cuisson a révélé la tenue de l’écrevisse en vue de rivaliser avec la nouvelle livrée du cardinal des mers : le homard. Attention : je pique. Raté, éloigné, il perd ses qualités. Abouti, du plus léger, voire acidulé comme celui de la grenade, au plus violacé de la quetsche, il stimule l’appétit. Attention : je pique, j’appelle le sang, j’évoque la violence, le goût âpre de certains vins, sans jamais atteindre la virulence du piment.

Saisissant les contrastes avec la lumière, c’est l’action, l’énergie, le bouillonnement : rouges jaunes, rouges roses, rouges vermillon, rouges pâles, attention de pas trop la pimenter, ni pigmenter, car le rouge est subtil. Le rouge reste un classique dans le luxe, mais c’est une couleur délicate, qui se macule au contact des autres couleurs, qui a tendance à dégorger, qui peut perdre son éclat. Plus que la matière elle-même, le traitement de la couleur, sa transparence, son éclat, son intensité et sa profondeur suggèrent les codes et les images.

Rouge émotion…

L’intensité du rouge, gage de maturité, appelle à goûter le fruit, cerise ou tomate, à commander une viande saignante. Du plus léger, voire acidulé comme celui de la grenade, au plus violacé de la quetsche, il stimule l’appétit.

Sang, vin, liquide vital, il parcourt même les bois les plus précieux, les veines indispensables, lignes de vie, chemins de la passion. C’est sans doute la raison pour laquelle le rouge est associé au drame, au théâtre, à l’opéra. Il pare les plus somptueuses étoffes, soies, velours et damas, et, de l’Asie à l’Occident, carmin, écarlate ou ponceau, se révèle comme signal de l’apparat. Captivant, il est résonance, miroir, richesse, en surface et en profondeur. Vivez le rouge ! Alchimique, anarchique, franc et vraiment noir !

Mes mots pour le rouge

piquant, acidulé, précieux, mature, léger, excessif

/Par Frédéric Rossi-Liegibel/Vignette de la Une / deValence® - Mathias Walter® – Maria Lund®

Le rouge est un jaillissement, il simplifie le message

Posté en témoignages par frederic rossi-liegibel le

Frédéric Rossi-Liegibel : Comment vous, acheteur, avez-vous accompagné la SNCF vers sa nouvelle couleur ?

Sylvain Jolivet* Le brief parlait de rupture dans la continuité. Il a été décidé à un moment donné de prendre le parti de la rupture totale. Ce fut la base. Au départ, dans la phase de contractualisation, l’aspect couleur ne figurait pas, il est arrivé au fil du temps et des propositions créatives. On a vu se dessiner ce qu’allait être cette marque, la puissance exprimée à la fois par cette forme et cette couleur.

Le positionnement a été : laisser SNCF en toutes lettres, tout en l’incorporant dans un masque coloré partant du carmin au vermillon, c’est ce qui a donné le « Carmillon », son nom propre. Aujourd’hui on obtient un outil de communication beaucoup plus fort que l’ancien, qui fait appel aux sentiments, à la générosité des couleurs, à l’humain.

D’une manière générale, quelles valeurs attribuez-vous à la couleur ?

S.J. Je pense que la couleur aujourd’hui est indissociable de la forme, elle permet à la marque d’asseoir sa puissance, de faire ressortir un trait de personnalité.

Plutôt que de complexifier le message, elle doit jaillir et montrer une certaine transparence de l’entreprise tout en exprimant son intention. Je pense que le rouge permet de transmettre ces messages. La couleur prendra donc de plus en plus de place dans le graphisme les marques.

Je pense que nous restons précurseur sur un terrain à défricher. Je dirais que nous devons continuer à être capable d’être en avance, insuffler de la convivialité, aborder l’échange. La couleur sera l’une des composantes de l’ensemble de cette démarche.

*La SNCF s’est dotée d’un nouveau logo en avril 2005. Dans ce cadre de cette évolution, sous forme de rupture, Sylvain Jolivet acheteur en communication, a été en charge d’établir le cahier des charge, d’acheter le projet.

/Entretien réalisé par Frédéric Rossi-Liegibel  en 2006 pour le livre Émotion, pour l’agence Extrême Paris /Vignette de la Une / deValence® - Mathias Walter® – Maria Lund®

Gris

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le 4 septembre 2009

Intermédiaire entre le noir et le blanc, le gris n’évoque ni la passion ni le désir. Le dosage du noir et du blanc, le grain de la matière, les jeux de lumière lui donnent des accents différents, plus ou moins sévères ou mélancoliques.

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Gris – matières

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le

Gris – Peau – “Bien sûr, c’est métallisé, mais ce n’est pas du métal. Le métal est gris, et en photo, c’est impossible. Il ne fait pas propre ! (Lire la suite…)

Décomposition/recomposition

Posté en décryptage couleur par frédéric rossi-liegibel le 21 août 2009

Le système élémentaire installe trois couleurs primaires : bleu, jaune, rouge, qui, une fois associées, donne trois complémentaires, et ensuite toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Cette triade est fondamentale ; autour d’elle se nouent à la fois les difficultés et l’intérêt de la catégorisation. Un exemple: les trois couleurs jaune, orange et rouge. Si l’on pense successivement à chacune d’elles, nous les voyons d’abord « en soi », c’est-à-dire avec une relation d’exclusion entre chacune. En revanche, si l’on pense que l’orange est obtenu par l’union du jaune et du rouge, on a dans l’esprit une relation d’association : une couleur, l’orange, réunit les deux autres. Les trois couleurs primaires se matérialisent dans le référent quasi universel Pantone (cyan, jaune, magenta) plus le noir, également une couleur au maximum de sa saturation. On parle de noir jaune, de noir rouge, de noir bleu… Cette base est purement technique, la question à se poser est de savoir si elle est la seule porte d’entrée pour comprendre la couleur.

/Par Frederic Rossi-Liegibel /Johannes Itten’s 12 hue colour wheel, 1921

orange – matières

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le 10 août 2009

Orange – Peau – “Vaste spectre allant du jaune au rouge, couleur de fer aux vibrations solaires, base de cadmium, son “exploitation“ crée des braises dans les plastiques miroitants.“ “Alors qu’est ce qui fonctionne si bien ? Ce qui rapproche la photographie de la couleur, c’est cette alchimie-là, un subtil mélange de matière, de pigment et de lumière.

“L’orange est toujours à la limite du jeu entre le jaune et le rouge. Il suffit d’éclairer un peu plus, ou, dans la retouche, qu’on sature un peu plus la couleur. Tout est une histoire de chromie pour retrouver cette simplicité, pour limiter les effets.“

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Clicquot n’est ni jaune ni orange, mais « Jaune Clicquot ».

Posté en témoignages par frederic rossi-liegibel le

Votre couleur vous l’avez réglée, vous l’avez dénommée, pourquoi ?

Delphine Martineau*. Il y a pleins de légendes sur cette couleur… Le jaune d’œuf d’une poule de Bresse ou l’imprimeur, qui à l’époque, n’avait que cette couleur en stock, que ce serait Madame Clicquot… On ne sait pas, c’est purement légendaire.. Ce que l’on sait, c’est qu’au départ, il s’agissait d’une couleur d’étiquettes.

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orange – les mots

Posté en décryptage couleur par frederic rossi-liegibel le

Orange : couleur vitamine, couleur renouveau, couleur révolution. Dans la chaleur palpable, des moines tibétains promènent leur tenue safran. Ils recueillent clémentines, tangerines, mandarines, et navels comme des dons du ciel. De loin en loin, sur la pente ocrée, le soleil et le vent allument l’incendie de leur marche rythmée. Un effluve de néroli les suit, comme un esprit, une incitation à la contemplation.

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