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À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnel. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition.   
Depuis 2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève. /images ©Marc-Antoine Mouterde  Voter 
La spécialité de Michaël Woolworth* se concentre sur les techniques d’impression sur des presses manuelles (lithographie sur pierre, bois gravé, monotype, linogravure, eau-forte) et sur une activité éditoriale, mettant son savoir-faire au service d’artistes contemporains, au travers d’expositions, pour défendre et diffuser l’art de l’estampe contemporaine : Marc Desgrandchamps, Jean-Michel Othoniel ou Djamel Tatah ont été présentés pour montrer leurs collaborations avec son atelier. QU’EST CE QU’UN MAÎTRE ? Quelqu’un qui a de vraies heures de vol dans son métier, qui est confortable dans les gestes et qui n’a pas peur d’affronter les embûches variées et diverses que l’on rencontre lors du procédé. Mon métier en particulier est basé sur une production sérielle, courte, certes. On doit réaliser plusieurs fois la même chose. Donc, une partie de mon savoir-faire est la préparation pour le sériel. COMMENT VOUS INSÉREZ VOUS DANS UN PROCESSUS INDUSTRIEL ? C’est très loin de mes préoccupations pour le produit final. L’utilisation et la collaboration avec des secteurs industriels sont, en revanche, très fréquents tantôt pour les matériaux de base que pour certaines étapes du procédé, mais cela s’arrête là. Il ne s’agit jamais de « grandir » pour aller vers une forme d’industrialisation. Jamais. ALORS QU’EST CE QUI VOUS SÉPARE D’UN CRÉATEUR ? Le créateur donne le geste, dans mon cas, pour la matrice. C’est tout. L’arrivée de ce geste et son issue final résultent entièrement de la connivence tant technique qu’artistique avec moi-même. Tout se passe dans le dialogue. Incessant. Les créateurs, dans leur majorité, avec lesquels je collabore n’ont pas de connaissance technique. Ce sont des artistes visuels, pas des imprimeurs. Ce sont des gens qui sont seuls face à leur travail dans leurs espaces respectives, quand ils viennent à moi ils dépendent à 100 % de notre dialogue. *Michaël Woolworth débute aux côtés de Franck Bordas et collabore avec des artistes de renom, dont Jean Dubuffet, pour réaliser, outre une vingtaine de planches, ses Exercices lithographiques. L’expérience de ses collaborations avec Daniel Pommereulle, Jorge Camacho et bien d’autres artistes le conduit à de nouvelles pratiques comme le bois gravé, la linogravure, la gravure au carborundum et le monotype, grâce à la presse à gravure. /images ©Marc-Antoine Mouterde /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter 
Yves Parisse entre chez Baccarat, en 1975, comme apprenti, puis accède à la responsabilité de chef de l’atelier de taille gravure et grosse décoration. Dans le cadre de son atelier, Yves Parisse occupe une place particulière et centrale car tous les travaux d’exception y sont exécutés*. Il définit, en lien avec le bureau d’étude, les conditions de fabrication de chaque objet afin de respecter l’esprit voulu par chacun des artistes contemporains et des designers avec lesquels il collabore : Philippe Starck, Elie Top, James Hayon (l’image de gauche), ou encore Ora Ito. QU’EST CE QU’UN MAÎTRE ? Maître, c’est une personne qui domine son sujet qui connaît tout de son métier en étant ouvert au changement et à l’innovation. LA MAÎTRISE ? La maîtrise, c’est celle du geste et des techniques. LE SAVOIR FAIRE ? Savoir faire recouvre les tours de main, les procédés de réalisation. Tout au long de sa vie professionnelle on est amené à transmettre à quelqu’un d’autre ce qu’on sait. Transmettre son savoir faire son expertise mérite d’en maîtriser les fondamentaux. PEUT ON COMPARER LES MÉTIERS D’EXCEPTION FRANÇAIS AUX TRÉSORS NATIONAUX JAPONAIS ? Ce n’est pas tout à fait comparable même si le but est le même d’assurer la transmission de leurs connaissances et compétences aux jeunes générations. Les trésors nationaux japonais c’est pour conserver la culture de leur pays. Les maîtres d’art sont désignés afin que les métiers d’exception ne viennent pas à disparaître. COMMENT PASSEZ-VOUS DE L’ARTISANAT AU PROCESSUS INDUSTRIEL ? A Baccarat les séries dites industrielles sont faibles, quantité des lots de la pièce unique à quelques centaines, donc la série reste manuelle et faiblement mécanisé donc le geste reste primordial, nous restons une manufacture. Dans ce processus je suis le produit dès sa conception, dans le cadre de mon savoir faire, et je suis le garant de la réalisation des techniques mise en œuvre. QU’EST QUI VOUS SÉPARE D’UN DESIGNER ? Je suis la personne qui va adapter son idée à des transformations réalistes. Je vais adapter son idée en produit fabricable. Je suis sa main. Je vais le renseigner sur toutes les techniques possibles et lui le transformera en un article. *Son métier consiste à intervenir après le travail du verrier pour décorer à la main des verres, des vases, des carafes, des bijoux, des lustres… Il crée des motifs linéaires, géométriques, des facettes, des biseaux, tout en creusant le verre pour obtenir un décor ou créer une nouvelle forme. /images ©Marc-Antoine Mouterde /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter 
Après des débuts prestigieux au sein de la Manufacture de Sèvres où Gérard Borde participe à la production de sculptures d’artistes contemporains (François-Xavier Lalanne, Zao Wou Ki…), il crée, à Limoges, un atelier de recherche et production céramique afin de développer du design d’objets*. Il réalise et coordonne des projets contribuant à l’innovation industrielle, cherchant constamment les limites du matériau céramique. QU’EST-CE QU’UN MAÎTRE, MAÎTRISE, SAVOIR FAIRE QUE RECOUVRE CES TERMES ? Maître est un bien grand mot mais c’est une reconnaissance pour une carrière ce qui reste important, l’acquisition des savoirs ne s’arrête pas au titre de maître. C’est une perpétuelle remise en cause. La maîtrise des paramètres techniques et scientifiques sur l’ensemble des céramiques qu’elles soient artistique ou technique. Le savoir-faire englobe tous les savoirs acquis au cours de multiples expériences professionnelles. PEUT ON COMPARER LES MÉTIERS D’EXCEPTION FRANÇAIS AUX TRÉSORS NATIONAUX JAPONAIS ? Au Japon les maîtres d’arts sont vénérés et c’est un titre qui se transmet de génération en génération, quelque soit l’accomplissement du travail or en France un maître d’art est récompensé pour tout ce qu’il a pu faire dans sa carrière et si on parle de transmission de savoir-faire cela demande du temps, de l’envie, de l’aciduité, des sacrifices et s’orienter vers des personnes prêtes à transmettre leur savoir. Le titre de maître d’art est en France une véritable reconnaissance de la personne et de ses acquis. COMMENT PASSEZ-VOUS DE L’ARTISANAT AU PROCESSUS INDUSTRIEL ? L’artisanat représente la pièce unique, mais la série se rapproche de l’industrie et ainsi de d’autres problématiques techniques, c’est une autre démarche. Lier les deux est très intéressant dans le domaine de la céramique. Par la création, par le développement de process, de fabrication, la mise au point de matières premières, le développement de projets artistiques. QU’EST QUI VOUS SÉPARE D’UN DESIGNER ? Mon parcours a fait que j’ai eu l’opportunité de lier à la fois l’étude artistique et l’étude technique, de pouvoir créer moi-même en ayant connaissance des différentes démarches d’un processus de création, de la conception à la réalisation. Fort de mon expérience, je joue le rôle d’interface entre le designer et l’industriel dès l’élaboration d’un projet. *Sur plus de quatre vingt projets, citons Vitrail en lithophanie de porcelaine réalisé en 2004 avec Philippe Favier. Entre création personnelle et collaborations avec Marc Couturier, Martin Szekely ou encore Yann Kersalé, Gérard Borde n’a de cesse de s’ouvrir vers de nouveaux projets artistiques d’exception. Il est désormais entre Limoges, où il occupe les fonctions de Directeur technique du Centre de Recherche sur les Arts du Feu et de la Terre (CRAFT), et Tarbes où il enseigne à l’École Supérieure d’Art et de Céramique. /images ©Marc-Antoine Mouterde /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter 
Dernier fondeur en activité en Europe, Joël Bertin est chef d’équipe au sein de l’Atelier du Livre d’Art et de l’Estampe depuis 2003. De la refonte des caractères de l’Imprimerie nationale, en passant par les services photocomposition, prépresse et fabrication, il se forge une solide expérience désormais reconnue à l’international*. QU’EST CE QU’UN MAÎTRE ? Quel que soit le terme employé, il recouvre deux aspects qui à mon sens, sont indissociables : être devenu un spécialiste dans un métier rare ou en voie de disparition, et aussi transmettre son savoir. Il n’y a plus aucun fondeur en activité professionnelle, ceux qui opèrent encore relèvent d’associations et de musées et ne maîtrisent qu’un seul type de fondeuse. PEUT ON COMPARER LES MÉTIERS D’EXCEPTION FRANÇAIS AUX TRÉSORS NATIONAUX JAPONAIS ? Au sein de l’Imprimerie nationale ce sont avant tout les collections qui sont Trésors nationaux : les poinçons et matrices constituent un patrimoine unique au monde, classé Monument historique. Nos savoir-faire ne sont plus enseignés et sont, par la force des choses, devenus uniques. COMMENT PASSEZ-VOUS DE L’ARTISANAT AU PROCESSUS INDUSTRIEL ? Cela dépend de l’activité exercée. En tant que fondeur à l’Imprimerie nationale, l’artisanat et les petites séries se côtoient. Le fondeur intervient après le graveur de poinçons et avant le compositeur typographe et l’imprimeur. L’Atelier du Livre d’art et de l’Estampe s’inscrit avant tout dans un processus artisanal. Nous œuvrons au service des artistes pour créer des ouvrages de bibliophilie, à tirage limité, et nous mettons à leur disposition toutes les techniques préservées à l’Imprimerie nationale au cours des siècles et toutes les ressources de notre patrimoine en matière de caractères, dont les plus anciens datent de François Ier Mes fonctions de fondeur seront probablement à l’avenir exercées au sein d’un atelier vivant adossé à une structure muséale où je serai appelé à tenir un rôle de conservation du patrimoine et où je veillerai à sa pérennité. Le fondeur de caractères a un rôle clef à jouer dans la chaîne graphique. *Il collabore en effet avec des artistes du monde entier tels que Zanuzucchi, Ra Anan Levy ou de nombreux éditeurs d’art comme Maeght, Editart-Genève, éditions de la revue Conférence, Agencia Literaria Carmen Balcells ou encore les éditions Traces. Il a également développé des techniques innovantes, comme l’adaptation de certaines fondeuses au point Didot ou encore la fonte de l’attache avec fente pour fermoir à la japonaise pour le livre de Miquel Barcelo. /images ©Marc-Antoine Mouterde /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter 
Aux savoir-faire exceptionnels dans le domaine du gaufrage, du marquage à chaud et de l’incrustation sur papier, Laurent Nogues* apporte la dimension supplémentaire de la création graphique qui lui ouvre les portes des clients les plus prestigieux : Christian Dior Parfums, Chanel, la Monnaie de Paris, Cognac Lheraud. QUE SONT UN MAÎTRE, UNE MAÎTRISE ? Avant toute chose un apprentissage et donc une transmission ; ensuite un cheminement et une philosophie du travail ; celle de faire évoluer son savoir au fil du temps, des rencontres et des difficultés surpassées. LE SAVOIR FAIRE ? Un savoir-faire n’est pas une fin en soi, il est indispensable d’être à l’écoute, de créer et de provoquer le lien avec une conception contemporaine, de faire vivre nos techniques et sans cesse de repousser les limites. PEUT ON COMPARER LES MÉTIERS D’EXCEPTION FRANÇAIS AUX TRÉSORS NATIONAUX JAPONAIS ? L’inspiration me semble évidente, néanmoins nous sommes loin de la culture de l’héritage et du respect nippon envers les savoir-faire ancestraux, nous devons tirer les enseignements de l’extrême vigueur de ces « trésors culturels vivants » et de leurs performances actuelles. Nous ne devons pas non plus sous-estimer les nombreuses richesses de notre artisanat et bien encourager la sauvegarde de nombreux métiers mais il est déjà terrible de devoir parler de ce terme de « sauvegarde »! Faire connaître nos métiers, nos spécificités, notre unicité est un défi pour l’avenir, aussi bien pour susciter des vocations que pour faire vivre nos savoirs. Nous devons passer de l’idée politique à la notion de culture ce qui doit impliquer toute la société et faire évoluer la relation commerciale vers un respect beaucoup plus grand. COMMENT PASSEZ-VOUS DE L’ARTISANAT AU PROCESSUS INDUSTRIEL ? Très simplement : avec du temps ! Il faut juste considérer que le soin apporté à l’objet premier est nécessaire aux suivants. Nous réalisons de nombreuses recherches, de prototypes, de numéro « zéro » et ce en particulier dans l’univers du packaging. Ces derniers sont destinés à être produit sur de très grandes quantités et nous pourrions très bien être un interlocuteur privilégié et très intéressant pour ces industriels mais cet échange est extrêmement rare ; la logique industrielle dans cet univers est soumis avant tout à une logique financière… qui a été dévastatrice en matière de qualité. QU’EST QUI VOUS SÉPARE D’UN DESIGNER ? L’esprit de la matérialisation, nous devons faire du rêve une réalité ! et certes être suffisamment créatif pour pouvoir « décoder » les volontés les plus folles mais quand la connaissance de nos savoir-faire devient si rare et quand l’idée nouvelle est absente, il nous faut devenir créateur pour bousculer les idées reçues, susciter l’envie, provoquer l’imagination explorer les champs infinis que nous offrent nos techniques de gaufrages, marquage à chaud et incrustation. *Diplômé de l’Ensaama, Laurent Nogues fonde sa société Créanog en 1994, inscrivant son entreprise dans l’héritage spirituel des Créations Fournier, longtemps dirigées par son père. Il fonde, par la suite, un pôle de gestion de fabrication qui permet de proposer une offre beaucoup plus globale. Il va alors créer pour Frédéric Malle, Thierry Mugler, Cartier, Yves Saint Laurent – coffrets de Noël 2006, Cognacs Hennessy… /images ©Marc-Antoine Mouterde /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter 
Héritier d’une longue tradition de brodeurs pour la haute couture et le prêt à porter, François Lesage fait ses premières armes pour les collections singulières de Madeleine Vionnet et d’Elsa Schiaparelli. Créateur inspiré et interprète des plus célèbres couturiers, François Lesage et son équipe ont mis au point une centaine de nouvelles broderies qui constituent la plus grande collection de broderie de haute couture au monde*. *François Lesage qui, depuis 1949, a repris l’atelier de son père, c’est émancipé du poids de la tradition. Il expérimente des matériaux nouveaux, des traitements audacieux de matières plus classiques et compte parmi sa clientèle de grands noms de la mode : Lanvin, Givenchy, Dior, Grès, Patou, Yves Saint Laurent. Pour Karl Lagerfeld, Christian Lacroix, Thierry Mugler et Jean-Paul Gaultier, il produira des chefs d’oeuvre. /À l’instar des Trésors Nationaux Vivants du Japon, les Maîtres d’art sont porteurs de savoir-faire exceptionnels. La nomination en qualité de Maître d’art – créé en 1994 par le ministère de la Culture* – vise à soutenir le vaste champ des métiers d’art. Le titre a depuis été décerné à cent sept professionnels d’excellence. Porteur d’un talent, d’une expérience et d’une compétence rares, le Maître d’art s’engage à transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève qualifié afin qu’il les perpétue. Cette nouvelle promotion met en lumière la riche collaboration entre Maîtres d’art, artistes et designers contemporains et souligne le rayonnement des pratiques artistiques dans des domaines aussi variés que l’imprimerie, les arts plastiques, le design, la céramique, la mode, le livre et l’édition. /images de gauche ©Marc-Antoine Mouterde / *Depuis2010, le ministère de la Culture et de la Communication décerne ce titre tous les ans afin de valoriser un patrimoine immatériel d’exception et d’encourager sa transmission. Pour ce faire, le Maître d’art reçoit une allocation annuelle de l’État d’un montant de 16 000 euros, dans le but de proposer une formation de haut niveau pendant trois ans à un élève.  Voter | |