La différenciation par l’innovation

Posté en témoignages par frederic rossi-liegibel le 29 janvier 2010

Formes sculpturales ou lignes épurées, teinte cristalline ou verre coloré, le flacon habille parfums et produits cosmétiques de sa pureté et de sa noblesse.

Véritable facteur de différenciation, le parachèvement signe l’appartenance à une marque et confère au flacon sa personnalité. SGD* maîtrise les techniques de décor les plus pointues et propose la palette de procédés de parachèvement la plus large : sérigraphie, thermolustrage,  décalcomanie, marquage à chaud, décor au laser, dépolissage, sablage, plastification, ou encore collage d’une pièce rapportée. Autre procédé de plus en plus utilisé, le laquage permet la création de couleurs et d’effets originaux presque infinis : opaques, translucides, nacrés, irisés, multi-couleurs, métallisés, pailletés …

Désormais, la différence se joue par la création et par l’innovation qui s’harmonisent avec les tendances du moment. Notre défi est la maîtrise des nouvelles technologies et la recherche de nouveaux effets. Nos clients cherchent à se différencier par des effets visuels, des formes, des couleurs, etc. Nous développons et enrichissons notre offre en permanence pour anticiper leurs demandes et illustrer notre savoir-faire.

Quelle est votre démarche pour innover ?

SGD bâtit un programme annuel de R&D/Innovations pour ses 2 métiers : le verre et le décor. Sur le verre, SGD propose près de 400 teintes de coloration dans la masse, tandis que des équipes entièrement dédiées à l’innovation travaillent en permanence à l’élaboration de nouvelles teintes. Elles effectuent également des recherches approfondies sur les traitements de surface et les nouvelles techniques de parachèvement.

Avez-vous une approche marketing différenciante ?

Depuis 3 ans, SGD illustre son savoir-faire en décor par une mise en perspective imagée et musicale. Réalisé en collaboration avec une agence de styles spécialisée dans la mode, ce Cahier est une adaptation au marché de la parfumerie des grandes tendances psycho-socio, en particulier dans le domaine de la consommation.
La présentation est divisée en quatre grandes tendances. Chacune d’entre elles est déclinée en cinq rubriques, composées d’images et de mots-clé : la rubrique “atmosphère”, qui plante le décor et donne le ton ; les parties “matières et couleurs” et “formes”, présentant une traduction sensorielle de la tendance ; la rubrique “décors”, qui expose des objets de la vie quotidienne imprégnés de cette tendance ; et enfin, la “simulation”, proposant son incarnation parfaite et insolite dans le flacon idéal. Chacun de ces quatre voyages s’achève par les “réponses produits” de SGD : les flacons de la Collection, sa gamme de modèles standards, version tendances, illustration de la capacité d’adaptation et du savoir-faire de la société en matière de parachèvement.

Cette démarche marketing innovante, une première dans l’industrie du verre, permet à SGD de s’éloigner du discours strictement industriel et d’apporter une valeur ajoutée à ses clients, en les invitant à se projeter dans le futur. En outre, le Cahier de tendances ouvre également des opportunités de co-développement en matière de parachèvement et permet à la société de s’inscrire dans l’air du temps.

De quels moyens disposez vous  ?

Fin 2004, SGD a crée dans son usine de Mers-les-Bains, en France, une entité entièrement dédiée à l’innovation et au développement : l’Atelier de Création. Cet Atelier, dédié au verre et au décor, est un outil unique pour engendrer de l’innovation. C’est ici en effet que naît un flacon, depuis la conception assistée par ordinateur jusqu’à l’échantillonnage en verre nu, de l’élaboration des plans à la conception des outillages. C’est également là que le décor des flacons est mis au point, de la recherche de teinte à la réalisation de pré-séries. Enfin c’est encore dans l’Atelier de Création que s’effectue la recherche d’effets innovants sur le verre grâce au travail de nouveaux pigments, à la mise au point de nouvelles technologies, à l’élaboration de nouvelles matières, teintes, laques… Bref, c’est à l’Atelier que nous mettons en musique toute l’alchimie de nos nouvelles couleurs !

*Avec une présence industrielle en France, aux Etats-Unis, en Espagne, en Allemagne, en Russie, au Brésil et en Chine, SGD est leader mondial du flaconnage verre parfumerie-cosmétique et pharmacie. La société réalise la moitié de son chiffre d’affaires dans la parfumerie et couvre les segments du haut de gamme et du ‘middle&mass’. Mû par sa passion de l’innovation et la quête permanente de nouveaux défis, SGD mobilise son expertise et sa créativité reconnues dans le monde entier au service de ses clients et propose des flacons aux formes et aux décors des plus simples aux plus complexes. Catherine Descourtieux en est directrice Marketing Parfumerie et  Anne Collin, chargée de l’innovation. Entretien réalisé en 2007, par Frédéric Rossi-Liegibel, pour le livre Alchimies, Couleurs, matières, lumières, pour l’agence Extrême Paris – Photo de Mathias Walter®

La couleur n’est plus alors un alibi, elle est l’émotion même

Posté en témoignages par frédéric rossi-liegibel le 28 janvier 2010

Pour Frank Pflieger, responsable marketing international pour le packaging et Philippe Schaner*, directeur commercial, les industriels de la couleur ont pour tâche, de créer un objet, de provoquer la séduction. La couleur n’est plus alors un alibi, un prétexte à émotion, elle est l’émotion même.

“Nous proposons 5000 références destinées aux produits standard, ainsi que de nombreux produits sur mesure, adaptés à un univers du luxe toujours attentif à se démarquer et à affirmer fortement son identité.”

L’innovation et la réactivité stimulent la créativité. Développer des matières uniques, inventer de nouvelles surfaces et proposer des prototypes en un temps record : voici ce qui fait notre différence et notre culture.

Notre créativité remonte aux années 60, au début de la  démocratisation et de le globalisation des produits de luxe. Certaines marques se sont tournées vers le développement de produits et d’emballages plus accessibles, aussi bien en termes de coût que de facilité de fabrication. Philippe E. Winter**, qui avait parfaitement analysé et anticipé cette tendance, eut l’idée de mettre au point un nouveau type de produit : la gamme Skivertex. Depuis, nous avons sans cesse amélioré notre offre, avec de nouveaux aspects plus techniques, tels la fibre de carbone, l’aluminium martelé ou brossé, les surfaces irisés et aspect bois, adaptés  aux besoins créatifs modernes. Aujourd’hui, nos principaux produits sont utilisés par de très nombreuses marques, et sont devenus des références de qualité : Skivertex, Pellaq, Nabuka, Quinel, Wintan, Wibalin, Toile du Marais…

En tant que Créateurs de Matières, notre ambition est d’inventer et de mettre au point des produits innovants. Une vingtaine de projets sont en permanence en développement dans nos bureaux. Les grandes marques avec lesquelles nous collaborons reconnaissent notre savoir-faire et sont attentives aux possibilités créatives que nous leur proposons. Quand nous dévoilons des nouveautés, nous souhaitons être originaux et différents. Pour impressionner et séduire, il faut que ce soit spectaculaire.

Quels sont les déclencheurs de nouvelles idées ?

C’est un savant mélange entre les attentes du marché et les tendances que nous identifions. Afin de répondre aux demandes de certains pays, il faut réajuster ou enrichir certaines gammes. Parallèlement, nous imaginons des créations en rapport avec la mode. Nous réalisons chaque année un panel de tendances couleurs et matières dans l’univers de la haute couture, l’un des secteurs qui “donnent le ton”.

L’autre source provient des demandes spécifiques de coloris ou de matières de la part de grandes marques. Celles-ci nous encouragent à trouver de nouveaux matériaux, de nouvelles surfaces et, par ces nouvelles combinaisons de grains et de finitions, nous concevons un produit avec un toucher et un visuel exclusif. Afin d’avoir un impact fort auprès des marques, il faut être en mesure de présenter un produit finalisé particulièrement créatif. Ainsi, lorsqu’une marque veut développer un nouveau packaging dans une matière particulière, nous réalisons des échantillons de laboratoire suffisamment grands pour qu’ils puissent les mettre en volume. On s’aperçoit également que les attentes du marché sont de plus en plus variées. Chaque marque tient à créer un univers qui lui est propre. Les tendances fortes ne sont pas nécessairement identifiables. Nous devons avant tout rester des apporteurs d’idées. C’est notre vocation, mais en réalité c’est avant tout une véritable passion.

Quelle est votre démarche pour innover ?

Notre société a gardé une taille humaine. Notre circuit de décision et de communication est simple, transversal, rapide et nous permet une grande réactivité. En outre, nous sommes disponibles et à l’écoute partout, grâce à notre présence internationale, et nous maintenons notre créativité toujours en éveil. Et, parce que nous n’avons pas la contrainte de la fabrication, nous pouvons nous concentrer sur les recherches.

Quels avantages voyez-vous à l’externalisation de la production ?

Nous pouvons réagir plus rapidement. Grâce aux relations que nous avons avec nos partenaires, nos idées sont finalisées sans perte de temps ni de créativité car nous travaillons ensemble et en direct. Les possibilités sont énormes ! Tous les deux ans apparaissent de nouvelles technologies qui ouvrent une infinité de champs d’applications.

Vers quels secteurs ou segments envisagez-vous de porter vos efforts ?

Nous maintenons nos efforts sur tous les marchés où nous sommes présents : l’horlogerie, la joaillerie, les parfums, les spiritueux, le tabac, les chocolats, l’édition… Et nous souhaitons développer le secteur des parfums et des cosmétiques. L’étui pliant est à réinventer. La valeur ajoutée que représente un grain de surface ou un toucher unique n’a pas encore une notoriété suffisante, mais nous connaissons nos premiers succès.

*Frank Pflieger, responsable marketing international pour le packaging et Philippe Schaner*, directeur commercial pour Winter Company. Entretien réalisé en 2007, par Frédéric Rossi-Liegibel, pour le livre Alchimies, Couleurs, matières, lumières, pour l’agence Extrême Paris – Photo de Mathias Walter®

**Groupe international, Winter & Company, fondé en Suisse en 1892, était à l’origine spécialisé dans le commerce du cuir. Aujourd’hui, l’entreprise a acquis dans le monde entier une solide réputation grâce à un assortiment très large de matières créatives et de grande qualité, principalement sur  deux marchés : l’édition et la papeterie, et le packaging traditionnel et de luxe.

Définir où la justification de la couleur prend tout son sens

Posté en témoignages par frédéric rossi-liegibel le 2 novembre 2009

Pour Jean Philippe Gautier*, les industriels de la couleur ont pour tâche, de créer un objet, de provoquer la séduction. “Actuellement, notre Graal, c’est de faire l’arc-en-ciel, c’est-à-dire une couleur qui change en fonction de l’angle de vision.”

Chez Merck, l’innovation est une composante majeure de notre stratégie d’Entreprise ; elle nous permet d’évoluer en permanence et d’être différent de nos concurrents. Le marché des pigments à effets s’est beaucoup développé ces dernières années et tend aujourd’hui à se stabiliser. Un pigment à effet n’est pas un simple « gadget » soumis aux effets de mode, c’est avant tout une composante majeure de la couleur : celle qui lui donne vie et la rend différente des autres couleurs.  Sur certains marchés, il n’y aura jamais 100 % d’utilisation d’effets nacrés, il faut innover en permanence pour renouveler les propositions et séduire de nouveaux utilisateurs. Par notre positionnement dans la chaîne de production, nous sommes éloignés du produit final, donc des marques. Nos clients sont des intermédiaires de production : ils transforment nos pigments bruts dans divers matériaux (plastiques, peintures, papiers et encres) et les revendent à des industriels, fournisseurs des marques (injecteurs, imprimeurs, …). Parce qu’il y a un vrai décalage entre la perception du consommateur et la réalité du produit, il nous a semblé nécessaire d’entreprendre un véritable travail d’éducation autour de la couleur. Merck a donc décidé de travailler directement avec les marques, les designers, les agences de création, pour leur exposer ses savoir-faire, les mettre à leur service, et les accompagner tout au long du développement d’un projet. À présent, nous ne sommes plus perçus comme un simple fournisseur de matières premières mais aussi comme un apporteur d’affaires.

Et comment gérez-vous l’innovation ?

Une plate-forme gère l’innovation de façon transversale, sélectionne les projets et les décline. Notre politique d’innovation implique des relations entre les directions des  filiales, au niveau des laboratoires de recherche. Nous avons lancé une démarche d’innovation tant en termes de produits que de services à destination de nos clients, même sur les gammes standard. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de leur proposer des produits plus adaptés, des services personnalisés. Par exemple, nous leur soumettons des propositions de nos coloristes.

Quelles perspectives cette démarche innovante ouvre-t-elle ?

Nous développons de nouveaux types de supports synthétiques capables de réfléchir la lumière de façon plus régulière et plus prévisible que le traditionnel mica. En outre, l’usage de supports innovants engendre de nouvelles recherches d’effets. On peut jouer sur une combinaison matière/couleur/sensation. La tendance est à la création de produits de plus en plus complexes et multi-fonctions. On ajoute quelque chose à la couleur. Par exemple, on peut imaginer des couleurs thermo-chromiques qui varient selon l’intensité de la chaleur. On peut envisager de développer des pigments qui réfléchissent la chaleur et permettent de diminuer la température dans les bâtiments. Certaines gammes fonctionnelles étant conductrices, elles dispersent l’électricité. Toutes ces perspectives poussent aux prouesses techniques. Bref, il y a une multitude de pistes possibles ! Ces recherches peuvent favoriser de nouveaux partenariats, avec des entreprises fabricant des additifs, par exemple. Autant de sources de nouvelles rencontres, d’émergence de nouvelles compétences. En se décloisonnant, on apprend plus vite, on brise les paradigmes !

Quelles tendances percevez-vous en matière de couleur ?

Aujourd’hui les couleurs ne sont plus monochromes, elles sont changeantes, joueuses, surprenantes; tous les effets métalliques ou irisés sont aujourd’hui en vogue car ce sont eux qui autorisent le jeu avec la lumière. 40 % des teintes mondiales en automobile sont réalisées à partir de pigments nacrés : les creux et bosses des carrosseries se revoient la lumière dans toutes les nuances possibles. Même dans le domaine des peintures décoratives, des enduits, des stucs intègrent des vernis contenant des pigments à effets.

Le secteur automobile qui stagnait autour d’une uniformité de gris, semble de nouveau se tourner vers les rouges et les bleus. Et comme  il y a des passerelles de plus en plus fréquentes entre  secteurs, les marchés s’inter-influencent …Toutes les évolutions sont permises.

*Jean Philippe Gautier  est responsable, pour Merck, de la de la division pigments. Entretien réalisé en 2007, par Frédéric Rossi-Liegibel, pour le livre Alchimies, Couleurs, matières, lumières, pour l’agence Extrême Paris – Photo de Mathias Walter®

**Merck KGaA est le plus ancien groupe de pharmacie et de chimie au monde. Avec environ 40 000 salariés, Merck est présent dans 70 pays. L’activité Chimie est organisée autour de 4 divisions. Parmi elles, la division Pigments est en charge des domaines liés à la coloration des matériaux (plastiques, peintures, vernis). Ses marchés sont très variés : peintures pour l’ automobile ; revêtements (peintures décoratives pour verre, produits de téléphonie mobile, produits d’ameublement,…) ; coloration des matières plastiques (du flacon de shampoing aux chaussures de ski); papier et imprimerie ; aspect décoratif des produits cosmétiques.

Nouvelles perspectives au mariage de l’étain et de la couleur

Posté en témoignages par frédéric rossi-liegibel le 8 juillet 2009

Après avoir expérimenté avec succès une méthode de développement d’objets promotionnels, l’Orfèvrerie d’Anjou* a proposé aux maisons de Champagne l’association forme/couleur qu’elle venait de créer : un nouveau traitement de surface, qui ouvre de nouvelles perspectives au mariage de l’étain et de la couleur. “On se représente généralement l’étain sombre et mat, parce qu’il fut longtemps noirci par l’adjonction de plomb. C’est une erreur ! Cette pratique nocive, interdite depuis, a installé une représentation très ancrée dans l’esprit des gens. Or, l’étain est naturellement brillant.” Pascal Blandin

Comment s’est déroulée votre recherche ?

Nous disposons d’un bureau d’études centré sur les formes et un partenaire nous fournit différentes teintes. La création d’un produit se fait à partir d’esquisses, souvent  réalisées par une agence de design ou de création externe. L’étain permettant de travailler sans outillage important, nous pouvons tester et réaliser un produit en trois jours.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Nous travaillons quotidiennement avec des créateurs de maisons de design. Nous sommes aussi sous-traitant pour de nombreuses maisons de luxe qui font des carnets de tendances. Enfin, nous sommes toujours à l’affût des nouveautés sur les salons, dans la presse, au Japon, en Russie. Alors, forcément, on finit par sentir les tendances.

Cet apport de la couleur génère-t-il des contraintes particulières ?

Oui, car l’étain est un métal vivant, très malléable. Il est fragile, se raye facilement. La couleur rehausse les tonalités métal, mais elle met aussi en exergue les défauts, les soudures imparfaites, par exemple. Donc, plus une couleur révèle la matière, plus la pièce doit être excellente. Une couleur très masquante est plus facile à traiter, mais présente moins d’intérêt. Une autre contrainte se pose au stade du contretypage. La couleur est beaucoup plus lumineuse sur le métal. Pour obtenir une couleur identique à celle d’un logo, il faut travailler avec les coloristes pour que les variations sur le métal rendent la même chose que sur le papier.

Couleur et matière sont donc très liées ?

On ne peut pas dissocier la sensualité de la matière de la réalité de la couleur. On n’imagine pas une sensation granuleuse sur de l’irisé. Il faut du lisse, du brillant. Au contraire, les couleurs chaudes rappellent certaines matières premières. On peut transformer du métal en cuir ou en porcelaine par une application couleur. Certains clients souhaitent conserver un toucher métal, propre à l’étain. D’autres recherchent des sensations “soft touch”, des touchers diamant, des impressions granulées !

Sur quels aspects portent vos efforts actuellement en matière d’innovation ?

Sur des formes improbables, des objets indémoulables qui paraissent trop fragiles… Actuellement, nous travaillons sur l’association du carbone et de l’étain. Le carbone donne un aspect plus techno au produit Nous avons aussi un projet qui allie modernité et couleur, que nous dévoilerons bientôt.

Cette utilisation récente de la couleur modifie-t-elle vos perspectives ? Ouvre-t-elle de nouveaux segments ?

La couleur est une arme supplémentaire et un outil exceptionnel. Elle nous permet de répondre à des demandes spécifiques : une sélection d’objets d’ arts de la table, Clarins, des bijoux pour Krug… C’est la couleur qui a permis d’emporter ces marchés ! L’étain ne trouble pas le jus de parfum, permet des petites séries très personnalisées, numérotées, gravées, avec une infinité de couleurs possibles : la cosmétique, la parfumerie font maintenant régulièrement appel à nous…

Quelles tendances percevez-vous actuellement autour de la couleur ?

Même s’il n’est pas question que les couleurs naturelles disparaissent, l’évolution consiste à associer couleur et toucher. Les clients sont en attente d’une couleur en harmonie avec leur marque. Le rose et le noir s’estompent au profit de nuances de tons encore inconnues, plus pastel.

*L‘Orfèvrerie d’Anjou est leader mondial de l’étain brillant dans l’industrie du luxe. Née au XVIIIe siècle, elle est l’héritière d’une lignée fameuse d’orfèvres et la dernière entreprise d’étain en Europe. Son activité repose sur deux métiers : la fabrication d’objets en étain, dont une gamme en exclusivité, et le travail à façon pour le marché du luxe, qui représente la plus grosse part du marché. (maisons de Champagne et de Cognac, cosmétique, marché des trophées…). Aujourd’hui, les réalisations pour les maisons de Champagne permettent à la manufacture de collaborer avec quelques noms du design attachés aux principales marques : Martin Szekely, Christophe Pillet, ou le designer Éric Bert

** Pascal blandin dirige l’Orfèvrerie d’Anjou. Entretien réalisé en 2007 pour le livre Alchimies, Couleurs, matières, lumières, pour l’agence Extrême Paris

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