Le Bauhaus, une école allemande

Posted on 22 juin 2016

D’abord basé à Weimar de 1919 à 1925, puis à Dessau, de 1925 à 1927, et enfin, brièvement, à Berlin, jusqu’à sa fermeture en 1933 par le parti nazi.

Son poids considérable dans l’architecture et le design de l’époque tient à l’influence exercée par ses membres, élèves et professeurs, qui comptent dans leurs rangs beaucoup des principaux designers du vingtième siècle ; au design fonctionnel de ses produits ; et à la pertinence de sa théorie.

Le travail des designers Dieter Rams en Allemagne, Kenneth Grange en Grande-Bretagne, Jonathan Ives aux États Unis, s’inspire largement des principes du Bauhaus et de ses héritiers. La fusion de l’Académie des arts et de l’école des arts appliqués, institutions alors placées sous une responsabilité est encore la norme aujourd’hui.
Son fonctionnement, dans les premières années, s’apparente plus à une guilde médiévale : Paul Klee, Vassily Kandinsky, Lyonel Feininger, Johannes Itten, Laszlo Moholy-Nagy et Josef Albers viennent y enseigner les bases du maniement des matériaux et l’étude des formes naturelles. Beaucoup de créateurs de renom passent par le Bauhaus : Otto Lindig et Gerhard Marcks (céramique), Wilhelm Wagenfeld et Marianne Brandt (travail du fer) Marcel Breuer (mobilier), Anni Albers (textiles) et Oskar Schlemmer (décors et costumes de théâtre).

En 1928, Hannes Meyer prend la direction du Bauhaus jusqu’à ce qu’il soit remplacé, en 1930, par Ludwig Mies van der Rohe. Le climat politique instable de l’Europe des années trente cause une émigration assez massive des élèves aux États-Unis, ce qui contribue à répandre et populariser les théories de l’école. L’impact du Bauhaus sur le design moderne s’enracine dans une philosophie radicale. il s’agit de combiner : le concept de vérité des matériaux, la forme de l’objet doit refléter la nature du matériau qui le compose ; le principe rationaliste énonçant que la forme suit la fonction. En ayant recours à ces préceptes, les designers du Bauhaus peuvent créer des produits standardisés et fonctionnels, porteurs d’un attrait universel.