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Après l’air, Mathieu Lehanneur s’intéresse à nos rêves et fait une nouvelle fois preuve de ce talent si particulier à rendre désirable et poétique les innovations technologiques. Conçue pour l’Hôtel de Marc, qui accueille à Reims les invités de Veuve Cliquot, “Once upon a dream“* est une chambre idéale pour récupération-resynchronisation rapide**.
Rêvez, mode d’emploi :
1 – fermeture du rideau : la production de rêves peut commencer - 2 - baisse de la température générale de la pièce pour atteindre l’idéal : 19° - 3 – déclin progressif de la lumière grâce à la plante suspendue au-dessus du lit : la lumière passe de 1000 Lux à 0 - 4 – pendant quinze minutes, une émission de bruit blanc vient isoler phoniquement le dormeur des nuisances extérieures. Le cerveau bloqué sur cette fréquence neutre, le corps à température idéale, la nuit peut commencer - 5 – réveil, la température remonte de 2 degrés, la lumière passe de 0 à 2500 Lux en quinze minutes.
C’est aussi, un clin d’œil à l’histoire puisque la veuve Cliquot était elle-même une insomniaque notoire. Une expérience à vivre seul, car malheureusement, selon le Docteur Nicolas : « on ne dort jamais parfaitement synchronisé à deux »…
*Once upon a dream a été présenté pour la première fois à Milan lors du salon du Meuble en compagnie de la « Gloriette » conçue par les frères Campana, il voyagera maintenant vers différentes capitales mondiales avant d’intégrer sa destination première et finale à Reims, à l’hôtel du Marc.
** Cette unité de sommeil reprend les études physiologiques testées et mises en place par les services de malades du sommeil afin de guérir les insomnies chroniques. Basé sur le travail du Docteur Alain Nicolas, responsable de l’Unité d’Exploration Hypnologique du CH Le Vinatier à Bron (Lyon), « Once upon a dream » devient donc un voyage vers le meilleur des rêves. Une histoire aux chapitres successifs dont les rebondissements sont les différentes phases prévues par le narrateur Lehanneur pour préparer le corps à l’abandon du sommeil.
/ Crédits photos : Felipe Ribon
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Le Salon 2010 s’est voulu authentique, en prise direct avec ses clients. C’est ainsi que de nombreuses marques ont misé sur la réaffirmation de leur ADN, livrant ainsi des collections fortes et identitaires. À Milan, l’humeur est à la modération, à la concentration et à la consolidation. Le Mobile apporte son lot de meubles et d’objets sobres et élégants. Il ne bouleverse pas les tendances, mais célèbre avec justesse le savoir-faire des grandes marques de mobilier avec des accents classiques. Un Salon sans anicroche, création fracassante ou découverte sensationnelle.
Un tour à la Fiera s’imposait donc. Qu’y avait il d’un peu remarquable dans ce salon?
Dans l’ensemble les stands de la Fiera ne montraient rien de vraiment nouveau. La meilleure illustration du manque de création était le stand de Vitra qui ne mettait en valeur qu’un seul canapé mais décliné en plusieurs versions. Voilà qui est très étrange de la part d’un éditeur qui distribue les plus grands designers. Serions nous rentré dans une période de disette ?
L’ambiance : des fleurs partout et des murs de tissu qui bougent et se déforment comme si des mains cherchaient à en sortir,.
Le mobilier : le Single Sofa (Red Dot Design Award 2010), qui en dehors d’une belle esthétique, propose une nouvelle façon de se “vautrer“ pour regarder la télévision grâce à son design très ergonomique. Un creux pour les fesses et les accoudoirs pour caler le dos. Chez Busnelli, un superbe canapé en cuir souple, capitonné façon Chesterfield mais qui laisse le cuir tomber au sol comme si on avait jetté un tissu pour le protéger tel que le faisaient nos grands parents avant de partir en vacances et chez Edra la collection Barbarians.
Les Objets : Chez Glas Italia un gigantesque miroir crée par Pierro Lissoni, en Murano, le baroque revu et corrigé par le 21e siècle.
Les luminaires : l’envie est manifestement à l’accumulation de lustres d’inspiration identique mais de tailles et formes différentes à positionner au dessus des tables ou buffets.
Déçu par la foire je suis parti le lendemain plein d’espoir et à la première heure pour la Porta Navona où se tient une partie du off. Quelques stations de métro et me voilà Via Tortona.
Beaucoup de monde dans les rues et j’arrive dans un lieu mixte, au fond d’une cour, où je revois le » Single Sofa » de Maarten Baptist en compagnie de vêtements et de bijoux. Le mélange est amusant. Plus loin dans la rue, un grand immeuble où l’on présentait plusieurs pièces de Ora Ito. Cette rétrospective a le mérite de nous faire découvrir son talent d’ensemblier. Pièces centrales : un buffet de forme fractale traité à la Soulages, mélangeant le noir mat et brillant et un fauteuil avec footstool (peu stable), les chandeliers en argent réalisés pour Christofle et pour la cuisine, une plaque de cuisson et une hotte. Détour par le “coin“ Veuve Cliquot, pour apercevoir le travail des Fréres Campana et de Mathieu Lehanneur.
Puis, arrivée au Musée provisoire (sic). Plus de lumières que de meubles. Sur le micro stand de Tom Dixon des jeunes gens mettaient en boite des lustres en pièces détachées en métal doré ou chromé : hand made, soit, mais dur de travailler entouré de toute la foule dans cet espace exigu. Chez Philips la grande nouveauté se sont les ampoules plates, un nouveau terrain à exploiter par les designers pour bouleverser les luminaires, mais déjà en présentation dans certaines boutiques de Milan. Le stand de Flos est de loin le plus intéressant. On entre sur un mur couvert d’appliques en forme de percings géants pénétrant le mur et qui changent de couleur régulièrement. Via Tortona toujours, Le Swarovski Crystal Palace valait le détour sauf peut être pour son service d’ordre. Je quitte la via Tortona pour la via Savona.
Pas grand chose à dire, un arrêt café chez Rapsel, dans leur beau jardin, fin d’après midi à flâner de lieu en lieu et retour à l’hotel. Grande faim après cette deuxième journée de marche. Je vous recommande les cotelettas à la milanaise du Park Hayatt hôtel. Les meilleures que j’ai mangé à Milan.
Pour la dernière journée , direction la Brera. Un détour par Design Vertigo. Le Spazio Fendi où Design Miami/ et Fendi ont présenté les œuvres commandé à Graham Hudson et Beta Tank sur l’interaction des gens avec le design. Un passage chez Republic de Fritz Hansen pour voir Nap, leur nouvelle chaise ultra légère. Superbe. Puis j’arrive à la Pelota. Pas de nouveauté majeure mais une belle présentation en escalier monumental de la collection. Un tour dans un bel appartement en travaux, où sont présenté des installations dans la pénombre.
Et puis soudainement je reçois un message de mon agence de voyage. Mon vol est annulé !!! Début de la galère à cause d’un volcan au nom imprononçable. Retour en train par Genève. 12 heures pour revenir à Paris, mais qu’est ce que c’est beau les Alpes italiennes. Même si la beauté a un prix!
/Par Frédéric Rossi-Liegibel /image le volcan Eyjafjallajokull
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C’est dans l’univers scientifique que Mathieu Lehanneur *exprime le plus son intérêt pour le « corps humain et son environnement ». Ses recherches entre design et science l’amènent à développer la série d’Objets thérapeutiques isus de l’anlyse des nouveaux modes de prise de médicaments.
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Une vision rétrospective qui est l’occasion de revenir sur le design français de ces trente dernières années. Du premier espace, place Sainte Opportune, au cœur du quartier des Halles à l’espace actuel, situé dans le Viaduc des Arts, avenue Daumesnil, chaque décennie a été influencée par un contexte socio-économique et démontre la contribution du VIA* au rayonnement du design et des designers français dont le succès est de plus en plus manifeste en France et à l’étranger.
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Co-immaginé par David Edwards (Professeur à Harvard et fondateur du Laboratoire) et le designer Mathieu Lehanneur, Andrea est une machine à respirer, un caisson à oxygène mobile ou plutôt un purificateur d’air nouvelle génération. Basé sur un principe de filtration de l’air par le végétal il n’utilise aucun polluant pour dépolluer l’atmosphere de votre bureau ou votre appartement. Il est la réponse à la présence de solvants et autres substances dangereuses dans l’air de nos intérieurs, en effet les plastiques, colles et vernis de notre mobilier … sont autant de sources polluantes qui rendent l’air de nos maisons jusqu’à cinq ou dix fois plus nocif que l’air de la rue !
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L’air du temps se réconcilie avec le futur.
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Floating Garden est l’aboutissement de la passion pour les “points d’eau“ partagée par Benjamin Graindorge et Duende Studio.
Entre les “Paysages domestiques“ de Benjamin et le “Local River“ développé avec Mathieu Lehanneur, il n’y avait qu’un pas (et beaucoup d’expérimentations) pour que le principe devienne un produit réaliste en conservant tout son potentiel poétique. L’élégance du design associé à sa fonction nouvelle en font dès lors un objet paradoxal aussi évident que novateur.
Entre vase décoratif et station d’épuration. Floating Garden mixe deux techniques de filtration des nitrates produits par les poissons : la filtration sous gravier et l’aquaponie. Les racines des végétaux vont se nourrir et éliminer ces nitrates. L’eau retourne ensuite purifiée dans l’aquarium.
Le prototype exposé est vendu chez Forum Diffusion à partir du 30 juin ; il a vu le jour grâce à la Bourse Audi Talents Awards remportée cette année par Benjamin Graindorge.
/Par Frédéric Rossi-Liegibel /Design Benjamin Graindorge/ Conception : Anthony van den Bossche /Duende Studio
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