L’innovation Immatérielle au service des designers et des entreprises

Posté en décryptage par frederic rossi-liegibel le 3 octobre 2011

Le Réseau Innovation Immatérielle pour l’Industrie (R3iLab) est un réseau destiné aux professionnels du textile, de la mode et des industries connexes*. Il vise à promouvoir au sein de ces secteurs un recours accru à l’innovation**.

La mission du R3iLab repose sur la réalisation de projets d’intérêt général, menés à bien par des équipes opérationnelles en partenariat avec des chefs d’entreprise en activité***. Tech&Design est l’un des cinq programmes opérationnels pilotés par le Réseau Innovation Immatérielle pour l’Industrie, R3iLab. Chaque année, il accompagne le rapprochement de dix binômes composés d’un créateur et d’un industriel, pour défricher sous les auspices du design de nouvelles pistes de développement.

Au salon Maison & Objet de septembre on découvre l’aboutissement de la collaboration entre Véritable Cherbourg & Mathieu Lehanneur : Cherbourg-Beijing. Le projet s’est fait attendre, mais le résultat est là. Mathieu Lehanneur conduit sur un chemin inédit le fabricant de parapluies avec la création d’une lanterne d’extérieur élégante qui modernise le dessin des traditionnelles lanternes chinoises.

* Le R3iLab est un laboratoire intersectoriel destiné à nourrir la réflexion et l’action sur les sujets liés à l’innovation et à l’organisation de l’innovation. Son objectif est de parvenir, par le jeu des fertilisations croisées propres aux organisations en réseau, à dépasser les principes de différenciations classiques.  ** Ces projets sont ouverts aux entreprises qui souhaitent y participer activement et bénéficier ainsi d’une collaboration resserrée avec les autres membres du réseau. *** Tech & Design 2012 – nouvelle vague de dix binômes attendue pour janvier 2012 et  huit binômes confirmés : Janisset & Jean-Marie Massaud • Virtuose & Pascal Gautrand • Toiles de Mayenne & Solenne Morigeaud • TF Création & Sophie Mallebranche • Broderies Bacus & Normal Studio • Tanneries Roux & Patrick Jouin • Société Choletaise de Fabrication & François Azembourg • Lemaître-Demeestre & Sismo

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Mathieu Lehanneur et l’Église St Hilaire

Posté en répérage par marc kelman le 24 juin 2011

Mathieu Lehanneur vient de réussir un coup de maitre en aménageant le cœur de l’église St Hilaire à Melle dans les Deux Sèvres. En apportant une masse de marbre d’un blanc le plus pur et en lui donnant des courbes douces se succédant les unes au-dessus des autres afin qu’elles se rapprochent des strates qu’on trouve dans certaines formations sédimentaires, il met en valeur la rigueur et la pureté de la géométrie romane qui entoure le chœur. Dans le bloc de marbre blanc un baptistère à huit côtés a été creusé. Il donne l’impression d’avoir toujours été là et l’eau qui le rempli semble venir en droite ligne de la rivière qui coule non loin de l’église. L’autel, en albâtre de couleur ambre a été construit à la croisée des transepts sur la masse de marbre blanc afin de permettre une hiérarchie naturelle entre l’officiant et les fidèles. Cette construction architecturale fera sans nul doute date et servira de modèle dans les ouvrages religieux à venir.

/Par Marc Kelman /Crédits photos Felipe Ribon

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Art et design aux Tuilleries

Posté en répérage par frederic rossi-liegibel le 2 avril 2011

Le 30 mars dernier, le Pavillon des Arts et du Design, quinzième édition, ouvrait ses portes au public dans le jardin des Tuileries, à Paris. Ce rendez-vous incontournable offre chaque année une vision des plus belles pièces d’art décoratif, d’art moderne et de design du marché.

En entrant sur la droite chez Hopkins-Custot, une très belle suite de toiles de Josef Albers, maître incontesté de la couleur et de ses interactions et d’un de ses successeurs Ian Davenport. A suivre, les grands classiques : design vintage scandinave, français et italien…

Plus loin, un très joli parcours de jeunes galeries présentant les jeunes pousses du design contemporain. On aura remarqué le Sofa XXXX (c’est bien son nom) de Yaya Ushida chez Tools galerie, dont la construction modulaire insensée, faite de petites baguettes de bois naturel et d’anneaux de métal, nous aura éblouis. Le noir des formes en céramique de Mathieu Lehanneur, inspirées de différentes pyramides des âges, chez Perimeter. Les bijoux faits de pierres de couleurs vives par Matali Crasset, même galerie. Le fauteuil gonflable, hommage à Damien Hirst (avec ses pois colorés) et surtout le travail tout en finesse de Sam Baron, évoquant les usages et plaisirs de cinq moments de la journée, le tout chez Secondome. Du noir encore, et du doré, sur le stand de la Carpenters workshop Gallery, avec la Robber Baron Collection de Studio Job. A ne pas rater non plus, plus vintage mais étonnant, le total beige chez Chahan Gallery, et de très belles pièces bleues. Bleu profond de Sèvres sur les pièces de Michele de Lucchi chez Sèvres – Cité de la Céramique (pièces également déclinées en cristal clair par les savoir-faire de la maison Baccarat (même stand), bleu turquoise des panneaux mobiles en aluminium anodisé par Claude Laurens Architecte (Galerie Hervouet). Bleu des turquoises couvrant un cabinet chez Lamberty…

Ian Davenport, Puddle Painting: Light Green, 2010 /Copyright: Ian Davenport, courtesy Hopkins-Custot

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2010 – l’année Lehanneur

Posté en décryptage par frederic rossi-liegibel le 28 décembre 2010

Mathieu Lehanneur* avance sur le fil du design et de la science. Sa relecture de la course actuelle au bien-vivre et ses propositions audacieuses le placent un peu en avance sur les industriels, mais en intime cohérence avec son temps, un travail en contrepoint de celui de Constance Guisset. 2010 est son année !

C’est dans l’univers scientifique que Mathieu Lehanneur exprime le plus son intérêt pour le « corps humain et son environnement ». Cobaye pour des laboratoires pharmaceutiques**, il médite sur la relation du patient à la maladie et au médicament pour son projet de fin d’étude. Il conclut que les laboratoires balayent tout le rituel autour de la guérison au profit de la molécule. Après plusieurs propositions auprès des laboratoires pharmaceutiques, ses recherches entre design et science l’amènent à développer la série d’objets thérapeutiques isus de l’anlyse des nouveaux modes de prise de médicaments. Un fil rouge qui relie l’être humain, ses perceptions comme ses besoins, et son environnement domestique comme naturel“. Cette démarche on la retrouve dans la carte blanche que lui propose le VIA. Avec Local River Mathieu invite la nature et la technologie de pointe dans nos intérieurs***.
Janvier
ÉLU créateur de demain, pour célébrer 10 années de présence design****, Mathieu Lehanneur avait répondu à la question posée par Philippe Starck : “Que nous manque-t-il ?“. La meilleure réponse son filtre à air Bel Air – rebaptisé Andrea (le prénom de son fils) pour raisons juridiques – est vendu au grand public. Fruit d’une collaboration avec le scientifique David Edwards et d’abord réalisé à titre d’expérience à la galerie parisienne Le Laboratoire, Andrea répond à une problématique de pollution intérieure qui nous concerne tous.
Avril
Après la qualité de l’air avec Andrea, Mathieu s’est intéressé à la qualité de nos rêves. Conçue pour l’Hôtel de Marc, qui accueille à Reims les invités de Veuve Cliquot souvent épuisés par le décalage horaire, « Once upon a dream » est une chambre idéale, une unité de sommeil, entre conte de fée et home cinema, qui reprend les études physiologiques testées et mises en place par les services de malades du sommeil. Basé sur le travail du Docteur Alain Nicolas, responsable de l’Unité d’Exploration Hypnologique du CH Le Vinatier à Bron (Lyon), « Once upon a dream » devient donc un voyage vers le meilleur des rêves.
Septembre
Mathieu conçoit l’espace dédié aux adolescents pour le Centre Pompidou. Intitulé “Studio 13/16“, cette proposition, forcément risquée pour un musée lorsqu’il s’adresse à une population par essence aussi volatile que les ados, trouve une réponse fonctionnelle et formelle basée sur l’ergonomie du désir.
Novembre
Mathieu Lehanneur présente à la Biennale de St Etienne les prototypes de la collection Efficient Home dessinée pour Schneider Electric. Une gamme d’éléments destinée à optimiser la consommation d’énergie des foyers pour obtenir une réduction significative de notre empreinte carbone. Un objectif rendu possible par la précision d’information communiquée en temps réel par ces émetteurs / récepteurs d’information électrique positionnés sur les objets clefs de notre consommation quotidienne (chaudière, frigo, télévision, etc…).
Alors 2011 ?
Une nouvelle chaîne de restaurants fondée sur le concept de Fast Quality Food ? Une médiathèque ?
*Tout juste diplômé de l’Ensci-Les Ateliers en 2001, Mathieu Lehanneur fonde son studio de design et d’architecture intérieur. Quelques jalons, Objets thérapeutiques imaginée en 2001. En 2006, carte blanche du VIA, 2008 direction artistique de Paco Rabanne. 2009, Local River, Andrea et fonde Everything ButThe Molecules une société basée aux Etats-Unis. 2010, Air Mineral.
**source Wikipédia
***Un travail qui se poursuit  avec Domestic Ponds par Duende Studio avec Mathieu Lehanneur, Benjamin Graindorge et Eric Jourdan à la Galerie BSL.
****Depuis une décennie now ! design à vivre est l’espace entièrement dédié aux designers et aux éditeurs du salon. En janvier 2010, avec le parrainage de Philippe Starck, c’est une génération qui est mise à l’honneur, avec 10 designers. Les 5.5 designers, Sam Baron, Gilles Belley, Michel Charlot, Constance Guisset, JoachimJirou Najou, Mathieu Lehanneur, Philippe Nigro, Normal Studio, Marie-Aurore Stiker répondent à la question posée par Philippe Starck
/Par Frédéric Rossi-Liegibel/ Légende : /Mathieu Lehanneur /copyright : Fabien Thouvenin /Labo Brain is a tailor-made all-white stu dio /Local River, unité domestique de stockage pour poissons et légumes, avec Anthony van den Bossche
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2010 – l’année Guisset

Posté en décryptage par frederic rossi-liegibel le

Constance Guisset* dessine notre futur, léger comme la lumière, poétique aérienne, insaisissable. Pour Constance le temps, le mouvement, l’allure, une certaine lenteur sont l’harmonie. alors elle a crée Duplex, cette cage surmontée d’un aquarium où l’oiseau peut se déplacer et voler à la même hauteur visuelle que le poisson, objet hybride rendant possible une rencontre improbable, un travail en contrepoint de celui de Mathieu Lehanneur. 2010 est son année !

La poésie de son travail qui nous incite à découvrir des objets du quotidien sous un autre angle. Son objectif est de nous transporter ailleurs, de nous faire sortir de nous-mêmes. Sa pratique du design : un sourire ! Autant d’objets aussi pratique que poétique qui valurent à Constance Guisset des prix tels que le Grand Prix du design de la Ville de Paris en 2007 ou encore le Prix du Design Parade 03 Villa de Noailles. Quand Constance parle de son métier, ses mots sont des voyages au pays des songes. “Provoquer une magie évanescente“, “aboutir à une alchimie créative“. Des termes qui donnent envie de s’envoler.

Janvier

ÉLUE créateur de demain, pour célébrer 10 années de présence design**, Mathieu Lehanneur avait répondu à la question posée par Philippe Starck : “Que nous manque-t-il ?“.  “Il nous manque du rêve. Nous avons besoin de légèreté pour pouvoir décrocher de la réalité“ répond elle ?

Avril

Constance lance avec Petite Friture, son éditeur, Vertigo une lampe-cabane enveloppante qui suggère un espace d’intimité. Son extrême légèreté (moins de 500g pour une surface déployée de 2m?) la rend mobile au rythme des courants d’air: elle tourne doucement en dessinant un espace graphique presque transparent, comme suspendu entre le sol et le plafond.

Juin

Primée au Audi Talent Award, Constance Guisset  a ces mots : “ce qui anime la démarche de tout designer, c’est d’abord de proposer des objets bien conçus et équilibrés. Cependant, il est vrai que je cherche aussi à ‘’sur-prendre’’ l’usager en lui offrant un bref instant d’illusion, un décrochement fugace de la quotidienneté.“ En parallèle et dans le cadre des Designer day’s elle anime les vitrines des Galeries Lafayette**. Le prétexte à l’intervention spéciale dans les vitrines de Lafayette Maison se nome Angelin. C’est une lampe, hommage à Angelin Preljocaj avec qui Constance Guisset a collaboré en 2009, et pour qui elle a conçu la scénographie toute de papier de son œuvre solo Le Funambule. Alors naturellement une lampe en papier. car “le papier est un outil essentiel pour un designer. Il est le support des premiers dessins à la main et permet de mettre en forme les premières maquettes. C’est un matériau extrêmement familier. Le papier souligne l’humilité du scénographe qui doit s’effacer derrière l’objet qu’il présente.“

Septembre

Constance présente sa réponse pour le nouvel Institut Français de Turquie à Ankara***. Elle a conçue l’espace du rez-de-chaussée comprenant l’accueil, une librairie et un café, avec pour feuille de route de dessiner des meubles fabriqués par des artisans turcs en Turquie. après le papier c’est le métal, plié comme un origami. Les meubles sont devenus la collection Etoile – nom du nouveau quartier où s’installait l’Institut Français. la collection comprend une quinzaine d’éléments : un tabouret, une table large, une table de café, deux bars, deux étagères, un accueil et cinq meubles d’exposition de librairie.

Novembre

Constance présente cairn est un ensemble de boîtes en bois aimantées qui s’agencent librement en porte-à-faux. ce projet sera édité en avril (Salon de Milan) en série limitée. Puis XtremKey, une clé USB (LaCie)  résistante, waterproof, délicate, aérodynamique et indestructible dont la forme discrète d’une capsule d’agent rend l’objet secret. Posée, la clé danse comme un culbuto.

Alors 2011 ?

“Le temps permettra de distinguer si la proposition de rassembler des objets de différents statuts permet de les préserver dans une certaine humilité et légèreté. Ils ne sont pas solitaires mais sont comme les personnages d’une aventure du design photographiés à un moment T.

*Constance Guisset est designer divers et transversal : diplômée de l’ESSEC, de Sciences Po et de l’ENSCI. Administratrice du studio Ronan et ErwanBouroullec entre 2003 et fin 2009, elle prend dorénavant son envol une certaine philosophie, une vraie poésie.

**Commissionnée pour mettre en scène les vitrines, Constance Guisset, designer scénographe, s’emploie à marquer de sa patte ce lieu tout en lui vouant un vrai respect. En respectant l’idée et la vocation du lieu qui a su imposer un style depuis son lancement : pluralité de l’offre, fonctionnalité et accessibilité. Mais aussi dans un périmètre définit par les Designers Days : dix installations symboliques des dix ans des Designers Days et du design de la dernière décennie.

***débuté en 2008 par un appel d’offre gagné en partenariat avec l’architecte Turque Gül Gulven et son agence VEN.

/Par Frédéric Rossi-Liegibel/ Légende : /copyright 10X10 vitrines des Galeries Lafayette Maison /XtremKey, une clé USB – LaCie /Contance Guisset©

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Saint-Étienne Biennale 2010 #1 – pourquoi y aller ?

Posté en répérage par frederic rossi-liegibel le 30 novembre 2010

Accélération du temps, dématérialisation des mouvements, perte d’ancrage, changement de repères et d’identité, la communication nous permet de nous téléporter sans aucune limite. C’est autour de ce thème que se construit la biennale 2010 : vision vers les possibles, vers ce mouvement révélateur de notre époque. François Bauchet et Benjamin Graindorge assurent la scénographie. Deux designers d’objets qui changent d’échelle pour répondre à la demande : nous transporter dans un monde parallèle, est-ce possible ? Car si l’on se téléporte, on reste au même endroit. Alors pourquoi aller à Saint-Étienne ?

  • pour utiliser Teleportissimo par Mathieu Lehanneur pour La Poste, “un tour de magie à l’échelle du territoire qui permet à chacun de faire disparaître, puis réapparaître ailleurs n’importe quel objet. Insuffler de la magie là où, par excès de logistique visible, en s’appuyant sur le système de collecte, transport, suivi… Il me suffit de se rendre à la Biennale pour comprendre.
  • pour se promener et découvrir la ville au rythme de Frédéric Ruyant. Espaces publics, abribus, trottoirs, façades d’immeubles sont le support d’événements incongrus, poétiques, parmi lesquels la ville se réinvente.
  • pour s’immerger dans “le quatrième mur“ une exposition sur la mise en scène des objets du quotidien, insolite et inattendu.
  • pour produire de l’énergie verte, comme la ville avec Hyné, station de stockage des énergies renouvelables. Objet étonnant, qui ou vre la porte à une utilisation d’énergie verte au quotidien, Hyné est issu de la collaboration entre Christophe Turpin, chercheur au CNRS, spécialiste de la pile à combustible et le designer Pierre Favresse.

Septième édition, pour la Biennale Internationale Design Saint-Étienne ! À travers son programme, celle-ci affirme sa démarche design : territorial et international en s’appuyant sur les relations existantes et à développer entre les milieux du design, ceux de la recherche appliquée et ceux de l’entreprise. De la seringue au TGV, de l’escalier intérieur aux espaces publics majeurs, ici, le design se veut un éclairage sur les réalités actuelles.

“Secteur en pleine mutation, où la culture croise l’économie, où les enjeux humains et sociaux sont souvent pointés, le design est un univers qui dépasse la question matérielle incarnée par l’objet ou le produit. D’où l’idée de téléportation, thématique qui aborde les questions concrètes de mobilité, d’ubiquité qui régissent aujourd’hui nos rythmes et nos modes de vies“*. “Le phénomène de l’immédiateté, de l’instantanéité, est un des problèmes majeurs posés actuellement (…). L’avènement d’une sorte de stéréo-réalité“**. Nous oublions, peu à peu, les enjeux qui étaient ceux du XXe siècle en acceptant  nous acceptons l’idée d’avoir changé de monde.

La biennale n’est ni un salon commercial ni une exposition muséale : c’est un événement ouvert, qui donne à voir, à découvrir, à faire, à penser et à partager. Pour la première fois, la biennale se déploiera au coeur de la Cité du design, sur ce site emblématique de l’ancienne Manufacture d’armes, partiellement réinvesti, marquant le début d’un renouveau urbain pensé et conçu par Alexandre Chemetoff pour l’Établissement Public d’Aménagement de Saint-Étienne.

* Elsa Francès /Directrice générale de la Cité du design /** Paul Virilio /Vitesse et information. Alerte dans le cyberespace !

/Autres expositions /Teleport, a visual comformation – commissaire Konstantin Grcic / Design & Shop  - commissaire Nathalie Arnoult /Living Spain 2010 /Fighting the box – commissaires Giovanna Massoni et Dieter Van Den Storm /L’harmonie au quotidien (les ambivalences de sa culture…)  - commissaires Hiroshi Kashiwagi, Masafumi Fukagawa, Shû Hagiwara, Noriko Kawakami /Design Transversal - commissaires Maurizio Galante et Tal Lancman /S’ajoute rencontres, colloques et conférences, mais là regardez sur le site dédiée à la biennale 2010

/Lieux /La Cité du Design 3, rue Javelin Pagnon, 42000 Saint-Étienne – Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne, 2 place Louis Comte, 42000 Saint-Étienne

/image /cimetiere des avatars – auteur second life

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La science des rêves

Posté en répérage par frederic rossi-liegibel le 19 avril 2010

Après l’air, Mathieu Lehanneur s’intéresse à nos rêves et fait une nouvelle fois preuve de ce talent si particulier à rendre désirable et poétique les innovations technologiques. Conçue pour l’Hôtel de Marc, qui accueille à Reims les invités de Veuve Cliquot, “Once upon a dream“* est une chambre idéale pour récupération-resynchronisation rapide**.

Rêvez, mode d’emploi :

1 – fermeture du rideau : la production de rêves peut commencer - 2 - baisse de la température générale de la pièce pour atteindre l’idéal : 19° - 3 – déclin progressif de la lumière grâce à la plante suspendue au-dessus du lit : la lumière passe de 1000 Lux à 0 - 4 – pendant quinze minutes, une émission de bruit blanc vient isoler phoniquement le dormeur des nuisances extérieures. Le cerveau bloqué sur cette fréquence neutre, le corps à température idéale, la nuit peut commencer - 5 – réveil, la température remonte de 2 degrés, la lumière passe de 0 à 2500 Lux en quinze minutes.

C’est aussi, un clin d’œil à l’histoire puisque la veuve Cliquot était elle-même une insomniaque notoire. Une expérience à vivre seul, car malheureusement, selon le Docteur Nicolas : « on ne dort jamais parfaitement synchronisé à deux »…

*Once upon a dream a été présenté pour la première fois à Milan lors du salon du Meuble en compagnie de la « Gloriette » conçue par les frères Campana, il voyagera maintenant vers différentes capitales mondiales avant d’intégrer sa destination première et finale à Reims, à l’hôtel du Marc.

** Cette unité de sommeil reprend les études physiologiques testées et mises en place par les services de malades du sommeil afin de guérir les insomnies chroniques. Basé sur le travail du Docteur Alain Nicolas, responsable de l’Unité d’Exploration Hypnologique du CH Le Vinatier à Bron (Lyon), « Once upon a dream » devient donc un voyage vers le meilleur des rêves. Une histoire aux chapitres successifs dont les rebondissements sont les différentes phases prévues par le narrateur Lehanneur pour préparer le corps à l’abandon du sommeil.

/ Crédits photos : Felipe Ribon

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Petit Milan

Posté en décryptage par frederic rossi-liegibel le

Le Salon 2010 s’est voulu authentique, en prise direct avec ses clients. C’est ainsi que de nombreuses marques ont misé sur la réaffirmation de leur ADN, livrant ainsi des collections fortes et identitaires. À Milan, l’humeur est à la modération, à la concentration et à la consolidation. Le Mobile apporte son lot de meubles et d’objets sobres et élégants. Il ne bouleverse pas les tendances, mais célèbre avec justesse le savoir-faire des grandes marques de mobilier avec des accents classiques. Un Salon sans anicroche, création fracassante ou découverte sensationnelle.

Un tour à la Fiera s’imposait donc. Qu’y avait il d’un peu remarquable dans ce salon?

Dans l’ensemble les stands de la Fiera ne montraient rien de vraiment nouveau. La meilleure illustration du manque de création était le stand de Vitra qui ne mettait en valeur qu’un seul canapé mais décliné en plusieurs versions. Voilà qui est très étrange de la part d’un éditeur qui distribue les plus grands designers. Serions nous rentré dans une période de disette ?

L’ambiance : des fleurs partout et des murs de tissu qui bougent et se déforment comme si des mains cherchaient à en sortir,.

Le mobilier : le Single Sofa (Red Dot Design Award 2010), qui en dehors d’une belle esthétique, propose une nouvelle façon de se “vautrer“ pour regarder la télévision grâce à son design très ergonomique. Un creux pour les fesses et les accoudoirs pour caler le dos. Chez Busnelli, un superbe canapé en cuir souple, capitonné façon Chesterfield mais qui laisse le cuir tomber au sol comme si on avait jetté un tissu pour le protéger tel que le faisaient nos grands parents avant de partir en vacances et chez Edra la collection Barbarians.

Les Objets : Chez Glas Italia un gigantesque miroir crée par Pierro Lissoni, en Murano, le baroque revu et corrigé par le 21e siècle.

Les luminaires : l’envie est manifestement à l’accumulation de lustres d’inspiration identique mais de tailles et formes différentes à positionner au dessus des tables ou buffets.

Déçu par la foire je suis parti le lendemain plein d’espoir et à la première heure pour la Porta Navona où se tient une partie du off. Quelques stations de métro et me voilà Via Tortona.

Beaucoup de monde dans les rues et j’arrive dans un lieu mixte, au fond d’une cour, où je revois le  » Single Sofa » de Maarten Baptist en compagnie de vêtements et de bijoux. Le mélange est amusant. Plus loin dans la rue, un grand immeuble où l’on présentait plusieurs pièces de Ora Ito.  Cette rétrospective a le mérite de nous faire découvrir son talent d’ensemblier. Pièces centrales : un buffet de forme fractale traité à la Soulages, mélangeant le noir mat et brillant et un fauteuil avec footstool (peu stable), les chandeliers en argent réalisés  pour Christofle et pour la cuisine, une plaque de cuisson et une hotte. Détour par le “coin“ Veuve Cliquot, pour apercevoir le travail des Fréres Campana et de Mathieu Lehanneur.

Puis, arrivée au Musée provisoire (sic). Plus de lumières que de meubles. Sur le micro stand de  Tom Dixon des jeunes gens mettaient en boite des lustres en pièces détachées en métal doré ou chromé : hand made, soit,  mais dur de travailler entouré de toute la foule dans cet espace exigu.  Chez Philips la grande nouveauté se sont les ampoules plates, un nouveau terrain à exploiter par les designers pour bouleverser les luminaires, mais déjà en présentation dans certaines boutiques de Milan. Le stand de Flos est de loin le plus intéressant. On entre sur un mur couvert d’appliques en forme de percings géants pénétrant le mur et qui changent de couleur régulièrement. Via Tortona toujours, Le Swarovski Crystal Palace valait le détour sauf peut être pour son service d’ordre. Je quitte la via Tortona pour la via Savona.

Pas grand chose à dire, un arrêt café chez Rapsel, dans leur beau jardin, fin d’après midi à flâner de lieu en lieu et retour à l’hotel. Grande faim après cette deuxième journée de marche. Je vous recommande les cotelettas à la milanaise du Park Hayatt hôtel. Les meilleures que j’ai mangé à Milan.

Pour la dernière journée , direction la Brera. Un détour par Design Vertigo. Le Spazio Fendi où Design Miami/ et Fendi ont présenté les œuvres commandé à Graham Hudson et Beta Tank sur l’interaction des gens avec le design. Un passage chez Republic de Fritz Hansen pour voir Nap, leur nouvelle chaise ultra légère. Superbe. Puis j’arrive à la Pelota. Pas de nouveauté majeure mais une belle présentation en escalier monumental de la collection. Un tour dans un bel appartement en travaux, où sont présenté des installations dans la pénombre.

Et puis soudainement je reçois un message de mon agence de voyage. Mon vol est annulé !!! Début de la galère à cause d’un volcan au nom imprononçable. Retour en train par Genève. 12 heures pour revenir à Paris, mais qu’est ce que c’est beau les Alpes italiennes. Même si la beauté a un prix!

/Par Frédéric Rossi-Liegibel /image le volcan Eyjafjallajokull

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Les Créateurs de l’année 2010 – Mathieu Lehanneur – Le scientifique

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 11 janvier 2010

C’est dans l’univers scientifique que Mathieu Lehanneur *exprime le plus son intérêt pour le « corps humain et son environnement ». Ses recherches entre design et science l’amènent à développer la série d’Objets thérapeutiques isus de l’anlyse des nouveaux modes de prise de médicaments.

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VIA fête ses 30 ans au Centre Pompidou

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 25 novembre 2009

Une vision rétrospective qui est l’occasion de revenir sur le design français de ces trente dernières années. Du premier espace, place Sainte Opportune, au cœur du quartier des Halles à l’espace actuel, situé dans le Viaduc des Arts, avenue Daumesnil, chaque décennie a été influencée par un contexte socio-économique et démontre la contribution du VIA* au rayonnement du design et des designers français dont le succès est de plus en plus manifeste en France et à l’étranger.

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Andrea, n’oublie pas que tu respires

Posté en répérage par businessmadame le 15 septembre 2009

Co-immaginé par David Edwards (Professeur à Harvard et fondateur du Laboratoire) et le designer Mathieu Lehanneur, Andrea est une machine à respirer, un caisson à oxygène mobile ou plutôt un purificateur d’air nouvelle génération. Basé sur un principe de filtration de l’air par le végétal il n’utilise aucun polluant pour dépolluer l’atmosphere de votre bureau ou votre appartement. Il est la réponse à la présence de solvants et autres substances dangereuses dans l’air de nos intérieurs, en effet les plastiques, colles et vernis de notre mobilier … sont autant de sources polluantes qui rendent l’air de nos maisons jusqu’à cinq ou dix fois plus nocif que l’air de la rue !

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Sense Fiction

Posté en décryptage par frédéric rossi-liegibel le 9 septembre 2009

L’air du temps se réconcilie avec le futur.

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Floating Garden

Posté en répérage par frédéric rossi-liegibel le 2 juillet 2009

Floating Garden est l’aboutissement de la passion pour les “points d’eau“ partagée par Benjamin Graindorge et Duende Studio.

Entre les “Paysages domestiques“ de Benjamin et le “Local River“ développé avec Mathieu Lehanneur, il n’y avait qu’un pas (et beaucoup d’expérimentations) pour que le principe devienne un produit réaliste en conservant tout son potentiel poétique. L’élégance du design associé à sa fonction nouvelle en font dès lors un objet paradoxal aussi évident que novateur.

Entre vase décoratif et station d’épuration. Floating Garden mixe deux techniques de filtration des nitrates produits par les poissons : la filtration sous gravier et l’aquaponie. Les racines des végétaux vont se nourrir et éliminer ces nitrates. L’eau retourne ensuite purifiée dans l’aquarium.

Le prototype exposé est vendu chez Forum Diffusion à partir du 30 juin ; il a vu le jour grâce à la Bourse Audi Talents Awards remportée cette année par Benjamin Graindorge.

/Par Frédéric Rossi-Liegibel /Design Benjamin Graindorge/ Conception : Anthony van den Bossche /Duende Studio

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