Dessine-moi une chaise – Catherine Breitner

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 21 juin 2010

Précurseur de pratiques nouvelles, Catherine Breitner a su mettre en œuvre ce choix de l’indépendance au sein d’un réseau constitué, où la qualité d’un “beau sujet“ et d’un vrai partage représentent les valeurs essentielles. De projets à vocations sociales, en passant par le militantisme graphique, Catherine a aussi largement contribué aux signes de la SNCF tout particulièrement par l’introduction progressive de la couleur. De l’identité 2000, en passant par la gamme documentaire (guides, fiches horaires…), les voitures Lunéa et ses couettes jusqu’à aujourd’hui les nouvelles boutiques de ville, la SNCF doit beaucoup au talent de cet artisan graphiste. Cooperative Design aussi d’ailleurs, l’habillage du site est son œuvre.

cooperative design : LA CONCEPTION D’UNE CHAISE EST-IL TOUJOURS LE PASSAGE OBLIGE POUR LE DESIGN ?

Si je comprends bien il s’agirait de prendre une place dans l’univers du design en s’inscrivant dans son temps par une originalité d’approche et de réponse et ceci dans un savoir-faire revendiqué. Pourquoi pas ! Mais, je conçois mon métier de graphiste comme un métier de service et d’expression personnelle où les sunlights n’ont guère de sens. C’est d’ailleurs ce qui me gène assez souvent dans la manière dont le design en général est présenté, cette mise en scène, ces auto congratulations, prix de toutes espèces, cocktails et papiers glacés. Ce n’est pas mon univers. Je considère mon travail comme un travail d’artisanat et d’écoute. Ma satisfaction est de trouver une réponse efficace, élégante si possible, esthétique aussi mais pas au détriment du reste. D’un autre côté il y a une activité artistique qui elle non plus ne légitime pas d’éclairages violents.

cd : AVEZ-VOUS DÉJÀ CONCUE VOTRE « CHAISE » ?

S’il faut parler d’un travail qui serait une sorte d’aboutissement, non ! Des aventures fortes et marquantes, oui !

cd : QU’EST-CE QUE LA MATURITÉ DANS VOTRE PRATIQUE, ET QUELS EN SONT LES SIGNES ?

La maturité c’est de mieux voir et d’avoir peut-être conscience de ses limites pour mieux en jouer. Mieux comprendre, moins se fourvoyer. Être plus efficace. C’est un savoir à double tranchant, le grand danger étant la répétition : avoir des solutions toutes faites, refaire toujours les mêmes choses, ne plus évoluer et finalement ne plus faire que ce que l’on a déjà fait. D’où l’absolue nécessité d’être très vigilant, de ne cesser de regarder et de regarder autrement et ailleurs, de marier aussi souvent que possible cette expérience avec la fraîcheur de nouveaux regards. À force de savoir comment éviter les nids de poules des chemins buissonniers on se retrouve vite sur une autoroute. On peut néanmoins espérer que la maîtrise de l’outil puisse aussi rendre plus audacieux !

cd : GRAPHISME, OBJET, ARCHITECTURE, URBANISME, LE DESIGN EST-IL UNE QUESTION D’ECHELLE ?

Peut-être dans cet esprit pourrais-je souligner que plus j’avance plus je trouve que tous les métiers qui ont à voir avec les notions de proportions, d’équilibre, de lisibilité des fonctions ou de couleur font, pour moi, partie d’une même famille et ont à voir les uns avec les autres. Il y a incontestablement un savoir commun lorsqu’il s’agit de voir tout simplement et d’aborder un problème dans le sens de la fonction de l’objet qu’il soit petit ou grand, à plat ou en volume, le reste est technique.

cd : QU’EST-CE QUI FAIT COURIR CATHERINE BREITNER ?

Trouver la bonne réponse (qui n’est pas toujours la réponse à la question posée!). Faciliter l’approche de notions ou d’informations complexes. Par la mise en page donner du sens, donner à chaque chose un espace qui la rende compréhensible (visible) et par là même donner la parole. Ce qui peut-être aussi rendre un espace lisible par la signalétique. Quand on peut dire « ça marche » alors là je suis aux anges. La reconnaissance oui sûrement celles de mes clients et des « utilisateurs » (destinataires) de mon travail. Je continue aussi à croire aux signes forts, à ceux qui sont porteurs de sens. Mon ambition serait de partir en guerre contre la médiocrité en conservant comme axe majeur le respect des personnes et des différences. Être utile serait sans doute la priorité sachant que le beau aussi peut être utile dans la mesure où il aide à vivre mieux. Ne pas oublier de s’amuser aussi et de rire sans quoi rien ne peut être correctement fait !

cd : Y A T-IL UN DESIGN UTOPISTE ?

Un graphisme utopiste… Certainement. Le graphisme est aussi, par le biais des mots, un vecteur, un porteur de parole : un « graphisme d’utilité publique » comme nous l’avons pratiqué avec Grapus et Gérard Paris-Clavel et que je tente à l’occasion encore de mettre en œuvre. Celui qui revendique, qui intervient dans la cité des hommes « pour qu’aux signes de la misère ne vienne s’ajouter la misère des signes » comme le dit encore Gérard.

cd : VOUS INSCRIVEZ-VOUS DANS UN ÉCOSYSTÈME ?

Bien sûr le mythe est encore vivant des équipes où chacun pousse l’autre plus loin, et mieux… C’est probablement ce que j’ai vécu chez Grapus puis chez les Graphistes Associés, mais ce que j’avais vécu autrement chez d’autres avant cela avec Jean Widmer chez Visuel Design ou avec Tout pour Plaire une émulation, une exigence collective dans des équipes à dimension humaine, un plaisir partagé à mieux faire, à inventer, innover. Un fonctionnement collectif qui donne à chacun l’occasion de prendre sa place de prouver sa valeur, d’avoir sa chance d’être entendu même si cela ne s’entend pas sans une forme de violence et de compétition mais une émulation certaine.

Pourtant Grapus reste le lieu où plus encore que le graphisme la vie s’inventait autrement. Une autre relation à l’argent aussi qui moyen de vivre bien sans négligence des priorités sociales. Je ne sais pas ce qu’est un génie… Un peintre de génie peut-être, un musicien… quelqu’un qui travaille dans son propre sillon oui. Quelqu’un qui travaille surtout, qui travaille beaucoup certainement mais dans ce monde c’est aussi trop souvent quelqu’un qui sait faire parler de lui, qui saisit les opportunités de notoriété ou qui est mis en avant par un projet énorme et médiatique. Il y a aussi des talents plus modestes et remarquables et j’en ai souvent rencontré. Ces personnes-là m’ont parfois scotché par leur inventivité, leur pertinence, leur impertinence aussi… Il se passe des tas de trucs loin des lumières de la scène des médias.

Dessine-moi une chaise – Constance Guisset

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 2 juin 2010

Le travail présenté par Constance Guisset ces dernières années qui vient en renfort de missions de scénographie pour Le Funambule d’Angelin Preljocaj, d’expositions mais aussi de réalisation média au travers d’un film sur les jouets mécaniques à la demande du Musée des Arts Décoratifs (section jouet). C’est donc un travail plus personnel que dévoile la designer, par opposition aux années consacrées au service des projets des autres. Peut on qualifier de personnel la réalisation d’une poubelle ? Si l’objet est une proposition de méthodologie simplifiée pour non pas éduquer mais agir pour ce qui est du tri. Au sujet de son approche, elle déclare : “Mon travail s’articule autour d’une réflexion sur l’illusion visuelle et la surprise. Je m’attache à créer des objets en mouvement, visant à susciter un étonnement durable ou une fascination passagère. Leur édition comme transformation est une mue au cours de laquelle ils passent de projet à réalité, pour ne garder que l’essentiel, la légèreté et la poésie de l’intention initiale. Au terme de ce travail, le projet sort de sa chrysalide et devient objet fini, destiné à la manipulation exclusive de l’utilisateur. Et vole de ses propres ailes.” Un travail récompensé par la mention “créateur de l’année“ pour Now ! Design à vivre.

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Dessine-moi une chaise – Ymer & Malta

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 8 avril 2010

“Les atouts de la France, ce sont les meilleurs marchands du monde et un goût unique“ si à ces deux qualités s’ajoute celle de découvreur de talents, voici tracé le portrait de Ymer et Malta. Jolie anagramme, jeu de personnalité, pour ce nouveau duo aux ambitions fortes : découvrir les “Stars du design de demain“, Cédric Ragot, Normal Studio et Benjamin Graindorge sont déjà présent… Un beau démarrage qui s’inscrit dans la droite ligne des éditeurs de mobilier français de Ligne Roset en allant jusqu’à Moustache en passant par Kréo.

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Dessine-moi une chaise – Eric Carlson

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 23 février 2010

Eric Carlson is at the head of a french based architecture practice. An american living in Paris he has experience in leading international projects as an in-house architect for luxury groups including LVMH. Now an independant professionnal, one of his best known project is Louis Vuitton’s shops on the Champs Elysées, and in Japan as well. Tag Heuer, Céline and Escada are some of the other brands for which Carbondale demonstrated his design method applied to retail experience, though this design agency is also capable of great work on ‘smaller scales’ such as condominums’ appartments. Making a link between luxury brands and its customers might naturally be in Carbondale’s DNA.


cooperative design : LA CONCEPTION D’UNE CHAISE EST-IL TOUJOURS LE PASSAGE OBLIGE POUR LE DESIGN ?

I would say the primary signs of maturity (besides the grey hair)  are revealed in an ever increasing understanding of « how to build ».  This includes not only the technical aspects of building, but also an agility of working with materials and combinations of materials to create the desired effect. I am fortunate to have designed and built hundreds of projects in my architectural career that have provided me an invaluable understanding.

cd : AVEZ-VOUS DÉJÀ CONCUE VOTRE « CHAISE » ?

The question of « scale » is a fundamental aspect of any work.  Of course design exist at all scales but to be adept at many scales is a real challenge. A good example is Louis Kahn, who mastered large scale public buildings yet his designs of smaller scale houses are notoriously weak. To be competent at designing at different scales does not only depend on one’s personal abilities, but society also drives Architects and Designers towards specialization often creating « scale-prisons ».

If a designer is a successful furniture designer there are centripetal forces (competition selections, client expectations, publication categories) inhibiting them from designing Architecture and ‘vis-et-versa’.  We are fortunate at CARBONDALE to have realized works at a variety of scales.  Now I’m interested in working large scale projects where we also design the mediums scale spaces and the small scale objects to create a truly harmonious ensemble.

cd : QU’EST-CE QUI FAIT COURIR ERIC CARLSON?

Desire…. but I have no idea where it comes from?

cd : DE MÊME QU’IL SEMBLE EXISTER UNE ARCHITECTURE UTOPISTE PAR DÉFAUT (BRASILIA PAR NIEMEYER, JFK PAR SAARINEN) Y A T-IL UN DESIGN UTOPISTE ?

To quote a phrase from a Woody Allen film “…may not be perfect, but when it’s good there’s nothing better“.    I think that moving towards the utopian is where we find excellence.  This imagination alone is a powerful thing, but I find that I’m much more impressed by the reality of ideas and dreams.  In Architecture I’m deeply committed to the pursuit of the “ideal“ but it’s the serendipity found only in the “real“ that is truly sublime.  Eero Saarinen’s Arch on the  Mississippi river in Saint Louis Missouri is a good example of this.  If you haven’t seen it… do so, before you die.

Dessine-moi une chaise – Christine Reinke Rousseau

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 15 février 2010

Américaine, installée à Paris, Christine Reinke-Rousseau signe l’architecture des espaces Habitat en France, à Monaco … Pour Habitat elle a revu l’organisation,  au Cnit de La Défense, à Val d’Europe et à Velizy soulignent une vision singulière de l’architecture commerciale. Pour l’hôtellerie elle vient de livrer un concept qui redéfinit les standards de la chambre low cost. Le champs d’intervention est variable et inclus des collaborations d’architecture privée également.


cooperative design : LA CONCEPTION D’UNE CHAISE EST-IL TOUJOURS LE PASSAGE OBLIGE POUR LE DESIGN ?

Non, du moins pas pour une architecte. Aujourd’hui c’est un rare, mais grand plaisir, de travailler avec un client qui souhaite la conception d’un projet “total“. Le type de collaboration qui permet de développer une réflexion allant de l’architecture du lieu jusqu’au design du mobilier, des tapis à la vaisselle. Comme a pu le faire l’architecte danois Arne Jacobsen avec l’hôtel SAS de Copenhague. Je trouve d’ailleurs qu’avec la montée des “designers“, depuis 50 ans, l’architecte a perdu de son prestige, de son importance. L’exemple de Jacobsen, démontre bien qu’entre le batiment et le mobilier, c’est le mobilier et en l’occurence les chaises Egg, Swan, Tulip que l’on retient, du moins le grand public. Ces données et études dictent au marché la production d’un très vaste choix de chaises, pour tout les publics et dans toutes les gammes de prix. Au final, il est difficile de valoriser la création de mobilier original plutôt que de puiser dans les références existantes, produites en masse. Le choix du mobilier est partie intégrante de la conception d’un espace, proposer quelque chose au client est normal. A choisir, je préfère me consacrer à l’architecture plus qu’au mobilier.

cd : AVEZ-VOUS DÉJÀ CONCUE VOTRE « CHAISE » ?

Non, pas encore ! J’aurais aimer concevoir une chaise dans les meilleures conditions, ce qui n’exclue pas de vivre avec la contrainte, qui est une vraie source de créativité. J’aurais souhaiter apporter ma réponse à un challenge, une problématique m’obligeant à innover. Bénéficier du savoir faire technique d’un éditeur comme Vitra ou Knoll, ces maisons qui ont développé des procédés innovants, ont toujours maîtrisé la qualité sans sacrifier à l’esthétique.

cd : QU’EST-CE QUE LA MATURITÉ DANS VOTRE PRATIQUE, ET QUELS EN SONT LES SIGNES ?

Une conception juste, sans superflu, hors mode, un projet qui dure dans le temps.

cd : LE DESIGN EST-IL UNE QUESTION D’ECHELLE ?

Oui, tout à fait. Une bonne architecte doit avoir la capacité d’aborder un sujet de n’importe quelle échelle – de la cuillère jusqu’à la ville.

cd : QU’EST-CE QUI FAIT COURIR CHRISTINE REINKE-ROUSSEAU ?

Mon ambition est d’accomplir le projet parfait, celui dont le client autant que l’utilisateur final soient fiers. Un vrai challenge car la perfection ce n’est pas que le design mais également le respect des délais livraison, du budget …

L’honnêteté et la justesse sont des valeurs essentielles dans mon métier. J’ai aussi une vraie volonté de transmettre mon savoir et mon expérience à la nouvelle génération, j’ai enseigné dans des écoles d’architecture.

Comme tout professionnel j’ai un vrai besoin de reconnaissance et celà passe par la satisfaction du client, qui est la vraie récompense. La reconnaissance des confrères et du métier me rassure dans ma démarche intellectuelle.

cd :  Y A T-IL UN DESIGN UTOPISTE ?

N’étant pas designer de formation … je répondrais quand même oui, je pense que la réflexion sur un futur parfait existe dans tous les domaines. Je pense qu’il en va de même aujourd’hui.

Retrouvez le sujet d’Erick Hostachy (Ceza.Me) consacré à Christine Reinke-Rousseau : « En architecture, on a toujours fait de l’HQE, il suffisait pour cela d’avoir des architectes responsables ». Pour en savoir plus sur Christine Reinke Rousseau et ses réalisations.

Dessine-moi une chaise – Claudio Colucci

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 1 février 2010

De ses créations pour Habitat, il y a près de dix ans, à un hôtel dans le quartier de l’Opéra, Claudio Colucci s’est surtout fait connaître par son travail avec les Radi Designers ovni du design.  Des formes improbables et une distance par rapport à la rationalité. Si il aime “dissocier fonction et aspect“, il créé des objets ou des lieux qui seront vraiment utilisés.

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Dessine-moi une chaise – Stéphanie Marin

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le

De la plage, à son atelier, une ancienne menuiserie dans le nord de Nice, Stéphanie Marin imagine ses galets, les voit en volume. C’est ainsi que naît Livingstones, Edgar, Christophe, Xavier ou Yann un ensemble de coussins galets aux tons de gris, de beiges et de blancs. “J’aime ce côté surréaliste, cet aspect décalage dans la taille, j’ai commencé, par la fripe, été élevée à Marseille par mes trois grands-tantes couturières“. Du vêtement au meuble c’est une histoire sensible que Stéphanie nous propose. Maintenant, c’est une table basse en bois inspirée de l’île dans les nuages du dessin animé japonais le Château ambulant, qui, nous est offert…

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Dessine-moi une chaise – Emilie Bonaventure

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 14 décembre 2009

Envisager la scénographie d’un espace, d’une ‘mostra’ temporaire, sur un salon, dans une galerie ou une boutique, est un exercice que maîtrise à la perfection Emilie Bonaventure. Quitte à envahir le lieu, autant le respecter, sublimer l’espace, autoriser le temps à prendre sa place. Entre éphémère et pérenne, son approche relève autant de la dynamique des arts vivants que de la force statique de l’exposition ‘muséale’.


cooperative design : LA CONCEPTION D’UNE CHAISE EST-IL TOUJOURS LE PASSAGE OBLIGE POUR LE DESIGN ?

Dans l’absolu, non, mais avec le regard actuel que porte la presse et à travers elle les clients, sur ce qui est attendu, ça « aide » !

Dans le métier de décorateur-scénographe (qui est celui que j’exerce plus que celui de designer), notre «chaise» c’est l’hotellerie, la réalisation la plus complète (qui reprend les codes de l’appartement privé, de la boutique, du restaurant)…l’Hotel résume tout.

cd : AVEZ-VOUS DÉJÀ CONCUE VOTRE « CHAISE » ?

Pas encore, car je ferai la Une des magazines !! (Sourire)

Faire un hotel aujourd’hui serait une possibilité de visibilité plus large…et c’est bien, car c’est exactement la réalisation que j’ai envie d’entrependre maintenant ! D’autres étapes ont été franchies depuis 2005.

cd : QU’EST-CE QUE LA MATURITÉ DANS VOTRE PRATIQUE, ET QUELS EN SONT LES SIGNES ?

Etre multiple sans me trahir, être à l’écoute de l’autre sans me perdre, et me remettre en question sans m’éloigner des grandes lignes que j’avais tracé pour l’agence be-attitude avant meme qu’elle n’existe.

ET QUELS EN SONT LES SIGNES ?

Après avoir avancé seule pour me découvrir, l’envie désormais de co-signer un ou des projets est un signe intérieur fort (c’est d’ailleurs pourquoi j’ai créé  une agence plutot que de travailler sous mon patronyme) et pour les signes visibles :

le sens et l’écriture que je mets dans mon travail.

Dans ce que je livre à mes clients, il n’y a pas seulement leur « brief », il y a un synopsis (contenu), des mini-plans séquences (visuel), et Eux en tant qu’ « acteurs ». Je ne perds jamais de vue que notre métier est fait pour accueillir des gens, donc de la Vie !

cd : LE DESIGN EST-IL UNE QUESTION D’ECHELLE ?

Le design est dans tout aujourd’hui alors oui on peut dire de l’urbanisme à l’objet.

Notre devoir de vigilance vient de l’utilisation de ce mot. Le grand public l’emploie trop souvent pour qualifier un style actuel alors qu’il s’agit d’une pratique…on parle meme parfois de design, là où on est face à un objet d’artiste. Ces deux postures sont différentes et ne répondent pas aux memes critères. On en arriverait presque à ne plus parler ni d’architecture, ni de sculpture, ni de peinture….

cd : QU’EST-CE QUI FAIT COURIR EMILIE BONAVENTURE ?

Comme je l’ai pressenti en 2004 en préparant mon projet d’agence, et comme je le fais depuis lors, je souhaite continuer à travailler avec transversalité dans plusieurs univers de la création, meme si aujourd’hui trop de monde s’y met (!),  et faire de cette transversalité une signature cohérente où plusieurs bulles co-existent avec sens.

Et si il s’agit de reconnaissance : etre affublé d’un esprit vif et singulier ! ce serait un joli compliment.

cd : EXISTE T-IL UN DESIGN UTOPISTE ?

Pousser à l’extrême Oui, car en utilisant ce mot à tort et à travers, cela me semble devenir un Design utopiste.

cd : VOUS INSCRIVEZ-VOUS DANS UN ÉCOSYSTÈME ?

Ce qui me/nous concerne ce sont des valeurs qui m’ont été inculquées : c’est ma base. Alors elles sont bien naturelles et naturellement ce sont elles qui animent ma vie et ma vie professionnelle. Comme il est agréable qu’il n’y ait pas vraiment de séparation et que cela soit bien vécu par tous. Il y a alors une fluidité et une fidélité : c’est cette union qui est une force et cela n’est pas une utopie !

Dessine-moi une chaise – Julie Rothhahn

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 7 décembre 2009

Tout n’est pas qu’affaire de goût. Ainsi il en va comme de la relation du fond et de la forme, du contenu et du contenant autant que de l’adéquation goût et aspect … Julie Rothhahn n’est pas chef (le goût), cette jeune diplômée de l’Ecole supérieure d’art et design de Reims, passe cependant beaucoup de temps en cuisine à leurs cotés, mais dans son rôle de designer culinaire (la forme). Rencontre.


cooperative design : LA CONCEPTION D’UNE CHAISE EST-IL TOUJOURS LE PASSAGE OBLIGE POUR LE DESIGN ?

Bien que la chaise soit un emblème symbolique fort, je n’y voit pas un exercice obligé, loin de là. Le design s’est émancipé du mobilier pour aller explorer d’autre domaines très excitants.

Je travaille dans l’univers culinaire où le design se matérialise sur un mode plutôt éphémère. Créer quelque chose qui se mange est pour moi très libérateur. Je trouve beaucoup de magie à créer une émotion fugace que l’on va digérer, plutôt qu’une chaise de plus, perdue dans l’accumulation de nouveaux objets.

cd : AVEZ-VOUS DÉJÀ CONCUE VOTRE « CHAISE » ?

Du coup non!!!!

cd : QU’EST-CE QUE LA MATURITÉ DANS VOTRE PRATIQUE, ET QUELS EN SONT LES SIGNES ?

Je suis une jeune designer, alors je n’aurai pas la prétention de parler de maturité, j’apprend tous les jours, j’expérimente, je fais des erreurs, je rebondis sur celles-ci, j’en tire des leçons. Et j’apprécie chaque jour un peu plus le choix

que j’ai fait de ce métier!

C’est dur, mais quelle liberté!

cd : LE DESIGN EST-IL UNE QUESTION D’ECHELLE ?

je pense que le design s’absout de notion d’échelle c’est justement sa force, il s’immisce partout où cela fait sens

cd : QU’EST-CE QUI FAIT COURIR JULIE ROTHHAHN ?

Réussir à faire briller les yeux des gens avec mes projets…

cd : EXISTE T-IL UN DESIGN UTOPISTE ?

Bien sûr, il y a entre autre un design « image », parfois si superflu, mais si rafraîchissant.

cd : VOUS INSCRIVEZ-VOUS DANS UN ÉCOSYSTÈME ?

Ca je pense que cela dépend vraiment de la sensibilité de chacun, il y toujours eu des groupes et des personnes en marge je crois qu’il n’y a pas vraiment de recette créative, mais il est certain que le croisement des savoir-faire et des idées est crucial!

Retrouvez Julie Rothahn : Juliehhh.com

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Dessine-moi une chaise – Anthony van den Bossche

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 30 novembre 2009

Cérébral, agitateur, producteur ambitieux, Anthony van den Bosche est le moteur du duo formé avec Elsa Sarfati. Le projet Duende Studio, deux bras armés d’un écosystème riche de collaboration avec les jeunes pousses déjà écloses à l’international telles Mathieu Lehanneur ou Benjamin Graindorge avec qui il a imaginé et produit Floating Garden.

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Dessine-moi une chaise – Beckmann N’Thépé

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le

Photographiés chez Phillips de Pury pour les pages de Wallpaper, rencontre non anodine et ovnis dans le paysage de l’architecture française internationale Beckmann N’Thépé est le duo (Françoise N’Thépé et Aldric Beckmann) qui sous les toits de la rue d’Hauteville conçoit le monde d’aujourd’hui aux couleurs de demain.

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Dessine-moi une chaise – Gilles Deléris

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le 23 novembre 2009

Second portrait des acteurs contemporains du design, Gilles Deleris, président de l’ADC (Association Design et Communication), directeur fondateur de l’agence W&cie (Groupe Havas) et son directeur de création. C’est dans ce dernier rôle que nous l’avons interrogé, dans le cadre de notre questionnaire proustien. Il représente dans le paysage du design français un des patrons des grandes agences capables d’intervenir sur des problématiques liées à la représentation physique de la marque, via ses points de contact avec son public à Paris, Tokyo ou New York.

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Dessine-moi une chaise – Noé Duchaufour-Lawrance

Posté en éclairage par frédéric rossi-liegibel le

Dans le cadre d’un questionnaire libre nous avons posé à cinquante personnalités du monde du design la question de la place du (grand) projet dans la carrière d’un designer. Premier champ de réponse sous  forme de portrait à vous être présenté: un designer remarqué pour sa collaboration londonniene avec Mourad Mazouz pour le Sketch puis à Paris avec un regard nouveau posé sur Lucas Carton redevenu Senderens. Noé Duchaufour-Lawrance s’est imposé sur un exercice et une industrie aéronautique, qui sollicite pour leur expertise les plus grands (Lounge Quantas par Marc Newson, Saarinen et Jacobsen respectivement à Dulles et Copenhague), soit la conception des salons premières Air France à Tokyo et Johannesbourg.

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Dessine-moi une chaise !

Posté en répérage par frédéric rossi-liegibel le 9 octobre 2009

Muji a demandé à James Irvin de réinterpréter une icône du design : la chaise en bois courbé “n°14“ (maintenant appelée 214), fabriquée en 1859 par Thonet. “On n’a jamais rien fait de mieux“ disait le Corbusier. Avant lui, l’intransigeant Adolf Loos avait élevé la Thonet au rang de “seul fauteuil moderne“.

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