Design : sa valeur

Posted on 21 juillet 2014

Thibaut Deveraux souligne que le regard porté sur le design n’est pas uniforme. Il identifie trois paliers : 1/ le design vu comme de la décoration qui apporte une “attraction esthétique“, sans couvrir un aspect fonctionnel 2/ tout est design : la conviction que la plupart des produits croisés dans le quotidien sont dessinés par des designers, quel que soit le prix 3/ la forme suit la fonction, se réfère à l’ergonomie, à l’innovation ou à la communication.

Une autre approche consiste à dire que la vraie place du design est d’intervenir dans l’ensemble du processus en instaurant un dialogue entre marketing, commerce, technique et design, le designer peut donner au produit ses facteurs clés de réussite : identité, ergonomie, performance, prix, qualité perçue.

Si le designer n’intervient qu’en cours de développement, il répondra à une architecture produit déjà figée ou un cahier des charges déjà défini. Dans ce cas, il lui sera très difficile de remettre en cause les données d’entrée pour revenir en phase de faisabilité, il se limitera à apporter des réponses sur l’aspect formel du produit.

Remis en perspective avec le concept de la chaîne de valeur élaborée par Michael Porter, le design peut s’afficher selon différents profils et s’inscrire différemment dans la politique d’innovation. Mais, souffre d’un certain manque de visibilité sur le marché économique et reste mal référencées par l’INSEE*.

*malgré une nouvelle nomenclature entrée en vigueur depuis janvier 2008 et qui contient un code spécifique 74 101 réservé aux activités spécialisées de design.

/Cet article est issu de la lecture et de l’analyse du référentiel des métiers et des compétences du design se veut un outil au service des acteurs du design. Il est décliné selon trois approches visant à répondre à trois questions 1/ qu’est-ce qu’un designer ? Que font les designers ? Qui sont les designers ?