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Le vert est une des trois composantes permettant de reproduire toutes les autres couleurs. Mais même si la nature est verte, on y trouve peu de pigments verts. C’est donc le mélange de pigments qui prédomine dans les expressions artistiques. De la malachite (carbonate de cuivre) des Égyptiens, en passant par les verts des moines du Moyen Âge, à la terre verte des romains, composé d’une argile colorée par l’association d’oxydes de fer et de magnésium, au vert-de-gris (cuivre, laiton, bronze), des mélanges de cobalt oxydé et de zinc utilisés dès le XVIIe siècle, à l’oxyde de plomb mis au point par Panetier à Paris vers 1835 aux verts organiques de synthèse (phtalocyanine, naphtol) : le vert n’est pas très naturel. Pourtant, l’utilisation du vert, en tant que colorant ou pigment est évidemment présente dans tous les domaines.
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Brun – Peau - “Terre de Sienne, ombre naturelle, ocre, du Périgord au Maroc, en passant par le Colorado, c’est la couleur fondamentale. Gustatif ou tactile, le brun fait partie de nous, il nous accompagne.“ “Sous le marron, on retrouve le gris métallique en sous-couche, avec des nuances différentes, un peu de jaune, de vert, mais aussi du marron pour faire ressortir encore plus la nuance verte de ses yeux.“
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Le brun est une couleur, autrement appelé, marron, il fait partie des couleurs chaudes, mais ne fait pas partie des couleurs de l’arc en ciel. Le nom de cette couleur provient par métonymie du fruit qui porte le même nom, le marron (de la châtaigne rustique ou du marron d’Inde, la couleur de l’enveloppe est à peu près la même).
Brun est l’autre nom pour indiquer la couleur marron, le mot marron étant inusité pour désigner cette couleur (en Belgique, le mot brun est le terme générique).
L’adjectif marron, lorsqu’il correspond à la couleur est invariable (« des yeux marron »), mais certains auteurs le considèrent comme un véritable adjectif et l’accordent.
Contrairement au gris, la couleur marron est très répandue dans la nature, aussi bien dans le règne végétal qu’animal. C’est la couleur des écorces d’arbres, celle de la terre, de la décomposition de la plupart des matière organiques. Dans le règne animal, c’est la couleur de la toison de nombreux animaux de forêt ainsi que du plumage de nombreux oiseaux. C’est une couleur de camouflage ou de mimétisme assez efficace. Dans la différenciation sexuelle des oiseaux, alors que le mâle arbore parfois des couleurs vives, la femelle est généralement parée d’un plumage marron à vocation mimétique.
Le marron du coloriste s’obtient généralement en mélangeant de l’orange avec du noir. Toutefois, le noir étant une couleur neutre qui assombrit les autres couleurs, n’importe quel mélange de couleurs complémentaires qui laisse dominer dans ses proportions la nuance chaude, donnera du marron.
Parmi les pigments utilisés par les coloristes, on trouve bien sûr des nuances naturelles et directes de marron : la terre d’ombre naturelle, l’ocre et la terre de Sienne également donnent de belles nuances de marron.
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Le terme jaune fait référence à la jaunisse p: la fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aiguë transmise par des moustiques infectés. Il existe beaucoup définitions du jaune qui désignent à peu près la même couleur: c’est la couleur du citron, l’écorce de ce fruit étant une référence spontanée à la couleur jaune dans de très nombreuses cultures ; c’est la couleur de la lumière, en synthèse additive, c’est le mélange des lumières rouge et verte; c’est la complément du violet ; une des trois couleurs primaires, c’est la base de l’impression en couleur, de la quadrichromie.
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Le bleu est la couleur du ciel de la mer et de la Vierge et de l’Occident.
Le bleu (de l’ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d’onde est comprise approximativement entre 446 et 520 nm. Elle varie en luminosité du cyan à une teinte plus sombre comme le bleu de Prusse.
Le bleu étant particulièrement rare dans les aliments, certaines bonnes pratiques d’hygiène et sécurité recommandent que des objets qui risquent de se retrouver par inadvertance dans le processus de fabrication de nourriture soient bleus (poils de pinceau, balais ou balayette, tissus, bouchons, etc, de manière à les repérer plus facilement)/ Wikipedia.

chaleur : roseaux place Pigalle
Sensations de plaisir aquatique provoquées par ces structures horizontales, striées de vert, de bleu, qui flottent, sur un fond turquoise. On croit entendre l’eau chanter.
Le bleu renvoie au ciel d’été, au soleil, au farniente, mais les couleurs fortement contrastées évoquent aussi des propositions de séjours organisés.
viril : cosses de graines
La concentration de ces cosses vides, monochromes, évoque un foisonnement actif, voire un processus de teinture.
Le travail sur la couleur, les ombres bleutées, donne un sentiment de chaleur conviviale. C’est le bleu dans son expression la plus simple : primaire.
cruel : pointes de feuilles d’ananas
C’est l’atmosphère marine qui domine avec ses formes triangulaires, veinées. Images de voiliers, de pêche sous-marine, de poissons des mers chaudes
Le bleu d’une douce brillance nappée d’un vert translucide évoque aussi une matière en attente de transformation (procédé de conservation par fumaison ou glaciation).
gastronome : emballage de légumes
La couleur crée aussi bien des images d’enfance, d’encre violette, de taches sur les doigts, de rentrée des classes que des envies d’évasions : le bleu des volets des maisons méditerranéennes qui claque au soleil.
Vision japonisante d’un origami de papier bleu violacé foncé, couleur accentuée par endroits d’un vernis plus soutenu.
noble : bandes plâtrées
Les sillons horizontaux, les zones tirant sur le noir, ponctués de blanc, l’aspect fibreux évoquent des fonds marins, un tissu laineux
Le bleu franc, violent (un bleu nuit, un vernis brillant) renvoie aux profondeurs abyssales sombres et mystérieuses. Un univers masculin.
thérapeutique : ciment
Sous le bleu violacé, le gris originel se devine Entre poésie et pollution est-ce une collection de cailloux ramassés par un enfant sur une plage bretonne ou des macules de peinture, souvenirs de volets repeints dans la maison de vacances ?
Ce bleu évoque tout aussi bien la couleur thérapeutique et apaisante des salles chirurgicales que les salissures des travaux de rénovation.
/Par Frédéric Rossi-Liegibel
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Le rouge est une réponse à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait usage. C’est l’une des trois couleurs primaires de la synthèse additive (comprenant le rouge, le vert et le bleu).
En synthèse soustractive (imprimerie) c’est une couleur composée obtenue en mélangeant le magenta et le jaune.
Le rouge est ambivalent. Le rouge est la couleur réelle du sang, des muscles, des lèvres, du sang versé par l’ennemi, du cœur (à la fois muscle et pompe sanguine), ainsi que du feu qui crépite, des braises.
Par ailleurs, les pigments ont été maîtrisés rapidement dans l’histoire de l’humanité, les Hommes du paléolithique utilisaient déjà le rouge pour leurs peintures. Pour les teinturiers du Moyen Age, le rouge était une des couleurs les mieux maîtrisées. Enfin, c’est une couleur qui attire l’œil car elle est peu présente dans la nature et sa rareté en fait une couleur d’exception. D’un point de vue optique, c’est aussi la couleur qui excite le plus le cône de l’œil humain après le jaune. Selon une étude récente, les vêtements rouges augmenteraient les performances dans les sports de combat. Une autre montre que les voitures rouges sont surreprésentées parmi les accidents. Il apparaît donc que la couleur rouge a un effet excitant, que ce soit dû à sa symbolique ou à sa visibilité.
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Frédéric Rossi-Liegibel : Comment vous, acheteur, avez-vous accompagné la SNCF vers sa nouvelle couleur ?
Sylvain Jolivet* Le brief parlait de rupture dans la continuité. Il a été décidé à un moment donné de prendre le parti de la rupture totale. Ce fut la base. Au départ, dans la phase de contractualisation, l’aspect couleur ne figurait pas, il est arrivé au fil du temps et des propositions créatives. On a vu se dessiner ce qu’allait être cette marque, la puissance exprimée à la fois par cette forme et cette couleur.
Le positionnement a été : laisser SNCF en toutes lettres, tout en l’incorporant dans un masque coloré partant du carmin au vermillon, c’est ce qui a donné le « Carmillon », son nom propre. Aujourd’hui on obtient un outil de communication beaucoup plus fort que l’ancien, qui fait appel aux sentiments, à la générosité des couleurs, à l’humain.
D’une manière générale, quelles valeurs attribuez-vous à la couleur ?
S.J. Je pense que la couleur aujourd’hui est indissociable de la forme, elle permet à la marque d’asseoir sa puissance, de faire ressortir un trait de personnalité.
Plutôt que de complexifier le message, elle doit jaillir et montrer une certaine transparence de l’entreprise tout en exprimant son intention. Je pense que le rouge permet de transmettre ces messages. La couleur prendra donc de plus en plus de place dans le graphisme les marques.
Je pense que nous restons précurseur sur un terrain à défricher. Je dirais que nous devons continuer à être capable d’être en avance, insuffler de la convivialité, aborder l’échange. La couleur sera l’une des composantes de l’ensemble de cette démarche.
*La SNCF s’est dotée d’un nouveau logo en avril 2005. Dans ce cadre de cette évolution, sous forme de rupture, Sylvain Jolivet acheteur en communication, a été en charge d’établir le cahier des charge, d’acheter le projet.
/Entretien réalisé par Frédéric Rossi-Liegibel en 2006 pour le livre Émotion, pour l’agence Extrême Paris /Vignette de la Une / deValence® - Mathias Walter® – Maria Lund®
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Le gris n’est pas une couleur mais une valeur d’intensité lumineuse (quantité de lumière émise par une source lumineuse) dont la perception par l’œil humain se situe entre le blanc et le noir.
Le gris perçu est une illusion d’optique !
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Cette couleur ne porte pas ce nom pour rien. C’est une couleur tonifiante et piquante qui insuffle partout où elle passe une dose de bonne humeur. On l’associe souvent à la créativité, et à la communication, car il est vrai qu’elle est porteuse d’optimisme et d’ouverture d’esprit. Très à la mode durant les années sixties avec le mouvement hippie, mise de côté injustement à la fin du XXe siècle, l’orange recommence à avoir la côte ! Couleur de la bonne humeur et de dynamisme, il ne faut donc pas se priver de l’utiliser, mais à petite dose ou nuancée avec des teintes proches comme le rouge ou le jaune.
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“Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs.“ Pierre Soulages, 2005.
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“À l’analyse le blanc apparaît… comme le symbole d’un monde où toutes les couleurs en tant que propriétés matérielles et substances auraient disparu“ voilà comment Kandinsky en 1954 décrivait la première des “métas couleur“. Qu’est ce que le blanc ? couleur ou non couleur ? cette problématique se retrouve dans tous les dictionnaire. Le blanc est la synthèse de la lumière à l’inverse du noir, qui est celle de la matière.
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Contraint par un système de passage technique (le Pantone), l’œil du mercaticien comme celui du créatif ne vit que par pourcentage et décomposition en quatre couleurs… plus une. Notre spécificité c’est d’avoir su associer le design et la couleur, confronter le design à une matière afin de provoquer des sensations.
Cette prise de parole sur la couleur est une contribution, au travail permanent des agences de design sur la Marque. J’ai souhaité, au moment où tout est design, rappeler que si la forme des objets usuels allie dorénavant la double préoccupation de l’usage et de l’esthétique, plus que jamais la couleur est toujours support d’émotion.
Pour parfaire cet état des lieux, j’ai construit une grille d’analyse autour de l’émotion, recueilli les témoignages de décideurs couleur et analysé les onze familles de couleurs pour faire valoriser leur capacité mémorielle et leurs qualités projectives. Des coloristes, stimulés par le fait de faire des choses de plus en plus étonnantes et pour répondre aux demandes formulées : “j’aimerais retrouver la sensation, que j’ai eue mardi dernier en voyant la lumière traverser mon compartiment en rentrant de Dijon…“ ou encore “Je veux une couleur qui fasse whaou !“ ou pour aller plus loin “ma couleur, c’est l’ombre portée de la lampe sur cette table“… ont repoussé les frontières de la perception
Ensemble, nous avons été contraints de mettre en place une réponse, qui ne soit plus technique, mais de pure émotion. C’est un mélange de magie et de savoir-faire qui s’opère, un travail de regards qui se croisent en quête de la couleur juste. Les nouvelles couleurs, que nous vous proposons, ont comme base nos émotions. Les dénominatifs que nous avons employés nous les revendiquons comme nôtres… une suite d’émotions que nous avons eue, que nous vous proposons de partager.
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